L’IA de Google Maps va totalement changer les longs trajets en voitures électriques pour plus de 350 modèles grâce au planificateur d’itinéraire

 
Google Maps sur Android Auto est désormais bien plus pratique si vous avez une voiture électrique. Les longs trajets deviendront encore plus simples pour des centaines de modèles de voitures électriques grâce à l’arrivée d’un planificateur d’itinéraire boosté à l’intelligence artificielle.
Google Maps sur une Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

C’est une nouveauté qui devrait faciliter la vie de nombreux conducteurs de voitures électriques. Selon le média américain Android Police, Google déploie actuellement une mise à jour de son application de navigation sur Android Auto. L’objectif est simple : apporter une fonction d’estimation de l’autonomie réelle et de planification d’itinéraire à plus de 350 modèles de voitures électriques.

Jusqu’à présent, cette intégration était principalement réservée aux véhicules équipés nativement du système d’exploitation Google Automotive, comme le proposent par exemple Renault (avec les R5, R4, Mégane ou Scénic) ou Volvo. Désormais, l’entreprise californienne étend ces capacités directement depuis le smartphone via Android Auto, évitant ainsi aux conducteurs de jongler entre plusieurs applications pour préparer leurs déplacements.

La fin du stress pour les longs trajets

S’il y a bien un élément qui génère de l’appréhension chez les nouveaux propriétaires de voitures électriques, c’est la gestion de l’autonomie sur les longs parcours. C’est précisément là qu’intervient le rôle crucial de comprendre et utiliser un planificateur d’itinéraire. Cet outil permet de réduire considérablement l’anxiété liée à l’autonomie en calculant précisément les arrêts nécessaires sur le trajet.

La nouveauté introduite par l’entreprise américaine vise à démocratiser cette fonction. Selon Google, l’application va désormais « recommander quand et où recharger en fonction de votre modèle de véhicule électrique et de son niveau de batterie« .

Apple Plans sur une Porsche Taycan

Pour en profiter, l’utilisateur doit configurer son profil dans les paramètres de l’application mobile. Il faut se rendre dans la section dédiée aux véhicules, sélectionner la motorisation électrique, puis renseigner manuellement la marque, le modèle, l’année de conception, la finition et les connecteurs compatibles.

Une estimation par intelligence artificielle plutôt qu’une lecture directe

Bien que très pratique, la solution de Google Maps via Android Auto diffère techniquement des planificateurs embarqués ou de certaines intégrations avancées concurrentes. Par exemple, nous avons déjà vu ce que propose Porsche pour simplifier les calculs de trajets avec l’écosystème d’Apple, ou encore les efforts de Ford pour autoriser la lecture directe des informations du véhicule par le smartphone.

Ici, l’application ne récupère pas les données de consommation en temps réel depuis l’ordinateur de bord de la voiture. Le conducteur doit indiquer son niveau de charge au moment du départ. Comme le précise la firme de Mountain View, il faut « ajouter votre niveau de charge actuel pour obtenir des arrêts de recharge recommandés, un niveau de batterie estimé à l’arrivée et une heure d’arrivée mise à jour en fonction du temps de recharge« .

Android Automotive sur une Volvo

C’est une intelligence artificielle qui se charge d’estimer la consommation tout au long du parcours en se basant sur le modèle de la voiture renseigné. Cette méthode est intrinsèquement un peu moins fiable qu’une solution lisant les données brutes du véhicule.

Cette mise à jour d’Android Auto est en cours de déploiement aux États-Unis sur une quinzaine de marques automobiles, avec un élargissement de la compatibilité prévu prochainement. Elle devrait également arriver en Europe.

Bientôt une fonction obsolète ?

Si l’arrivée de ce planificateur sur Google Maps est une excellente nouvelle à court terme, il convient de prendre un peu de recul sur l’évolution du marché. Avec des capacités de batteries en hausse (on pense à la BMW i3 avec 900 km d’autonomie) des consommations mieux maîtrisées et surtout un réseau de bornes de recharge rapides qui se densifie massivement le long de nos routes, le besoin de planifier son trajet à la minute près va progressivement s’atténuer.

Sur certaines voitures électriques, l’expérience se rapproche de celle d’une voiture thermique : on s’arrête simplement à la station la plus proche lorsque le témoin de réserve commence à s’allumer sur le tableau de bord. En attendant que cette infrastructure optimale soit une réalité partout dans le monde, l’initiative de Google reste un atout majeur pour rouler l’esprit tranquille.


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