
On compte désormais de plus en plus de voitures chinoises en Europe. En janvier 2026, les ventes de ces modèles ont grimpé de 80 % sur le Vieux Continent. Or, cela ne plaît pas du tout à Bruxelles, qui avait décidé de contrer cette concurrence jugée déloyale en mettant en place des droits de douane. Le but ? Taxer les véhicules électriques produits en Chine, pour les rendre plus chers et donc moins compétitifs. Mais cette mesure n’a finalement pas eu l’effet attendu. Les importations ont augmenté, et les constructeurs ont trouvé une autre solution.
Car la faille de cette taxe, c’est qu’elle ne concerne que les voitures 100 % électriques. Les voitures hybrides rechargeables en sont exonérées, et ça, les marques l’ont bien compris. C’est par exemple le cas de BYD, qui mise désormais sur cette motorisation pour s’imposer en Europe. Et cela met en colère Bruxelles, qui envisage très sérieusement de serrer la vis. Une volonté confirmée par le média allemand Handelsblatt. Si cela avait été évoqué puis démenti en janvier 2026, cette idée refait désormais surface.

La Commission européenne semble déterminée à mettre en place des droits de douane sur les PHEV. Cette mesure pourrait même entrer en vigueur au cours des prochaines semaines. Le tout tandis que les constructeurs « traditionnels » demandent à Bruxelles d’agir au plus vite. Pour ces derniers, « il s’agit d’une vulnérabilité que l’UE doit impérativement combler. » Et ce, alors que les ventes d’hybrides rechargeables ont augmenté de 260 % sur les cinq premiers mois de 2026 sur le Vieux Continent.
Une mesure forte
Et cela pose deux problèmes. Le premier, c’est que cette motorisation est plus nocive pour l’environnement que ne l’annoncent les constructeurs, selon une étude de l’ONG Transport & Environment. Par ailleurs, cela laisse donc la porte grande ouverte aux constructeurs chinois, au détriment des autres marques. Et ce, car les marques venues de l’Empire du Milieu affichent des prix nettement plus bas. On pense par exemple à la nouvelle BYD Dolphin G, qui démarre à partir de 23 990 euros en France.
Pour le moment, le calendrier précis de la mise en place de cette nouvelle taxe n’a pas été confirmé. Mais il se dit qu’une enquête anti-subventions serait en cours. Car pour mémoire, Bruxelles accuse le gouvernement chinois de soutenir financièrement ses constructeurs nationaux. Ce qui leur permet ensuite de casser leurs prix sur le marché. En parallèle, les chefs d’État des pays membres de l’UE ont procédé à un vote ce jeudi 18 juin 2026. Mais pour le moment, le résultat reste encore inconnu.

Concernant la taxe elle-même, le pourcentage devrait être variable, comme c’est déjà le cas pour les droits de douane sur les autos électriques. Pour mémoire, ces derniers oscillent actuellement entre 17 % (BYD) et 35,3 % (SAIC) selon les marques. Ils s’ajoutent aux 10 % déjà en vigueur avant l’arrivée de cette mesure. En parallèle, Bruxelles veut imposer des règles plus strictes sur la production locale. Et ce, tandis que les constructeurs chinois veulent désormais fabriquer leurs autos sur le continent.
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