Conduire sans les mains sera enfin possible en France dès la fin de l’été

A condition d'avoir la bonne voiture !

 

Depuis hier, la conduite autonome de niveau 3 est légale en Europe. Il faudra néanmoins attendre jusqu'au 1er septembre pour conduire sans les mains en France.

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Nous vous l’annoncions il y a quelques mois déjà. Depuis ce jeudi 14 juillet, la conduite autonome de niveau 3 est officiellement autorisée en Europe. Une mesure qui aura notamment nécessité de modifier la Convention de Vienne, un texte chargé de régir la circulation routière dans de nombreuses régions du monde dont l’Europe.

Jusqu’alors seule la conduite autonome de niveau 2 était autorisée sur le Vieux Continent. C’est-à-dire qu’il était possible de laisser la voiture gérer seule la distance avec les autres véhicules et le placement dans la voie, à condition de garder les mains sur le volant ou les yeux sur la route en toutes circonstances. Un signal visuel ou sonore était d’ailleurs chargé de rappeler cette règle.

Une nouvelle avancée

Depuis le 14 juillet donc et grâce à un amendement ajouté le 14 janvier dernier, la conduite autonome de niveau 3 est officiellement légale en Europe. Concrètement, cela signifie qu’il est possible de déléguer intégralement la conduite à la voiture dans certaines conditions, puisqu’il n’est plus obligatoire de garder les mains sur le volant et de surveiller la route. Il faudra toutefois patienter jusqu’au 1er septembre prochain pour profiter de cette évolution de la législation en France, comme le précise le site du ministère de l’Intérieur.

Ce dernier précise également que « le décret paru ce jour adapte le régime de responsabilité pénale pour permettre au conducteur de dégager sa responsabilité dès lors que le système de conduite automatisé fonctionne conformément à ses conditions d’utilisation« . En théorie, c’est le constructeur et non le conducteur qui sera tenu pour responsable en cas d’accident si la conduite autonome est activée. Pour rappel, la technologie de conduite autonome actuelle associe un régulateur de vitesse adaptatif et une aide au maintien dans la voie. S’il est déjà possible techniquement de déléguer la conduite à la voiture, le conducteur devait conserver son attention sur la route et c’est lui qui était considéré comme responsable du comportement de la voiture, en devant être capable de reprendre les commandes à tout moment.

Plusieurs conditions requises

S’il sera possible de se faire conduire sans avoir les mains sur le volant et sans superviser la voiture, certaines conditions devront être réunies. En effet, la voie de circulation ne devra pas être fréquentée par des piétons et devra obligatoirement être équipée d’une séparation physique entre les deux sens de circulation. Enfin, la vitesse sera limitée à 60 km/h et le conducteur devra être en mesure de reprendre le contrôle à tout moment. En d’autres termes, la conduite autonome de niveau 3 est pensée pour les bouchons autoroutiers. Pas question de dormir donc, ce qui sera possible avec le niveau 4.

Pour l’heure, très peu de voitures sont en mesure de proposer la conduite autonome de niveau 3. En effet, seules les Mercedes Classe S et EQS en sont équipées pour l’instant. La firme allemande devance alors Tesla, qui travaille encore au développement de son propre système de conduite autonome, actuellement en phase de bêta-test aux Etats-Unis.

Les assistances à la conduite, les systèmes de pilotage autonome, les voitures 100 % autonomes… Qu’est-ce qui se cache derrière ces termes et quels sont les différents niveaux d’autonomie ?
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