
J’ai pu arpenter les allées bondées du Salon de Pékin fin avril 2026. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que BYD ne fait pas dans la dentelle. Le constructeur chinois a dévoilé en grande pompe la version de série de sa Denza Z, une voiture électrique aux lignes ravageuses.
Comme nous vous l’annoncions récemment lors de sa présentation officielle, ce cabriolet ultra-sportif promet des performances stratosphériques. Un modèle s’annonce encore plus performant que la redoutable Denza Z9GT que BYD lance actuellement en France.
Une Porsche 911 venue de Chine ?
En m’approchant du stand, j’ai été franchement impressionné. La silhouette de cette Denza Z est à la fois fluide et agressive. Pour moi, c’est clairement la Porsche 911 de BYD. Une comparaison osée, mais le design de ce cabriolet quatre places transpire la sportivité avec sa fibre de carbone apparente et ses superbes sièges baquets.
Comme la Z9GT, la Denza Z a été dessinée par Wolfgang Egger, l’ancien chef du design Audi désormais directeur du design de BYD. Une signature qui pèse lourd dans la crédibilité du projet face à Porsche, et qui explique en partie l’aspect très européen de la silhouette.

On a le droit à un habitacle soigné, bien loin des intérieurs basiques d’antan. Mais attention, une surprise de taille vous attend au poste de conduite.
J’ai pu observer un étrange volant doté de six boutons physiques. On imagine que ces commandes serviront à ajuster à la volée les réglages du châssis. Très pratique pour une utilisation sur circuit.
Plus de 1 000 chevaux annoncés
Côté motorisation, les chiffres donnent le vertige. BYD annonce officiellement plus de 1 000 ch (746 kW) sur la Denza Z, soit légèrement en dessous des 1 156 ch (850 kW) du break de chasse Z9GT déjà commercialisé en France.
BYD annonce que la cavalerie sera capable de propulser la bête de 0 à 100 km/h en moins de 2 secondes. Ahurissant.
Pour faire passer toute cette puissance au sol, Denza a sorti l’artillerie lourde selon Autocar. Au menu : quatre moteurs électriques totalement indépendants, une direction sans colonne mécanique (steer-by-wire) et la fameuse suspension active DiSus-M, déjà vue sur la supercar Yangwang U9.
Bref, une technologie de pointe conçue pour rivaliser avec la Tesla Model S Plaid ou la Maserati GranTurismo Folgore.
À noter aussi : la Denza Z sera proposée en trois variantes : coupé hardtop (déjà aperçue sur un parking), cabriolet et version piste (« track edition », similaire au concept), toutes basées sur la même architecture. La voiture exposée à Pékin est la version cabriolet ; la version piste devrait monter encore en puissance.
Une recharge ultra-rapide au programme
Cerise sur le gâteau : la batterie ne sera pas en reste. Si la capacité exacte en kWh reste à confirmer, on devrait retrouver la technologie maison Flash Charging. Ce qui permet de charger la batterie (de 10 à 70 %) en 5 minutes seulement.

Dans la vraie vie, cela signifie que vous pourriez récupérer des centaines de kilomètres d’autonomie le temps d’un simple passage aux toilettes sur l’autoroute. Avec une portée théorique qu’on imagine autour des 500 à 600 km sur le cycle mixte WLTP, c’est largement suffisant pour traverser l’Hexagone sans stress. Que demander de plus ?
Quid du plaisir de conduite ?
Mauvaise nouvelle, il y a souvent un hic avec ce genre de bolide. Historiquement, le comportement dynamique n’est clairement pas le point fort des constructeurs de l’Empire du Milieu. Ces derniers préfèrent généralement miser sur un confort pachydermique, des écrans partout et une conduite autonome ultra-poussée.

La question se pose donc : cette Denza Z offrira-t-elle un véritable plaisir au volant ? Personnellement, je demande à voir. Mais rappelons que la concurrence locale apprend extrêmement vite. Xiaomi a d’ailleurs totalement prouvé le contraire très récemment. Lors d’un précedent voyage, j’ai eu l’opportunité de tester la Xiaomi SU7 Ultra de 1 500 ch. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une vraie voiture sportive distillant de vraies sensations.
Bonne nouvelle pour le Vieux Continent : cette Denza Z posera ses roues chez nous avant même d’être lancée en Chine, une stratégie inhabituelle pour un constructeur chinois. Ses grands débuts publics sont prévus en juillet 2026 au Festival de Goodwood.
Côté tarif, il faudra s’attendre à une facture délirante dépassant allègrement les 115 000 euros de la Denza Z9GT. Reste à voir si l’expérience globale justifiera un tel chèque. Il faudra patienter pour s’installer derrière le volant et en avoir le cœur net.
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