BYD s’attaque à l’Europe : un nouveau SUV électrique « abordable » en approche

En espérant qu'il ne fasse pas un bide

 

Le constructeur automobile chinois BYD va mettre un premier pied sur le marché européen des véhicules électriques grand public au travers de son SUV Tang EV600, lancé en Norvège d’ici la fin de l’année. Avant que le reste du continent ne puisse en profiter dans les mois suivant son introduction.

BYD Tang EV600

Le SUV électrique BYD Tang EV60

L’Europe n’est clairement pas un marché à délaisser pour les fabricants de véhicules électriques. Et de plus en plus d’entreprises commencent à comprendre l’importance du vieux continent et l’intérêt grandissant des consommateurs à l’égard des voitures non thermiques. En témoigne la Gigafactory 4 de Tesla, sise à Berlin, amenée à approvisionner l’Allemagne et tous ses voisins.

Du côté des constructeurs chinois, les yeux semblent également rivés vers l’Ancien Monde. Tout particulièrement ceux de BYD, dont les ambitions le poussent à tenter sa chance en Norvège d’ici la fin du cru 2020, rapporte le site spécialisé Autocar. L’objectif : mettre un premier pied dans ce pays nordique où la demande est parmi la plus forte du continent, épaulée par un réseau de bornes de recharge étoffé.

Une autonomie à tempérer

Pour ce faire, BYD catapulte en première ligne son SUV électrique Tang EV600 : ce modèle décliné en cinq ou sept places s’équipe d’une batterie de 82,8 kWh lui offrant une autonomie de 600 kilomètres, selon la norme NEDC. Un rayon d’action amené à baisser une fois la norme d’homologation WLTP utilisée. Mais sur le papier, sa capacité à avaler les kilomètres semble plutôt correcte.

BYD Tang EV600

L’intérieur du BYD Tang EV600

Sa version quatre roues motrices de 483 chevaux lui permettrait aussi d’abattre le 0 à 100 km/h en l’espace de 4,4 secondes. Son prix chinois d’environ 260 000 yuans, soit 34 000 euros sans les taxes d’importation ni le bonus écologique français, le placerait quant à lui comme un concurrent direct des Peugeot e-2008 (37 400 euros) et Mazda MX-30 (33 900 euros).

Toute l’Europe en ligne de mire

Ce prix pourrait être qualifié de relativement « abordable » pour un SUV électrique au regard des grilles tarifaires observées chez certains constructeurs : le Mercedes EQC débute à 79 000 euros, lorsque l’Audi e-tron démarre à plus de 80 000 euros, loin derrière les 96 700 euros de la Tesla Model X. Ces véhicules haut de gamme jouissent cependant d’un savoir-faire connu et reconnu.

Comme l’indique Autocar, BYD devrait profiter de son intronisation sur le marché norvégien pour s’attaquer au reste de l’Europe quelques mois plus tard. Mais la firme de l’Empire du Milieu n’en est pas à son premier essai dans nos contrées, puisque son BYD e6 électrique avait équipé plusieurs compagnies de taxis aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni dans les années 2010. S’attaquer au marché grand public est en revanche une première.

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