La fin de Safari ? Apple pourrait ĂȘtre forcĂ© de proposer de vrais navigateurs alternatifs sur iPhone

 
Apple détient pour le moment un vrai monopole sur les navigateurs web utilisables sur iPhone et iPad. Mais cela pourrait bien bouger grùce à une nouvelle loi passée au Japon.
Logo Safari // Source : Mariia Shalabaieva via Unsplash

Le rĂšgne de Safari touche-t-il Ă  sa fin ? Alors qu’Apple impose des conditions drastiques Ă  tous les dĂ©veloppeurs de navigateur web sur iPhone et iPad, le Japon compte bien jouer les empĂȘcheurs de tourner en rond avec une lĂ©gislation stricte.

La « loi sur la concurrence dans le domaine des logiciels mobiles » va obliger le constructeur Ă  desserrer un peu la vis sur le marchĂ© des navigateurs mobiles d’ici Ă  dĂ©cembre prochain, note The Verge.

Une loi blindée

Actuellement, Chrome, Firefox, Opera et tous les autres logiciels du genre sont contraints de se reposer sur le moteur de rendu Webkit pour proposer leur logiciel sur iPhone et iPad. Pour le dire autrement, tous les navigateurs sur iOS et iPadOS ne sont rien de plus que Safari avec une couche de peinture un peu différente.

Si le Digital Markets Act en Europe Ă©tait censĂ© forcer Apple Ă  lĂącher du lest sur la question, les conditions imposĂ©es par Apple sont si drastiques que peu de dĂ©veloppeurs et dĂ©veloppeuses ont les moyens d’y rĂ©pondre. C’est prĂ©cisĂ©ment pour lutter contre cette « mise en conformitĂ© malveillante » que le Japon a adoptĂ© sa loi.

Le logo du navigateur Safari // Source : Mariia Shalabaieva via Unsplash

Cette derniĂšre interdit aux constructeurs « d’imposer des restrictions techniques dĂ©raisonnables » ou « des charges financiĂšres excessives aux fournisseurs d’applications pour l’adoption de moteurs de rendues alternatives ».

Sans donner d’exemple prĂ©cis, la loi englobe tous les cas oĂč une exclusion de telles applications pourrait intervenir selon « un degrĂ© certain de probabilité ». De quoi avoir une marge de manƓuvre pour contrer d’éventuelles magouilles technico-juridiques de la part d’Apple.

Des ricochets partout dans le monde ?

En plus d’obliger l’ouverture d’iOS et d’iPadOS aux moteurs de rendus alternatifs, Apple devra s’assurer que ces derniers ont un accĂšs Ă©quivalent Ă  celui de Safari aux sous-couches du systĂšme. De quoi crĂ©er de vĂ©ritables alternatives au navigateur d’Apple avec des fonctions avancĂ©es.

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Rien ne dit qu’Apple autorisera le reste du monde Ă  profiter de ces nouveautĂ©s en revanche. Mais la loi japonaise pourrait inspirer le reste du monde Ă  imposer des restrictions similaires, puisque le travail technique de mise en conformitĂ© aura dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Si l’on n’est pas prĂšs de voir tout de suite de vraies versions de Firefox ou Chrome sur iPhone, la brĂšche est ouverte et il se pourrait bien que tout le monde s’engouffre dedans, y compris le pays natal de la firme.


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