Thomas Reynaud, DG d’Iliad, s’est exprimé au sujet du déploiement de son réseau. Il dit miser sur ses fréquences pour apporter un meilleur débit et une plus large couverture aux abonnés, mais les chiffres ne sont pas forcément de son côté.

Magasin de Free Mobile

Le déploiement du réseau est une épineuse question pour Free, qui a démarré plus tard que ses concurrents et n’a pas réussi à obtenir des blocs sur la bande de fréquence 800 MHz. L’opérateur met cependant les bouchées doubles pour rattraper son retard et mise beaucoup sur la bande des 700 MHz pour cela.

À l’occasion de la convention des communautés 2018, Thomas Reynaud, DG d’Iliad, s’est exprimé sur le sujet. Il a expliqué que « les fréquences sont des ressources rares et précieuses et que Free essais d’allumer de manière quasi systématique tout le portefeuille de fréquences qu’il possède pour offrir plus de débit, une meilleure couverture et un confort de connectivité pour les abonnés bien plus grand », rapporte UniversFreebox. Et de conclure : « on est probablement l’opérateur qui utilise le mieux son portefeuille de fréquences ».

Encore de nombreux sites à activer

Il est vrai que Free Mobile profite de sa jeunesse pour installer des infrastructures plus récentes, déjà prévues pour la 4G+. C’est en partie ce qui lui vaut d’avoir l’un des réseaux 4G les plus qualitatifs au monde, les principaux problèmes opérant sur l’itinérance avec le réseau d’Orange.

Toutefois, Thomas Reynaud ne s’avance pas trop en utilisant le terme « probablement »… et il a probablement raison d’être prudent. Si l’on en croit les derniers chiffres de l’ANFR, Free Mobile possède 13 462 sites autorisés au total, toutes bandes de fréquences confondues, tandis que seulement 10 474 sont actifs. Free Mobile utilise donc 77,8 % de ses sites autorisés, contre respectivement 87, 88 et 89 % pour Bouygues Telecom, Orange et SFR. Allumer toutes les fréquences ou allumer plus d’antennes, le débat est ouvert.

Des contraintes physiques

Bien sûr, il y a un grand nombre d’éléments à prendre en compte, comme les sites récemment autorisés qui seront déployés plus tard, ou encore des « contraintes physiques nécessitant un arbitrage » comme l’indique Thomas Reynaud. Par ailleurs, le recours à la bande des 700 MHz contraint l’opérateur à attendre le réaménagement progressif des fréquences, ce qui l’empêche bien évidemment de se développer à sa guise partout en France.

Quoi qu’il en soit, Free n’a pas à rougir de son réseau au vu de sa jeunesse sur le marché et tend à régler petit à petit ses problèmes, qu’ils concernent l’itinérance avec Orange et les problèmes de peering avec Netflix.

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