Nothing Phone (3) vs realme GT 7 Pro : comment choisir le meilleur téléphone premium ?

 
Nothing s’est jeté dans le grand bain en sortant son premier smartphone haut de gamme, le Phone (3). Mais comment s’en sort-il face à des concurrents mieux implantés sur le marché ? On le compare au realme GT 7 Pro pour vous aider à bien choisir.

C’est un nouveau duel de smartphones notés 8/10 qui se présente à nous. Preuve que les propositions sont proches, malgré un tarif qui joue du coude à coude chez les deux fabricants. Le Nothing Phone (3) se négocie pour 849 euros, quand le realme GT 7 Pro est affiché autour des 700 euros.

Quel est le meilleur smartphone des deux ? Réponse dans ce comparatif.

Les fiches techniques des Nothing Phone (3) et realme GT 7 Pro

Modèle Nothing Phone (3) Realme GT 7 Pro
Dimensions 75,59 mm x 160,60 mm x 8,99 mm 76,89 mm x 162,45 mm x 8,55 mm
Interface constructeur Nothing OS Realme UI
Taille de l’écran 6,67 pouces 6,78 pouces
Définition 2800 x 1260 pixels 2780 x 1264 pixels
Densité de pixels 460 ppp 450 ppp
Technologie AMOLED OLED
SoC Qualcomm Snapdragon 8s Gen 4 Qualcomm Snapdragon 8 Elite
Puce graphique Qualcomm Adreno 825 Qualcomm Adreno 830
Stockage interne 256, 512 Go 256, 512 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 50
Capteur 2 : 50
Capteur 3 : 50 Mp
Capteur 1 : 50
Capteur 2 : 50
Capteur 3 : 8 Mp
Capteur photo frontal 50 Mp N/C
Définition enregistrement vidéo 4K @ 60 fps 8K @24 fps
Wi-fi Wi-Fi 7 (be) Wi-Fi 7 (be)
Bluetooth 6.0 5.4
5G Oui Oui
NFC Oui Oui
Capteur d’empreintes Sous l’écran Sous l’écran
Type de connecteur USB Type-C USB Type-C
Capacité de la batterie 5150 mAh 6500 mAh
Poids 218 g 222,8 g
Couleurs Noir, Blanc Orange, Gris
Fiche produit Voir le test Fiche produit Voir le test

Plutôt classique, ou audacieux ?

Fermez les yeux, et imaginez un smartphone Android. Vous tenez l’image ? Il s’agit très certainement du realme GT 7 Pro, tant ce modèle transpire le classicisme scolaire. On ne jette pas la pierre à la marque chinoise. Ce design a porté ses fruits, et permet de rationaliser la production. Mais, autant l’écrire : on s’ennuie un peu.

À l’inverse, Nothing fait, comme d’habitude, dans l’audacieux et le clivant. Il est évident que le Phone (3) n’est pas un smartphone qui plaira à tout le monde. Mais il n’en existe aucun autre comme lui. Avec son dos transparent, son asymétrie assumée et son petit écran alternatif permettant d’afficher quelques infos et notifications, il sort indéniablement du lot.

Techniquement parlant, le realme GT 7 Pro est légèrement plus grand que le Nothing Phone (3). Il est plus lourd, aussi. En revanche, les deux protègent leur écran avec un verre Gorilla Glass 7i de milieu de gamme, et profitent d’une certification IP68 apportant une bonne résistance en cas d’immersion accidentelle. Le realme GT 7 Pro va plus loin avec une certification IP69, le protégeant contre les jets à haute pression. Pourquoi pas.

Couleur ou luminosité, il faut choisir

Les deux concurrents du jour sont naturellement dotés d’une dalle AMOLED, de respectivement 6,67″ et 6,78″. Elles sont cadencées à 120 Hz, et proposent une résolution très semblable, autour des 450 ppp. Ce qui diffère, comme souvent, ça va être la colorimétrie et la luminosité.

Pour les couleurs, nos sondes nous informent que Nothing a fait un excellent travail pour la calibration de ses dalles en usine. Le spectre DCI-P3 est presque intégralement couvert, là où il ne dépasse pas les 68 % sur le realme GT 7 Pro. Cela se traduit par des couleurs plus fades. Autrement la calibration est bonne sur les deux produits.

En revanche, le realme met une petite distance à son concurrent en matière de luminosité, avec un pic atteignant presque 2100 nits contre 1580 nits sur le Nothing. Un smartphone plus facile à utiliser lorsque la lumière est vive donc, notamment en extérieur, ou pour profiter au mieux de contenus HDR.

Une interface très polluée chez realme

Tout comme Nothing rime forcément avec audace du design, la surcouche Android de la maison est toujours synonyme d’épure. On ne trouve sur NothingOS aucune application parasite. Seulement un look noir et blanc par défaut très dérangeant, mais qu’on peut changer pour quelque chose de plus classique très facilement.

À l’inverse, Realme UI est une surcouche assez chargée, notamment en pourriciels. Comme d’habitude avec les smartphones chinois, on dénombre une dizaine d’applis à désinstaller au lancement pour retrouver un écran d’accueil dans son plus simple appareil.

Côté fonctionnalités, le realme est néanmoins un smartphone plus sage que son concurrent. Il n’a pas vraiment de truc à lui, là où le Nothing Phone (3) offre de nombreuses options de personnalisation pour son système Glyph Matrix — l’écran secondaire dont nous parlions plus haut. De la même façon, le Nothing Phone (3) est le seul à offrir l’Essential Space : un espace où l’on enregistre des captures d’écran et des vocaux via un bouton physique présent sur la tranche droite, et qui permet de sauvegarder des mémos, des souvenirs, et de laisser l’IA remettre de l’ordre au sein de collections bien organisées.

La partition IA est cependant assez limitée chez le fabricant londonien. On trouve bien une barre de recherche omnisciente, alimentée par un dérivé de Gemini, ainsi que les outils Google élémentaires, mais rien de plus. Realme va un petit peu plus loin avec des outils de génération de texte et d’image.

Pour les mises à jour, les deux smartphones promettent cinq mises à jour majeures d’Android, et six ans de correctifs de sécurité. Balle au centre donc.

Un realme surpuissant

Là où l’écart se creuse, c’est au niveau des performances. Avec sa puce Snapdragon 8 Elite, le realme GT 7 Pro surpasse très largement les performances de son rival, équipé d’une puce de milieu de gamme, quoique récente et très capable.

Qu’on soit clairs : à moins que vous ayez absolument besoin d’afficher les jeux les plus gourmands du Play Store dans leur qualité maximale tout en garantissant une fluidité supérieure à 60 images par seconde, alors le realme GT 7 Pro est tout indiqué. Si vous recherchez simplement un mobile rapide en toute circonstance, et également très joueur (même si moins versatile), alors le Phone (3) n’a pas à rougir. Par ailleurs, on soulignera que la chauffe est beaucoup moins prononcée sur le smartphone de Nothing.

En photo, Nothing se défend

Aucune des deux marques représentées ici n’est particulièrement identifiée comme étant le paradis des photographes. En revanche, elles produisent annuellement de gros efforts pour garder la tête hors de l’eau et garantir à leurs clients une bonne expérience.

Nothing Phone (3)

  • Grand-angle : 50 Mpx, f/1,7, OIS ;
  • Ultra grand-angle : 50 Mpx, f/2.2 ;
  • Téléobjectif 3x : 50 Mpx. f/2.7, OIS ;
  • Selfie : 50 Mpx, f/2.2.

Realme GT 7 Pro :

  • Grand-angle : 50 Mpx, f/1.8, OIS ;
  • Ultra grand-angle : 8 Mpx, f/2.2 ;
  • Téléobjectif 3x : 50 Mpx, f/2.7, OIS ;
  • Selfie : 16 Mpx, f/2.5.

Techniquement parlant, le capteur photo principal du Nothing Phone (3) est un peu plus avancé que celui de son concurrent. Il est à la fois plus grand, et dispose d’une ouverture plus généreuse. Des éléments qui lui permettent d’offrir des images plus détaillées, mieux exposées, et donc meilleures en basse lumière. Par ailleurs, le traitement numérique est plutôt naturel, là où realme va constamment chercher à se surclasser en maquillant des clichés juste corrects derrière une saturation excessive.

Une approche qui reste en ligne de mire sur l’ultra grand-angle. Au détail près que le Nothing conserve cette fois son avance grâce à un capteur à la résolution bien supérieure, de 50 mégapixels contre 8 mégapixels seulement. Il n’y a pas photo, si j’ose dire.

On remet la balle au centre pour la longue focale. En l’occurrence, le zoom du realme GT 7 Pro semble être de meilleure qualité, avec une optique plus lumineuse et un piqué plus intéressant. On conserve toutefois cette approche colorimétrique un peu exagérée aux entournures, qui pourrait rebuter les personnes à la recherche d’un look plus naturel. Une question de goût.

Un Nothing Phone (3) écrasé sur l’autonomie

La batterie du realme GT 7 Pro est beaucoup, beaucoup plus grosse que celle de son concurrent. Sa capacité est de 6 500 mAh, contre 5 150 mAh seulement sur le Phone (3). Cela n’explique pas tout, mais il s’avère que le realme GT 7 Pro est effectivement beaucoup plus endurant que son rival.

D’après les données obtenues par GSM Arena dans son test automatisé et standardisé, le Nothing Phone (3) s’éteint au terme de 12h56 d’épreuve, contre 17h31 pour le realme GT 7 Pro. C’est 4h30 de plus — pratiquement une journée d’utilisation moyenne. Autant dire que ça fait une vraie différence pour les personnes qui oublient systématiquement de charger leur smartphone avant de partir au travail !

Côté recharge aussi, realme ne fait pas dans la dentelle. Compatible avec la recharge à 120 W, il peut reprendre toute sa vitalité en 37 minutes seulement. Comptez plutôt 1h pour le Nothing.

Nothing Phone (3) ou realme GT 7 Pro : lequel choisir ?

Quand on fait les comptes, le Nothing Phone (3) semble offrir un look plus original, une interface plus pure et aux fonctionnalités novatrices, ainsi qu’une partition photo plus équilibrée et homogène. Problème : il coûte 150 € de plus que son concurrent qui, lui, dispose d’un écran plus lumineux, de performances stellaires et d’une autonomie au diapason.

Le dilemme est cornélien, d’autant que les deux smartphones proposent une politique de suivi logiciel équivalente. Tout va donc finalement dépendre de votre attachement au design, de votre sensibilité avec l’une ou l’autre marque, mais aussi de la profondeur de votre porte-monnaie. Le Nothing Phone (3) venant juste de sortir, vous avez beaucoup plus de chances de trouver le realme GT 7 Pro à un prix avantageux. Mais, même à 700€, c’est une belle affaire.


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