Cette fin de semaine est celle des dernières statistiques relatives à la couverture de la population française en 4G. Orange et Bouygues Telecom se disputent toujours la première marche du podium quand SFR annonce une nette amélioration de ses performances en la matière.

4G

Il y a un peu plus d’une semaine, Bouygues Telecom reprenait la bataille des chiffres que les opérateurs hexagonaux adorent se livrer. C’est évidemment sur le terrain de la 4G, gage de qualité et d’avant-gardisme, que se déroule l’action. Chez Bouygues, qui publie ses chiffres sur son site, on annonce 71 % de la population couverte, soit 2786 villes couvertes au 18 novembre. L’opérateur se targuait alors d’être « le plus grand réseau avec 45 millions de personnes couvertes ». On constatera, en corrélation avec les derniers chiffres publiés par l’ARCEP tout début novembre, que la croissance du réseau 4G du troisième opérateur hexagonal est minime depuis l’été dernier : il oscillait entre 69 et 70 % de la population couverte début octobre.

Orange, au coude à coude avec Bouygues il y a quelques semaines, s’est empressé – ou presque, puisqu’il a attendu dix jours pour dégainer son arme – de répondre à son concurrent. Et on ne parle pas de plusieurs points de différence, mais bien de 1 point d’écart.Orange revendique ainsi 72 % de la population couverte en 4G, mais aussi 80 % en H+ et 98,9 % en 3G.

Quant à SFR, que l’ARCEP avait sommé de revoir des chiffres un peu trop optimiste à la rentrée, il s’exprime par le biais de son nouveau propriétaire, Numericable. Eric Denoyer, le directeur général d’Altice-Numericable, indiquait ainsi au Figaro hier que « le cap des 50 % de la population ayant accès à notre réseau 4G a été franchi ce jeudi, et nous visons 70 % avant la fin 2015 ». Pendant ce temps, les deux leaders du marché auront toutefois le temps d’accroître leur avance sur le Carré Rouge.

Free Mobile ferme la marche avec des chiffres un peu moins précis. Alors que son site n’a pas été mis à jour depuis le mois d’août, Xiavier Niel a ainsi précisé au micro de BFM, il y a quelques semaines, que son réseau mobile couvrirait 50 % de la population d’ici la fin de l’année. Avec des ex-aequo en tête comme en queue de peloton, le monde des télécoms français semble parti pour multiplier les bousculades, et risque de recommencer de plus belle l’an prochain, à l’heure de la démocratisation de la 4G+. Chacun a commencé à couvrir quelques villes et Free mobile, bon dernier en la matière, s’est d’ailleurs lancé cette semaine dans de premiers tests menés en Haute-Normandie.