Aptera : la technologie solaire produit plus d’énergie que prévu sur cette voiture électrique

 
La start-up américaine Aptera franchit une nouvelle étape dans le développement de sa voiture solaire. Testée par l’organisme indépendant TÜV Rheinland, elle a finalement fait mieux que les prévisions.

Alors que les technologies ne cessent d’évoluer, les entreprises cherchent par tous les moyens à créer la mobilité la plus propre possible. C’est ainsi qu’est née l’idée de la voiture solaire, il y a quelques années. Plusieurs entreprises s’y sont intéressées, comme la firme néerlandaise Lightyear qui a finalement jeté l’éponge.

Cependant, une autre société est quant à elle bien décidée à faire avancer cette innovation. Il s’agit d’Aptera, qui avait disparu en 2011 avant de renaître en 2019 sous l’impulsion de ses fondateurs d’origine, puis d’entrer en Bourse (au Nasdaq) en 2025.

La start-up développe sa propre voiture solaire, qui avait réussi à parcourir plus de 480 kilomètres sans recharge. Et voilà qu’elle vient de franchir une nouvelle étape très importante, comme l’indique le communiqué officiel.

L’étonnante auto a en effet passé un test mené par le très sérieux TÜV Rheinland. Ce dernier a duré pas moins de trois jours au mois de juillet 2026, sur le site californien de l’entreprise. L’organisme a mesuré l’énergie injectée dans la batterie, issue des cellules photovoltaïques recouvrant toute la carrosserie.

Celles-ci sont présentes sur le toit mais aussi le capot et la partie arrière. Divers tests ont été menés, dans plusieurs configurations. Le premier jour, la voiture est restée immobile toute la journée, sans surveillance. Dans ce cas, elle a pu récupérer 4,23 kWh grâce au soleil, soit l’équivalent de 67 kilomètres d’autonomie. Ainsi, la voiture solaire a dépassé l’objectif annoncé par l’entreprise. Elle a même fait mieux dans les autres configurations.

Jusqu’à 75 kilomètres par jour

Le lendemain, l’auto a été déplacée une seule fois, à la mi-journée. Dans ce cas, ce sont 4,4 kWh qui ont été récupérés, ce qui correspond à une autonomie de 71 kilomètres environ. Enfin, le dernier jour a été celui durant lequel la voiture a bénéficié des conditions les plus favorables. Cette dernière a été orientée de manière à ce que l’arrière soit face au soleil. Là, la batterie a pu engranger 4,75 kWh. Ce qui donne environ 75 kilomètres d’autonomie sans recharge.

Un point mérite d’être précisé : le TÜV Rheinland a mesuré l’énergie réellement injectée dans la batterie, pas une autonomie. Les 67 à 75 kilomètres avancés sont des estimations, calculées à partir de la consommation que vise Aptera, soit environ 100 Wh par mile (autour de 62 Wh/km). Tant que la version de série n’aura pas confirmé cette efficacité sur la route, ces kilomètres restent théoriques – l’organisme chiffre la production solaire, l’autonomie réelle dépendra du véhicule final.

Côté calendrier, Aptera n’en est pas encore au stade commercial, mais l’entreprise avance des jalons. Elle a sorti son premier véhicule de la ligne de validation en mars et vise une première série de 40 exemplaires d’ici la fin 2026, produits en Californie avec son partenaire industriel Launch Design. De quoi lancer la machine à petite échelle – on reste loin d’une production de masse, et rien n’est prévu pour le marché européen.

À noter que cette journée était la moins ensoleillée des trois. Cependant, nous ne sommes pas encore prêts de voir arriver ce véhicule sur nos routes. Et pour cause, le communiqué précise que « le programme de validation d’Aptera se poursuit, avec des travaux de validation indépendants supplémentaires prévus sur une gamme de paramètres de performance des véhicules ». Aucune date précise n’a donc encore été annoncée par l’entreprise américaine. La technologie garde toutefois d’importantes limites.

Déjà, son rendement est en réalité assez faible. Et surtout, il dépend entièrement des conditions météo. Or, on sait que ces dernières sont bien plus favorables en Californie qu’en Suède, par exemple. Sans oublier que les cellules photovoltaïques pèsent assez lourd. En parallèle, certains constructeurs s’intéressent à l’idée du toit solaire. C’est par exemple le cas de Hongqi ou encore de Nissan, qui avait dévoilé un prototype basé sur son Ariya.


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