« Ils se sont dit qu’on était une arnaque » : redressement judiciaire pour l’antivol vélo qui pue le cadavre après son passage sur Qui veut être mon associé

 
CactUs Lock, l’antivol vélo français qui dégage une odeur de cadavre quand on le coupe, est en redressement judiciaire. La jeune société avait pourtant dépassé les 1000 ventes en un an.
cactus lock vélo in paris 2
Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

CactUs Lock a été fondée par Aïko Leroux, une ingénieure chimiste lyonnaise que nous avions rencontrée pour la première fois au salon Vélo in Paris 2025. L’idée d’Aïko Leroux était à l’époque inédite : un antivol vélo qui dégage une odeur de cadavre dès lors qu’on le coupe.

Malheureusement, l’avenir de CactUs Lock semble profondément menacé, elle qui est aujourd’hui en redressement judiciaire – qui ne signifie pas une faillite et encore moins une liquidation judiciaire.

Le tribunal de commerce de Romans a en effet rendu son jugement d’ouverture le 29 juillet 2026, publié au BODACC le 7 août, avec une date de cessation des paiements fixée au 14 juillet. L’entreprise poursuit son activité le temps de trouver une porte de sortie.

Des ventes pourtant au beau fixe

Nous avions de nouveau échangé avec Aïko Leroux au Vélo in Paris 2026, en avril dernier, pour faire un point d’étape sur l’entreprise. À l’époque, l’entreprise comptait plus de 1000 ventes en un an et se satisfaisait de ce résultat après avoir apporté moult modifications et optimisations à son cadenas.

cactus lock vélo in paris 4
Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

Un passage à la télé qui aurait fait fuir les clients

En réalité, son passage sur l’émission Qui veut être mon associé ? semble être la cause directe de ce redressement judiciaire. « Les suites de Qui veut être mon associé ont été tragiques pour nous. Le soir de l’émission, nous n’avons pas eu de trafic sur notre site. Nous avions pris un risque en constituant un stock plus important. Je ne le regrette pas. Si nous avions reçu des commandes sans constituer de stock, cela aurait été un scandale de refuser des commandes. Le risque n’a pas payé, c’est le jeu », racontait-elle dans les colonnes de Lyon Décideurs, début août.

Et d’enchaîner : « Les personnes qui avaient passé commande se sont dit qu’on était une arnaque. On a failli perdre la moitié de nos contrats. L’émission n’a eu que des retombées négatives ».

Pour autant, Aïko Leroux assure que « la boîte va bien, nous avons seulement besoin de plus de temps pour payer nos fournisseurs ».

CactUs Lock n’est pas un cas isolé. Ces derniers mois, le vélo français a enchaîné les procédures : Reebike a été placée en liquidation, Lapierre est actuellement en redressement à la suite de la faillite de sa maison-mère Accell Group, alors qu’O2feel est à la recherche d’un repreneur.


Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google News (et Numerama).

Recherche IA boostée par
Perplexity