Stellantis obligé de s’en remettre à Xiaomi et Xpeng ? Le partenariat impensable en Europe

 
Alors que la situation de Stellantis n’est pas très joyeuse, le groupe franco-italien envisagerait de s’associer avec un constructeur chinois de voitures électriques. Parmi les noms évoqués, Xiaomi et Xpeng reviennent notamment. Mais quel serait le but de cette collaboration ?

Comme de nombreux autres groupes industriels, Stellantis est dans une situation assez délicate. Ce dernier a subi une chute de 6 % de ses ventes en Europe en 2025, et il peine à se relever. Ainsi, sa part de marché avait baissé à seulement 14,7 % cette année là, contre 20,2 % en 2020. La faute notamment à une concurrence de plus en plus forte, venue notamment de Chine. C’est dans ce contexte que le groupe européen avait décidé d’investir massivement dans le jeune constructeur Leapmotor.

Mais cela ne semble pas suffisant, même si ce dernier se débrouille très bien. Et désormais, le groupe franco-italien dirigé par Antonio Filosa envisagerait d’aller encore plus loin. C’est ce que révèle le site américain Bloomberg, qui évoque un possible rapprochement entre Stellantis et un constructeur chinois. Et deux noms ressortent déjà : Xpeng et Xiaomi. Il se dit en effet que des dirigeants du groupe européen auraient déjà rencontré ces deux entreprises. Mais quel serait l’objectif ? Pour l’heure, plusieurs hypothèses sont envisagées.

Alfa Romeo Tonale // Source : Stellantis

Dans tous les cas, le but serait ici de restructurer l’activité de Stellantis en Europe, afin de lui permettre de gagner à nouveau des parts de marché. Et pour le moment, rien n’a encore été confirmé officiellement. Comme le rapportent les journalistes de Numerama, la piste la plus crédible serait la mise à disposition des usines du groupe européen aux constructeurs chinois. Et ce alors que ces derniers veulent désormais produire leurs autos électriques en sur le Vieux Continent, dans le but de contourner les droits de douane.

Quid d’une participation ?

Mais ce n’est pas tout, car une autre idée est aussi évoquée : une prise de participation. L’idée serait qu’une marque chinoise entre au capital d’une marque du groupe Stellantis. Et le nom de Maserati serait notamment cité, puisque cette dernière traverse une crise sans précédent. D’autant plus que l’on sait que certains constructeurs seraient sur la sellette, faute de ventes suffisantes. D’ailleurs, les entreprises chinoises avaient déjà fait part de leur intérêt pour certaines marques premium du groupe européen. Et si Carlos Tavares avait coupé court, qu’en sera t-il pour Antonio Filosa ?

Quoi qu’il en soit, le groupe reste pour le moment assez peu bavard. Il indique toutefois qu’il « dialogue avec divers acteurs du secteur automobile à travers le monde sur différents sujets, toujours dans le but d’offrir à ses clients les meilleures solutions de mobilité ». Cependant, l’entreprise rappelle qu’elle ne « commente pas les spéculations ». En parallèle, elle souligne affirmer « catégoriquement qu’il est totalement faux de suggérer qu’elle envisage un plan de scission de l’entreprise ». En parallèle, Xiaomi et Xpeng ont refusé de s’exprimer.

Une collaboration entre Stellantis et des marques chinoises serait tout à fait envisageable en Europe. Et ce contrairement aux Etats-Unis, où le gouvernement est plus strict. Des droits de douane allant jusqu’à 100 % sont actuellement appliqués aux autos venues de l’Empire du Milieu. Et dès 2027, les USA interdiront toutes les technologies chinoises sur les routes. En Europe, le groupe franco-italien créé en 2021 espère notamment rentabiliser ses usines, tout en profitant du savoir-faire des Chinois dans le domaine de la voiture électrique.


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