Le « scoop » Sega : un service de « fog gaming » pour rentabiliser l’arcade

Un futur vaporware ?

 

Pendant une semaine, le scoop teasé par le magazine japonais Famitsu a fait l'objet de rumeurs, et pas mal de fantasmes. Sega travaille sur un service de fog gaming au Japon, une alternative au cloud gaming plutôt maligne pour les finances du groupe.

 

Sega fête ses 60 ans // Source : Sega

Non, Microsoft n’a pas racheté Sega et non, la Xbox Series X ne sera pas lancée sous le nom « Sega Series X » au Japon. Pendant une semaine, le scoop teasé par le magazine japonais Famitsu a animé les débats des forums de jeux vidéo en attendant sa publication ce mercredi 3 juin. On savait seulement qu’il concernait Sega, et le journaliste Zenji Nishikawa avait vu pu rencontrer l’équipe technique du projet, nous mettant ainsi sur la piste du lancement d’un nouveau produit.

Pour fêter ses 60 ans, Sega a annoncé le lancement d’une Game Gear Micro, qui a pu laisser penser dans un premier temps qu’il s’agissait du fameux scoop. Finalement il s’agit d’un autre projet du groupe japonais, le lancement d’un service basé sur le concept du fog gaming.

C’est quoi le fog gaming ?

Le fog gaming tient évidemment son nom du cloud gaming, principe bien plus connu qui consiste à faire tourner un jeu sur un serveur, pour en streamer l’image sur une machine dont les performances peuvent être limitées. Avec le lancement de Google Stadia et de xCloud, le cloud gaming prend de plus en plus de place dans l’actualité du jeu vidéo.

Ce concept est repris avec le fog gaming, mais ce n’est plus des serveurs qui font tourner les jeux, mais des appareils en dehors du cloud. Dans le cas de SEGA, la marque aimerait mettre à contribution les CPU et GPU de ses machines d’arcades répartie sur tout l’archipel japonais.

Proposer de l’arcade à domicile

Sega a donc un projet de recherche et développement dont l’issue serait de proposer aux joueurs de machines d’arcade de profiter ces jeux directement à domicile, en dehors de l’heure d’ouverture des salles. Cela permettrait à Sega de plus facilement rentabiliser ses investissements dans ses salles, en faisant tourner les machines 24 heures sur 24. Comme les salles d’arcades sont déjà réparties un peu partout, la latence serait extrêmement faible comparée à un service plus classique de cloud gaming, un critère particulièrement important pour les jeux vidéo.

Difficile d’imaginer aujourd’hui que le scoop Zenji Nishikawa sera bien révolutionnaire à l’échelle internationale, mais cela reste sans doute une annonce intéressante pour le public japonais. C’est après tout le premier lectorat du magazine Famitsu.

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