ProArt P14 : ASUS détaille pour la première fois la config d’un PC RTX Spark

 
Annoncé au Computex, le ProArt P14 compte parmi les premières machines équipées d’une puce Nvidia RTX Spark. Trois mois après une présentation relativement succincte, ASUS s’autorise enfin à nous détailler la configuration précise de l’appareil.
Le petit Asus ProArt P14 avec Nvidia RTX Spark, tel qu’aperçu par Cassim au Computex // Source : Frandroid

En compagnie de Dell, Microsoft (au travers d’un nouveau modèle Surface Laptop Ultra ayant largement fuité), Lenovo, MSI ou encore HP, ASUS faisait partie, en juin, des premiers constructeurs ayant annoncé des PC portables RTX Spark. Le fabricant taïwanais misera pour sa part sur deux modèles distincts afin d’inaugurer comme il se doit cette nouvelle catégorie d’appareils durant l’automne : les ProArt P14 (de 14 pouces) et P16 (de 16 pouces).

Aujourd’hui, c’est le ProArt P14 qui nous intéresse, puisque ASUS s’est décidé à nous en détailler les configurations, notamment en termes de mémoire unifiée : un point crucial, puisqu’à l’instar des puces Apple Silicon, les SoC Nvidia RTX Spark s’appuient donc sur une quantité de mémoire vive commune, accessible autant à leur partie CPU « Grace » qu’à leur partie GPU « Blackwell ».

Côté puissance de calcul, la RTX Spark associe un processeur Grace de 20 cœurs Arm à une partie graphique Blackwell forte de 6 144 cœurs CUDA. Nvidia revendique jusqu’à 1 pétaflop en précision FP4, un chiffre pensé pour l’IA qu’il ne faut pas confondre avec les performances graphiques classiques d’un GPU.

24 Go de mémoire vive seulement pour l’ASUS ProArt P14 le plus accessible

Il s’agit là d’une différence notable avec les autres PC portables Windows orientés gaming, IA et création, qui embarquent le plus souvent un processeur couplé à de la mémoire vive au format LPDDR5X (ou éventuellement de la DDR5, sous forme de barrettes SODIMM) ; ainsi qu’une carte graphique dédiée, associée pour sa part à de la mémoire vidéo (GDDR6 ou GDDR7) bien à elle.

La quantité de mémoire unifiée présente sur les modèles RTX Spark méritera d’être choisie avec soin par l’utilisateur final, car elle ne pourra être accrue après l’achat, et déterminera pour beaucoup les performances de l’appareil, en particulier dans les tâches les plus gourmandes (IA locale, montage vidéo lourd, modélisation 3D…).

Cette grande capacité mémoire ne fait pas tout. En LPDDR5X, la mémoire unifiée n’offre pas la même bande passante que la GDDR6 ou GDDR7 d’une carte graphique dédiée. Elle aide à charger de gros modèles d’IA ou de lourds projets en local, mais les performances réelles en jeu et en rendu dépendront de mesures concrètes, pas du seul nombre de gigaoctets.

Source : Frandroid

En ce qui concerne l’ASUS ProArt P14, on apprend ainsi que l’appareil se limite à seulement 24 Go de mémoire unifiée (LPDDR5X) dans sa configuration la moins dispendieuse. ASUS propose autrement des options 32, 48, 64 et 128 Go pour accroitre cette quantité de mémoire unifiée à l’achat. Comme prévu lors de son annonce, l’appareil peut donc disposer de 128 Go de RAM dans sa meilleure version, mais cette quantité de mémoire reste l’apanage du très haut de gamme… comme on pouvait s’en douter.

Quoi qu’il en soit, l’ASUS ProArt P14 combine un écran OLED tactile 2,8K et 120 Hz et une batterie de 90 Wh (rechargeable à l’aide d’un chargeur USB-C 140 W), le tout dans un châssis de 14 pouces mesurant 13,9 mm d’épaisseur pour 1,48 kg.

Le stockage est en revanche le vrai compromis de la machine. Asus limite le ProArt P14 à un SSD PCIe Gen 4 de 512 Go ou 1 To, sans les options plus rapides ou plus évolutives que l’on retrouve sur d’autres stations pensées pour les créatifs.

On ignore par contre toujours le prix de ce modèle, mais il faut tabler sur 2 000 à 3 000 euros en prix de départ… et sur une somme tout à fait substantielle pour la mouture 128 Go — la plus intéressante. ASUS a toutefois indiqué que la demande en PC portables RTX Spark était déjà suffisamment forte pour dépasser ses prévisions de ventes initiales… des ruptures de stock sont donc prévues dès le lancement, attendu avant la fin de l’année.


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