Il existe une multitude de plateformes pour regarder des animes légalement sur le web. Difficile parfois de s’y retrouver. Nous vous proposons ici d’en découvrir un certain nombre, avec leurs avantages et inconvénients.

Les années 80 et 90 en France ont marqué les premiers succès de l’animation japonaise en France. Si les vieux de la vieille se rappellent certainement des premières émissions pour enfants qui ont permis de populariser le genre, d’autres se souviennent aussi des nombreuses polémiques provoquées par ces dessins animés. Plusieurs personnalités les jugeaient en effet trop violents et vulgaires pour un jeune public. Le livre Le ras-le-bol des bébés zappeurs, écrit par Ségolène Royale, reste, à ce titre, largement considéré par la communauté d’amateurs comme le plus grand brûlot anti-animation japonaise.

Aujourd’hui, la situation a bien changé. D’une part, car les animes sont destinés à des spectateurs de tous les âges et, d’autre part, le média s’est beaucoup plus ancré dans le paysage culturel. C’est donc sans surprise qu’il existe aujourd’hui pléthore de services de streaming dédiés à l’animation japonaise. Or, du point de vue d’un utilisateur, il peut être compliqué de se repérer au milieu de cette foultitude de plateformes.

En effet, chaque service bénéficie de son propre catalogue d’œuvres à visionner. En outre, les compatibilités avec les différents supports (Android TV, Chromecast…etc.) varient en fonction de la plateforme consultée.

Voilà pourquoi, nous vous proposons ici un petit récapitulatif des principaux services disponibles en France pour regarder des animes légalement et en simultanée (la plupart du temps) avec les sorties japonaises.

Comparatif des principaux services de streaming

Plateforme de streamingCrunchyrollAnime Digital NetworkWakanimNetflixAmazon Prime Video
WebOuiOuiOuiOuiOui
AndroidOuiOuiOuiOuiOui
ChromecastOuiNonOuiOuiNon
Mode hors ligneNonNonNonOui (mais pas tous)Oui
Android TVOuiOuiNonOuiOui
Abonnement gratuit (limité)Oui (avec publicité et limité à 480p)Oui (mais limité à quelques séries)OuiNonNon
LanguesVOSTFR, principalementVOSTFR et VFVOSTFR et VFVOSTFR et VFVOSTFR

 

Crunchyroll

Si vous avez, ne serait-ce qu’une seule fois, essayer de regarder — légalement, j’entends — des animes sur le web, il y a toutes les chances du monde que vous ayez déjà croisé le nom de Crunchyroll. Créé en 2006, l’Américain règne en maître sur ce domaine à travers le monde depuis plusieurs années.

En plus du site web, ce service présente l’avantage d’être disponible sur smartphone, Chromecast et Android TV, avec, à chaque fois, une interface pas forcément très jolie, mais qui a le mérite d’être très simple d’utilisation. Quant à son catalogue, difficile de savoir par où commencer tant il est riche, mais on est quand même frustré qu’il ne soit pas aussi important que celui proposé outre-Atlantique.

Mais ne boudons pas notre plaisir. Crunchyroll rassemble en effet de nombreuses séries récentes — chaque épisode sort une heure après le Japon — et des œuvres plus anciennes que l’on peut binge watch à loisir en 1080p — sauf pour quelques titres.

On peut regretter que l’interface ne soit pas toujours traduite en français. Ainsi, certains synopsis sont écrits en anglais. Pour les moins à l’aise avec la langue de Shakespeare, ce détail peut être sacrément dérangeant. Il est possible de s’abonner à Crunchyroll à partir de seulement 4,99 euros par mois  — l’abonnement à l’année revient à 3,3 euros pars mois. Un tarif très alléchant qui permet de profiter de la Full HD sur un grand nombre de titres.

L’abonnement gratuit, quant à lui, permet de profiter des séries plusieurs jours après leur sortie, en 480p uniquement, et avec de la publicité.

 

Anime Digital Network

Propulsé par les éditeurs Kazé et Kana, Anime Digital Network est un très bon site français proposant à peu près les mêmes services. Son catalogue est bien fourni et chaque nouvelle saison apporte son lot de nouveautés très intéressantes. Le début de l’année 2016 avait notamment été marqué par la diffusion des très attendus One Punch Man et My Hero Academia.

Grosso modo, si vous voulez voir les œuvres les plus populaires — certains parleront sans doute « d’œuvres commerciales » — très peu de temps après leurs sorties au Japon, ADN est probablement la meilleure plateforme. Le service est très bien organisé et simple à comprendre sur le web et sur Android TV. Sur smartphone, j’ai trouvé que la fonction recherche était largement perfectible et, en outre, la qualité semble être limitée à 480p sur cette plateforme. 

Mise à jour : l’application Android a reçu une belle mise à jour, avec l’arrivée du 1080p en définition.

On regrette toutefois l’absence de compatibilité avec Chromecast, ce qui est un peu dommage pour un abonnement qui débute à 6,99 euros par mois — l’abonnement à l’année revient à 4,99 euros pars mois. Celui-ci monte jusqu’à 14,99 euros si vous souhaitez télécharger vos épisodes (13 par mois).

Wakanim

Wakanim est l’autre service français. Si j’en crois mon entourage, passionné d’animes, il est moins connu que son compatriote ADN, mais cela ne l’empêche pas de se défendre avec de sérieux arguments. Tout d’abord, son prix est tout de même très alléchant, car il ne faut débourser que 5 euros par mois pour profiter de streaming illimité.


La plateforme propose également de visionner chaque épisode gratuitement, trente jours après sa sortie, à condition de regarder un spot publicitaire avant le début de la vidéo et il faut attendre 100 minutes entre chaque visionnage. Notez que, pour en profiter, il faut créer un compte. Autre avantage intéressant : le service promet l’arrivée imminente de la 4K sur de futurs programmes !

Le problème de Wakanim réside plutôt dans son catalogue un peu moins fourni qu’ADN ou Crunchyroll. Rassurez-vous d’excellents titres sont disponibles sur cette plateforme, et en simultanée, de surcroît avec le Japon. Mais difficile de trouver des exclusivités sur ce site qui sauront vous convaincre d’opter pour Wakanim.

Il est assez dommage aussi qu’elle ne soit pas disponible sur Android TV. Un défaut en partie rattrapé par le Chromecast. Enfin, il est bon de savoir que l’application mobile est accessible uniquement aux abonnés payants.

Netflix

Pas besoin de présenter Netflix. Le service de SVoD le plus célèbre du monde a battu des records d’audience en 2016 et continuera sans doute de séduire de plus en plus d’internautes. Ça tombe bien, car cette plateforme, même si elle n’en a pas fait son cheval de bataille, déploie une offre limitée, mais intéressante d’animes.

Là où Netflix se démarque tout particulièrement, c’est dans la force de ses exclusivités. On peut, à ce titre, mentionner de grosses licences à succès telles que Seven Deadly Sins ou Ajin. D’autres titres, un peu moins connus, valent également le coup d’œil, à l’instar de Kuromukuro, bien divertissant.

Mais c’est à peu près tout ce que l’on peut dire sur Netflix en termes d’animes. La plupart des autres séries sont très classiques et peuvent être visionnées sur les autres plateformes présentées plus haut. Enfin, ce service a l’avantage d’être disponible sur tous les supports, avec, pour chacune, une interface intuitive.

L’abonnement démarre à 7,99 euros par mois.

Amazon Prime Video

Pour les clients Amazon Prime, la firme de Jeff Bezos a récemment lancé son service de streaming vidéo en France. À l’instar de Netflix, celui-ci n’est clairement pas orienté vers les animes — contrairement à Anime Strike, pas encore disponible en France.

Néanmoins, un petit nombre de titres d’animation japonaise intéressants peuvent y être consultés, notamment des exclusivités comme Kabaneri of the Iron Fortress, créé par les auteurs de L’attaque des Titans.

Il existe aussi d’autres séries plus confidentielles qui raviront sans doute leurs fans, mais difficile de savoir si elles attireront les néophytes. Sachez aussi que cette plateforme ne propose pas de contenus en VF.

Cette offre est surtout intéressante si vous avez déjà un compte Amazon Premium pour 49 euros par an. De plus, la plateforme est disponible sur tous les supports via une interface relativement simple à prendre en main.