
Le société EMEC-Prototyping, basée à Dresde, travaille sur un banc d’essai mobile qui permettra d’examiner directement sur place la vitesse légale des vélos électriques et trottinettes électriques. L’idée n’a rien d’inédite : aux Pays-Bas, ce type d’appareil a fait son apparition dès 2024, et la police de Londres s’appuie déjà sur un banc d’essai roulant pour repérer les engins trafiqués.
Trop de vélos débridés en Allemagne
Alors, pourquoi l’Allemagne s’y met maintenant ? La raison qui pousse les autorités allemandes à mettre en place de genre de système n’est autre que la quantité d’engins supposément trafiqués. Le syndicat de police allemand estime que jusqu’à 10 % des vélos électriques en circulation dans le pays pourraient être concernés.

Le phénomène semblerait surtout très présent chez les livreurs : une étude menée en 2026 par l’Université technique de Dresde, à la demande du Conseil allemand de la sécurité routière (DVR), avance que 7 % des livreurs interrogés ont modifié leur vélo pour rouler plus vite, et que 4 % l’ont transformé pour se passer complètement du pédalage.
Un contrôle sur place, sans démonter le moteur
L’avantage d’un banc d’essai est de fournir un résultat fiable directement sur le trottoir, sans avoir à emmener le vélo dans un atelier. Ici, il embarquerait une détection reposant sur l’IA. Sa conception compacte permettrait par ailleurs de le transporter dans un véhicule d’intervention et de l’installer en quelques minutes.
En outre, il ne se limiterait pas aux vélos électriques classiques : les speedbikes, les vélos cargo et les trottinettes électriques doivent aussi pouvoir passer sur le banc, suggérant un format adapté pour l’ensemble de ces engins aux gabarits bien différents.
Côté financement, le projet est porté par le Land de Saxe, via la Banque de développement saxonne (SAB), et cofinancé par le Fonds européen de développement régional (FEDER). L’appareil est encore en développement, avec une disponibilité annoncée pour l’été 2027.
Du côté des associations, on insiste surtout sur deux points : la hausse du risque d’accident et l’image du vélo électrique, écornée par une minorité d’engins trafiqués. Pour le cycliste en règle, un contrôle rapide au bord de la route ne change pas grand-chose au quotidien.
Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.