
L’annonce est tombée le 13 mai dernier, lors du Future of the Car organisé à Londres par le Financial Times. Devant un parterre de pros du secteur, Schäfer a justifié la décision sans détour, rapporte Autocar : « Nous avons une gamme fantastique aujourd’hui, nous n’avons pas besoin d’une Golf électrique en 2028. »
Le même média avait pourtant révélé en début d’année que la future ID Golf devait justement sortir cette année-là. Le calendrier glisse donc d’au moins un an, peut-être deux.
Le constructeur ne se retrouve pas pour autant les mains vides. 2026 doit déjà voir débarquer l’ID Polo, l’ID.3 Neo restylée et l’ID Cross, trois modèles qui occuperont les segments B et C du groupe.


Et si vous confiez la tonte de votre jardin à un robot tondeuse ? Jusqu’au 17 mai, Mammotion applique 300 euros de remise le LUBA mini 2 AWD 1500 : un condensé technologique pour les jardins complexes.
Schäfer a clairement laissé entendre qu’il s’agissait aussi de leur laisser le temps de respirer sur le marché avant de lâcher le nom le plus connu du catalogue dans l’arène électrique. Logique commerciale, mais cosmétique : la vraie raison du retard se trouve ailleurs. Pour qui suit le dossier, ce nouveau coup de frein n’est d’ailleurs pas une vraie surprise.
La plateforme SSP, encore en retard
C’est l’autre information à retenir : la nouvelle plateforme SSP, qui doit servir de base à toute la prochaine génération de véhicules du groupe, prend à nouveau du retard. Initialement attendue dès cette année, elle n’équipera ses premiers modèles qu’en 2028. Et la Golf ne sera pas servie la première : Schäfer a confirmé que la SSP sera déployée chez Audi d’abord, puis chez Porsche, et seulement ensuite chez Volkswagen.
Ce n’est pas un détail. La SSP, c’est l’architecture censée embarquer du 800 volts (concrètement, des recharges deux fois plus rapides qu’aujourd’hui sur les bornes compatibles), des batteries de dernière génération et une couche logicielle co-développée avec Rivian, le tout avec une promesse forte : aligner enfin le coût de production d’un véhicule électrique sur celui d’un thermique équivalent.

Sans elle, pas de Golf électrique abordable. Schäfer a justifié la lenteur par la nécessité de viser une production à grande échelle, condition d’une marge équivalente au thermique, et reconnu que la concurrence accrue, lire : les marques chinoises, a forcé le groupe à « refaire les calculs » sur les coûts matériaux et les investissements.
En clair, Volkswagen préfère prendre son temps plutôt que de sortir une Golf électrique mal-née ou trop chère. Les acheteurs qui rêvaient d’enchaîner la huitième génération thermique avec une neuvième tout-électrique dès 2028 devront patienter, ou se rabattre sur l’ID.3 et l’ID Polo.
Le calendrier laisse de la marge à la concurrence. D’ici la sortie effective de la Golf électrique, Renault aura largement installé sa R5 E-Tech et sa R4 E-Tech sur le segment B-C, Stellantis aura déployé sa plateforme STLA Small (Citroën ë-C3 déjà sur le marché, future ë-C4 électrique), et les marques chinoises BYD et MG occuperont durablement le terrain de la compacte électrique à moins de 30 000 euros.

Volkswagen joue sur l’ID Polo et l’ID.3 Neo pour tenir la position d’ici-là, mais l’absence d’une Golf électrique pendant deux à trois ans de plus n’est pas un détail sur un segment qui se structure maintenant.
La Golf thermique, elle, continuera bien à cette échéance, mais depuis le Mexique : l’usine historique de Wolfsburg est désormais réservée à la version branchée. La plupart des sources la présentent comme une Golf 8 prolongée et restylée (parfois appelée « Golf 8.5 »), pas comme une vraie 9ᵉ génération thermique.
Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.