Introduction

Après des P6 et P7 relativement discrets en Occident et un P8 ayant reçu un accueil commercial flatteur, Huawei a dévoilé début avril le P9 et le P9 Plus, les nouveaux smartphones haut de gamme de la marque. Le plus petit d’entre eux, proposé à 549 euros en France, a-t-il réellement de quoi affronter à armes égales les Galaxy S7 et autres iPhone 6S auxquels il a été comparé durant sa conférence d’annonce ? Verdict.

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Encore inconnu du grand public voilà quelques années en Occident, Huawei a réussi à s’imposer peu à peu et à faire connaître et reconnaître sa marque, de même que sa filiale bon marché, Honor. Un temps considéré comme une marque chinoise comme une autre et comparée à Alcatel OneTouch et autres Wiko, la firme de Shenzhen a réussi à gravir les échelons et ainsi devenir le troisième constructeur au monde en fin d’année dernière.

Ses ambitions sont plus grandes encore, et le P9 fait partie intégrante de son plan de conquête du marché haut de gamme. Et pour cela, Huawei a conclu un partenariat avec Leica, le célèbre fabricant allemand d’appareils photo qui se positionne sur le segment du luxe.

Fiche Technique

ModèleHuawei P9
Version AndroidAndroid 6.0 Marshmallow
Interface constructeurEmotion UI 4.1
Taille d'écran5,2 pouces (2,5D)
Définition1920 x 1080 pixels
Densité de pixels424 ppp
TechnologieLCD IPS
Traitement anti-rayuresÀ préciser
SoCKirin 955
Processeur (CPU)4x Cortex-A53 @ 1,80 GHz
4x Cortex-A72 @ 2,52 GHz
Puce Graphique (GPU)Mali T-880 MP4
Mémoire vive (RAM)3 Go ou 4 Go
Mémoire interne (flash)32 Go ou 64 Go
microSDOui
Appareil photo (dorsal)Double-capteur 12 Mégapixels
Appareil photo (frontal)8 Mégapixels
Enregistrement vidéo1080p@30fps
Wi-Fi802.11 a/b/g/n/ac
Bluetooth4.1
RéseauxLTE (catégorie à préciser)
SIM2 × nano-SIM
ou
1x nano-SIM + 1x microSD
NFCOui
Capteur d'empreintesOui, au dos
Ports
(entrées/sorties)
USB Type-C
GéolocalisationA-GPS
Batterie3000 mAh
DAS1,43 W/Kg
Dimensions145 x 70,9 x 6,95 mm
Poids144 grammes
Couleursgris, blanc
Prix conseillé599 ou 649 euros
(en France, 549 euros)

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Design : le petit compact

Lors de sa conférence, Huawei a beaucoup appuyé sur le design de son P9, et plus particulièrement sur sa finesse. Avec 6,95 mm d’épaisseur seulement et un appareil photo qui ne dépasse pas du tout, le P9 impressionne dès le premier regard. Ce bon sentiment perdure d’ailleurs une fois le téléphone en main. Entre ses matériaux qualitatifs, sa conception soignée et son design bien réfléchi aux bords tout en rondeurs, le P9 est très agréable à manipuler. Attention toutefois de le tenir bien fermement, il glisse facilement.

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Malgré sa finesse, le P9 ne fait pas gadget et respire la qualité. Toutes les pièces sont très bien assemblées, les bandes d’antennes en plastique ou encore la partie vitrée qui recouvre le double appareil photo arrière. Par ailleurs, ses deux faces sont cerclées d’un fin liseré brillant donnant un air précieux au smartphone. Le seul regret concerne peut-être sa partie arrière qui se salit rapidement (en tout cas pour la version grise que nous avons testée).

Niveau ergonomie, le P9 est également très soigné et tous les éléments sont facilement accessibles. Les bordures étant très fines, le gabarit global du téléphone en est d’autant réduit. Ajoutez à cela que chaque élément est bien positionné et vous vous apercevrez rapidement que le bouton Power (légèrement strié pour le reconnaître même les yeux fermés) se trouve toujours sous votre pouce et que votre index trouve très naturellement le capteur d’empreintes situé au dos. Ce dernier point anime toujours les passions entre adorateurs du capteur arrière contre ceux qui le préfèrent en façade. Quoi qu’il en soit, c’est ici une question de goûts que nous nous garderons bien de juger.

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Enfin, la facilité d’utilisation se poursuit jusque sur ses tranches qui accueillent un port IR sur le dessus et un port USB Type-C sur le dessous. On se questionne toujours un peu sur le positionnement du port Jack 3.5 mm, qui manque d’être verticalement centré de rien du tout et coupe donc l’un des chanfreins argentés. Un petit détail insignifiant, mais qui peut laisser perplexe au vu du soin apporté à l’ensemble du design.

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Un bel écran

Pour des questions évidentes d’autonomie – et peut-être de budget -, Huawei a pris la décision, comme d’autres constructeurs, d’adopter un écran Full HD pour une diagonale d’écran de 5,2 pouces, soit 424 PPP. Inutile de dire que cela suffit amplement pour une utilisation standard. Les textes comme les images s’affichent très finement, et même en collant le nez sur l’écran, il est impossible de discerner les pixels.

Contrairement au P9 Plus et son écran AMOLED, le P9 dispose d’une dalle LCD IPS. Celle-ci est de très bonne facture et affiche à la fois un contraste satisfaisant (1200:1) et des angles de vision très larges, quasi parfaits. Sa luminosité de 400 cd/m² reste correcte dans la majorité des cas, mais se montre un peu faiblarde dans les environnements très lumineux, et notamment en plein soleil. On aurait apprécié qu’il atteigne réellement les 500 cd/m² annoncés.

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En ce qui concerne les couleurs, elles sont vibrantes et même si elles sont légèrement froides de base (entre 7500 et 8000 °K alors qu’un écran parfait se positionne davantage autour de 6500 °K), cela ne se ressent que très peu à l’usage. En outre, une nouvelle option présente dans les paramètres permet de régler très finement la température des couleurs. En plus de proposer trois réglages prédéfinis (« Par défaut », « Chaude » et « Froide »), le P9 propose de régler la colorimétrie en déplaçant un curseur sur une palette de couleurs. Un système instinctif et efficace pour obtenir le résultat le plus approprié à chaque utilisateur.

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Durant sa conférence, Huawei a beaucoup appuyé sur les bordures d’écran très fines de son P9, mais ceci reste néanmoins à relativiser au vu des bandes noires qui l’entourent. Même si elles sont effectivement peu épaisses, elles ne sont pas particulièrement impressionnantes et c’est surtout la présence d’une vitre 2,5D par dessus qui aide beaucoup à oublier ce détail.

EMUI : le pont entre Android et iOS

À la sortie de la boite, le Huawei P9 est installé sous Android 6.0 Marshmallow et EMUI 4.1, une version légèrement améliorée donc par rapport aux Mate 8 et Honor 7 qui ne disposent encore que de EMUI 4.0 pour le moment. Les différences restent néanmoins minimes et l’une des principales nouveautés concerne par exemple l’apparition d’une application Santé.

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Pour ceux qui ne connaîtraient pas Emotion UI, il s’agit d’une interface chinoise comme il s’en fait beaucoup, avec son absence de tiroir d’applications (qui revient dès lors que l’on installe un launcher alternatif), son petit air d’iOS dans les paramètres et ses nombreuses options de personnalisation.

Comme dit lors de notre prise en main, on trouve donc un moteur de recherche permettant de trouver facilement ses applications, ses contacts ou ses messages, ou encore une personnalisation des paramètres rapides et de la barre de navigation pour s’adapter facilement aux droitiers comme aux gauchers. L’ensemble de l’affichage peut facilement être utilisé à une main grâce à un menu flottant optionnel, de même que la fonction permettant de réduire la zone utilisée de l’écran en glissant son doigt sur la barre de navigation.

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En fouillant dans les paramètres, on trouve également quelques options de la barre de notifications (affichage du nom de l’opérateur, positionnement du pourcentage de batterie…), d’autonomie (dont on parlera dans la partie consacrée), ainsi qu’une nouvelle fonctionnalité de multi-comptes, pratique pour les parents qui veulent prêter leur téléphone à leurs enfants.

Enfin, pour ceux qui veulent donner un nouveau look à leur interface, une application « Thèmes » permet de changer facilement ses icônes, son dialer, ses contacts, etc.

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Pour ce qui est des applications préembarquées, Huawei a joué la carte de la polyvalence avec des outils plus ou moins indispensables, comme une lampe torche, un miroir, une boussole, un explorateur de fichiers ou encore un dictaphone, ainsi que Facebook et Twitter. Malheureusement, on trouve également deux répertoires bourrés d’applications partenaires indésirables telles que Booking.com ou une partie du catalogue de Gameloft. La plupart des utilisateurs auront bien sûr tôt fait de les désinstaller pour libérer un peu de place, tant dans leur mémoire que sur leur écran d’accueil.

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Un Kirin 955 performant, mais un peu instable

Avec son Kirin 955 théoriquement plus puissant que le Kirin 950 (ses quatre cœurs Cortex-A53 sont cadencés à 2,5 GHz au lieu de 2,3 GHz), le P9 est potentiellement plus puissant que le Mate 8, d’autant qu’il embarque la même quantité de mémoire vive (3 Go LPDDR4), et le même GPU (Mali T880 MP4).

 Huawei P9LG G5Samsung Galaxy S7Huawei Mate 8
AnTuTu 6.x95 114136 916128 08992 820
PCMark727554254 8037 186
3DMark Ice Storm Unlimited20 13328 86228 88719 369
3DMark Ice Storm Unlimited (Graphics)22 04331 91633 28920 854
3DMark Ice Storm Unlimited (Physics)15 44820 92819 74315 506
GFXBench T-Rex (onscreen / offscreen)28 / 30 FPS57 / 39 FPS51 / 81 FPS41 / 43 FPS
GFXBench Manhattan (onscreen / offscreen)14 / 15 FPS20 / 27 FPS25 / 38 FPS18 / 19 FPS
Real Racing 3 (GameBench)54 FPS-43 FPS60 FPS
Hitman Sniper (GameBench)41 FPS-29 FPS34 FPS

Dans les benchmarks, le Huawei P9 se positionne donc naturellement au-dessus du Mate 8, sans pour autant réussir à atteindre les performances du LG G5 ou du Samsung Galaxy S7, à l’exception de PCMark qui se base essentiellement sur le CPU. Dès que le GPU entre réellement en jeu, le P9 n’arrive pas à tenir la cadence face à sa concurrence.

PCMark
  • Huawei P9 : 7275
  • Samsung Galaxy S7 : 4803
  • LG G5 : 5425
  • Huawei Mate 8 : 7186

Mais les résultats les plus intéressants, nous les avons obtenus sur Gamebench, en testant des sessions prolongées sur Real Racing 3 et Hitman Sniper. Sur l’un comme sur l’autre, la moyenne de FPS est supérieure à celle obtenue sur le Galaxy S7, et supérieure à celle du Mate 8 dans le deuxième cas. Il ne s’agit néanmoins que d’une moyenne qui représente peu l’expérience de jeu.

En effet, durant les parties, on a ressenti des ralentissements conséquents qui sont largement visibles sur les graphiques tracés par Gamebench. Si la moyenne de FPS est élevée, la stabilité générale du framerate est très erratique et passe de 40 à 16 FPS toutes les 15 à 20 secondes. Résultat, le jeu semble moins fluide que sur un Mate 8 en raison de ces fortes différences.

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Cet effet de yo-yo se retrouve également sur le comportement du CPU, notamment sur les cœurs A72 qui passent régulièrement de 2,5 à 0,8 GHz. Cela permet au processeur de moins chauffer (et il en a besoin, au vu de la température de la coque durant les parties), mais aussi d’économiser un peu de batterie sur les longues sessions de jeu, au détriment malheureusement de l’expérience de l’utilisateur.

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Photo : le réflexe de l’artiste

Pour son P9, Huawei mise beaucoup sur la photo et son partenariat avec Leica, le célèbre fabricant allemand aux appareils photo hors de prix. Ce nouveau smartphone haut de gamme embarque donc un système complexe composé de deux modules photo à lentilles asphériques et des capteurs Sony de 12 Mégapixels, l’un en couleur, et l’autre monochrome.

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Les deux modules sont en outre bien accompagnés puisque couplés à un flash LED dual-tone et un système d’autofocus hybride faisant appel à la fois à un laser, une mesure de profondeur et une mesure de contraste.

En pratique, cela donne un appareil de bonne facture, avec notamment un rendu des couleurs éclatant qui chatouille agréablement la rétine. Les contrastes sont également bien gérés globalement, et mis à part quelques zones trop claires qui peuvent apparaître cramées de temps à autre, la gestion de la lumière est bonne.

Le fond est légèrement cramé

Les couleurs sont très bien rendues et le piqué reste correct sur l’ensemble de l’image

De près et en plein jour, le résultat est très bon

Dans les environnements sombres, le P9 pousse les ISO pour récupérer du détail dans les noirs, faisant apparaître du bruit numérique. Très rares sont néanmoins les smartphones capables d’obtenir de bons résultats dans des conditions très difficiles, et le P9 s’en sort donc avec les honneurs sur ce point.

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Beaucoup de grain dans le ciel, mais les détails sont là

Dans l’ensemble, les résultats obtenus avec le P9 sont donc très bons, mais il présente une légère limitation dans certaines conditions, notamment en ce qui concerne sa mise au point. Très efficace sur des cibles rapprochées, elle est plus longue sur des cibles plus éloignées, ce qui rend plus difficile la prise de photos à la volée, et plus particulièrement sur les cibles mouvantes. Tant que la lumière est bonne et le sujet assez imposant, tout va bien, mais cela devient plus difficile au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la cible.

Les détails manquent rapidement en profondeur

Là où Huawei se démarque, c’est sur ses nombreux modes artistiques qui satisferont les Instagrammeurs. On peut par exemple citer les filtres (gris neutre, nostalgie…), le mode HDR – anecdotique – ou encore le Light Painting qui permet de créer des effets surréalistes. Mais le plus impressionnant est l’effet monochrome, faisant appel au capteur sans filtre RGB. Le rendu est profond, contrasté, souvent mélancolique et parfois digne des plus grands artistes, y compris de nuit où le résultat est toujours aussi bon.

N’importe quoi devient plus classe en N&B

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Les contrastes sont très bien gérés

Les scènes de nuit en N&B sont très belles

Le Light Painting est amusant

Pour aller plus loin, Huawei propose également différents marqueurs de visée, de la simple grille des tiers à la spirale de Fibonacci pour une composition suivant le nombre d’or, ou encore une fonction de retouche baptisée « Splash » qui permet de passer une photo en noir et blanc et de ne faire ressortir qu’une couleur. Difficile à mettre en œuvre selon les scènes (impossible par exemple de bien faire ressortir les yeux d’une personne de la rédaction), cet effet est très surfait, mais se montre toujours amusant à utiliser pour mettre en exergue un détail en particulier.

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Le dernier effet proposé – et réussi – par le P9 tient à son système de mise au point a posteriori. Déjà aperçu auparavant sur d’autres modèles comme le HTC One M8 ou le Honor 6+, ce système permet de couper la profondeur de champ en créant un flou simulant une ouverture allant jusqu’à F/0,95. Par ailleurs, ce réglage est disponible aussi bien à la prise de vue que dans la galerie, permettant de changer la mise au point après coup. Comme dit dans notre prise en main, cette sélection de la mise au point agit de façon numérique, ce qui se remarque assez facilement, mais avec un réglage un peu fin, les résultats peuvent être très chouettes.

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Enfin, le mode « pro » est accessible d’un simple glissement de doigt et permettra aux plus chevronnés de pousser les réglages. À condition de tenir le téléphone en mode portrait ou de se faire un torticolis pour lire les différents éléments qui ne tournent pas avec l’écran… Dommage pour cette fausse note.

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Réception et GPS : la triple antenne en action

Le dernier point sur lequel Huawei a appuyé lors de sa conférence est la présence d’une triple antenne permettant de capter correctement même dans des conditions difficiles. Et effectivement, il est rare de ne pas avoir une réception 4G optimale en région parisienne (4 barres sur 4, même en intérieur). Cela se ressent également sur les vitesses de transfert, très élevées sur le réseau d’Orange.

Lors des appels, tout va bien autant en émission qu’en réception et les discussions sont aussi claires qu’intelligibles.

Le GPS pour sa part trouve rapidement un grand nombre de satellites et sa boussole affiche la bonne direction. La précision de la localisation pourrait quant à elle être meilleure et nécessite parfois quelques minutes avant de positionner le curseur du bon côté de la route. La marge d’erreur reste toutefois acceptable pour naviguer à l’œil.

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Autonomie

Le Huawei P9 est alimenté par une batterie de 3000 mAh, ce qui est techniquement suffisant pour animer un appareil de ce type durant une journée complète, voire plus. Le constructeur annonce d’ailleurs une journée et demie d’autonomie.

Dans les faits, notre P9 s’est montré assez irrégulier. Une charge complète nous a permis par exemple de tenir une journée avec l’écran allumé durant 5 heures, ce qui est une moyenne correcte pour un usage varié (musique, réseaux sociaux, navigation web et messagerie essentiellement, mais aussi un peu de jeu ou de lecture vidéo). Pourtant, il nous a fallu à plusieurs reprises le recharger en cours de journée pour s’assurer de ne pas tomber à plat avant l’heure du coucher. La faute à une gestion automatique de la luminosité souvent obligée de pousser au maximum pour rendre l’affichage correctement lisible.

Notre test habituel a d’ailleurs confirmé ces performances assez moyennes. Après une heure de lecture de vidéo HD sur YouTube avec l’écran calibré à 200 cd/m², le P9 avait perdu 15 % de batterie, soit un point en dessous de la moyenne des smartphones de 2015 (14 %) et loin derrière les meilleurs en la matière qui ne perdent que 10 % seulement, voire moins.

Test autonomie
  • Huawei P9 : 85
  • Huawei P8 : 82
  • Galaxy S7 : 90

Ce résultat moyen est contrebalancé par une charge rapide pour tous ceux qui ont accès régulièrement à des prises de courant. Vous ne partirez pas en vacances sans votre chargeur, c’est certain, mais quelques minutes seulement accroché à un mur vous garantiront des heures d’utilisation supplémentaires. Ceux qui ont besoin de leur téléphone plus longtemps pourront toujours limiter l’affichage au 720p dans les paramètres ou passer en mode de gestion d’alimentation « intelligent » ou « ultra » et ainsi réduire les performances de leur téléphone au profit d’une autonomie accrue.

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Prix et disponibilité

Le Huawei P9 sera disponible dans sa version 3 Go/32 Go dès le 29 avril, au prix de 549 euros.

Test Huawei P9 Le verdict

design
9
Le P9 est petit, bien fini, ergonomique, agréable à utiliser et même joli. Il manque peut-être d'inventivité dans son design et on pourrait également lui reprocher d'être un peu glissant et vite salissant, mais ce sont là des défauts sur lesquels on ferme très facilement les yeux.
écran
8
Mis à part sa luminosité un peu faible en extérieur, l'écran du P9 est de très bonne facture, notamment dans le rendu des couleurs, qu'il est par ailleurs possible de régler dans les paramètres du téléphone.
performances
8
Dans l'ensemble, les performances du P9 sont très bonnes et la fluidité est globalement au rendez-vous aussi bien sur l'interface que sur les jeux. On regrette néanmoins que la chauffe l'empêche de tirer pleinement parti de cette puissance dans les utilisations prolongées les plus extrêmes, forçant le CPU à se brider régulièrement.
logiciel
8
Android 6.0 et Emotion UI ne sont plus des nouveautés. On retrouve donc un terrain connu ici, avec ses quelques petits défauts, pouvant souvent être corrigés par le téléchargement d'une application sur le Google Play Store (Launcher, clavier...), mais aussi ses qualités.
caméra
8
Comme on pouvait s'y attendre de la part de Huawei et Leica, l'appareil photo du P9 est de très bonne facture, et son double appareil photo permet de réaliser de chouettes clichés aux couleurs et aux contrastes particulièrement bien gérés. Il manque néanmoins de grain dans certaines conditions, ce qui l'empêche de réellement rivaliser avec les meilleurs en la matière, mais on lui pardonne facilement rien que pour ses possibilités créatives, et notamment son capteur monochrome au rendu superbe.
autonomie
7
Sans être mauvaise, l'autonomie du P9 est légèrement décevante et ne promet pas le meilleur sur le long terme. Elle reste néanmoins suffisante pour tenir sur une journée et sa charge rapide vient en partie remédier au problème.
Note finale du test 8/10
Avec le P9, Huawei continue encore sa montée en gamme et tente de jouer la carte de l'originalité avec son double appareil photo aux qualités incontestables.

Au final, le P9 représente une nette amélioration par rapport au P8 et arrive à égaler, voire surpasser les hauts de gamme de l'année dernière. Il peine néanmoins à se hisser à la hauteur de ses plus gros concurrents actuels, notamment dans le domaine de la puissance où son petit gabarit joue en sa défaveur en raison d'une dissipation thermique insuffisante.

Dans l'ensemble, le P9 reste néanmoins un très bon smartphone, très agréable à utiliser, et s'il ne brille pas par l'originalité de son design, il redouble d'efforts en ce qui concerne son interface ou ses modes photo. Son mode monochrome notamment est une véritable réussite et donnerait presque envie de ne plus faire de photo en couleur. En outre, il faut avouer que le P9 ne présente pas de défaut rédhibitoire.

La véritable question est : vaut-il ses 550 euros, alors que pour ce prix, il est possible d'acheter les meilleurs smartphones de l'année dernière (LG G4, Samsung Galaxy S6, Nexus 6P...) ? La comparaison est parfois difficile et dépendra certainement des goûts de chacun. Les amateurs de photo artistiques apprécieront ses possibilités et y trouveront certainement leur bonheur là où les joueurs pourraient vite être déçus, tant par l'instabilité de son framerate que par son autonomie qui prend rapidement un coup dans l'aile pour peu que l'on reste en extérieur.

Attendez de le trouver à 500 euros si vous souhaitez faire une très bonne affaire, mais même à 550, vous ne serez pas floués.
  • Points positifs
    • Son capteur monochrome superbe
    • Un design propre et soigné
    • Un capteur d'empreintes réactif
    • Un très bon réseau
    • Son interface fluide
  • Points négatifs
    • Une autonomie un peu décevante
    • Chauffe rapidement
    • La luminosité d'écran un peu faible
    • On ne cracherait pas sur plus de détails pour certaines photos