Cityscoot est en cessation de paiement : tout savoir sur ce coup de tonnerre

 

Cityscoot, service de scooters électriques disponibles en libre-service, est en cessation de paiement depuis le 8 novembre 2023, selon une déclaration faite au Tribunal de Commerce de Paris. L’avenir de l’entreprise est fortement menacé.

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Coup de tonnerre sur le marché des scooters électriques disponibles en libre-service. La société Cityscoot, qui exploite une flotte de 2500 véhicules à Paris, sa petite couronne, Nice, Bordeaux, Milan et Turin, est officiellement en cessation de paiement depuis le 8 novembre 2023, selon un dossier déposé au Tribunal de Commerce de Paris, apprend-on par BFM et l’AFP.

Fondé en 2014 avant un lancement en 2016 au sein de la Ville lumière, ce service avait pourtant remporté l’appel d’offres de la mairie de Paris en juillet 2023, l’autorisant à exploiter son parc de scooters électriques aux côtés de Yego et Cooltra durant les cinq prochaines années. La réalité l’a pourtant vite rattrapé, au regard de ses finances visiblement fragiles.

En recherche d’argent

Une cessation de paiement ne condamne pas pour autant Cityscoot. Cette procédure constitue l’étape précédant un redressement judiciaire ou une liquidation, explique BFM. D’ici là, les 168 salariés français continuent de toucher leurs salaires. C’est pourquoi, dans son communiqué, la société explique vouloir « solliciter la protection du Tribunal de Commerce de Paris ».

Pour s’en sortir, Cityscoot aura besoin d’argent. Le groupe est actuellement « en recherche d’investisseurs pour déployer sa nouvelle flotte de scooters électriques », explique-t-il

Et de poursuivre : « Ce projet de renouvellement de la flotte, essentiel pour la rentabilité du modèle et pour atteindre les objectifs de notre business plan 2025, nécessite des financements complémentaires ».

Une course contre-la-montre

Ce petit coup d’éclat est d’autant plus regrettable que le chiffre d’affaires de Cityscoot était en avance de +5 % en septembre par rapport aux prévisions, apprend-on dans le communiqué que la rédaction a pu consulter. Ces derniers mois, une importante refonte de l’organisation a été mise en place, avec notamment une nouvelle direction arrivée en avril.

Une véritable épée de Damoclès se trouve désormais au-dessus de la marque, qui entre ici dans une course contre-la-montre pour trouver au plus vite des investisseurs et repartir de l’avant. Dans le cas contraire, son avenir semble condamné.