Moins de voitures, moins de finitions : la décision choc de Volkswagen pour survivre à la tempête

 
Alors qu’il ne parvient pas à garder la tête hors de l’eau, le groupe Volkswagen dévoile un vaste plan pour tenter de redresser la barre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sera particulièrement draconien, avec la suppression de jusqu’à 50 % de ses modèles de voitures.
Photo : Thierry Thorel / La Voix du Nord (MaxPPP TagID: maxnewsspecial613745.jpg) [Photo via MaxPPP]

La période est difficile pour tout le monde, et quasiment tous les constructeurs automobiles sont désormais mis à rude épreuve. Cependant, tous ne sont pas touchés de la même manière, bien au contraire. Volkswagen fait notamment partie de ceux dont la situation est la plus difficile. Cela dure depuis déjà quelques années, et hormis quelques accalmies, le groupe peine à se redresser. Les plans pourtant draconiens déjà mis en place n’ont visiblement pas suffi pour remettre la firme sur de bons rails.

Le conseil d’administration vient de faire une nouvelle annonce et a dévoilé son prochain plan d’avenir. Mais contrairement à ce qui avait été évoqué pendant un temps, aucune fermeture d’usine ni suppression d’emplois n’a été confirmée.

Au total, ce sont douze mesures qui ont été annoncées lors de la réunion du conseil de surveillance. Et celles-ci seront mises en place d’ici à 2030. Et la plus frappante est sans doute la réduction de 50 % de la gamme actuelle du groupe, qui inclut également des marques telles que Skoda, Audi ou encore Cupra.

Ainsi, la firme indique que « la complexité de l’offre sera réduite jusqu’à 75 % ». Cela concerne notamment le nombre d’options d’équipements disponibles pour chaque modèle. Le groupe veut désormais se concentrer sur « les produits et technologies qui apportent la plus grande valeur ajoutée aux clients ».

La firme de Wolfsburg prévoit notamment d’harmoniser « les plateformes, les architectures électroniques et les environnements logiciels ». L’objectif ici est de répondre aux exigences des marchés occidentaux et orientaux, et plus précisément de la Chine.

Une production en baisse

Pour mémoire, l’Empire du Milieu est l’un des marchés les plus importants pour le constructeur. Or, là-bas aussi, la situation est difficile en raison de la baisse des ventes et de la concurrence des marques locales. Mais pas question pour Volkswagen de baisser les bras, alors qu’elle y possède « la gamme de modèles la plus étendue de son histoire ». Par ailleurs, le groupe est redevenu numéro un des ventes en Chine sur les deux premiers mois de 2026, avec 13,9 % de parts de marché devant Geely et Toyota, tandis que BYD reculait à la quatrième place. Il compte donc capitaliser sur cette partie du monde, tandis qu’il y multiplie les lancements.

Le PDG de la firme rappelle que son objectif est de « faire du Groupe Volkswagen l’entreprise automobile la plus attractive au monde » d’ici à 2030. Pour cela, il compte notamment se recentrer sur « son cœur de métier, l’automobile ». Cela s’est traduit en juin 2026 par la cession de sa participation dans Everllence, pour un montant de 7,4 milliards d’euros. En parallèle, l’entreprise annonce revoir ses capacités de production à la baisse. Elle vise désormais 9 millions de véhicules par an, contre 12 millions avant le Covid.

Fin 2024, Volkswagen avait déjà indiqué vouloir réduire sa cadence de 2 millions d’exemplaires. Pour mémoire, elle avait en mai 2026 dévoilé un autre plan, visant à transformer ses méthodes de production. Le but ? Rendre ses voitures électriques plus compétitives. Et ce alors que le groupe affiche de grandes ambitions dans ce domaine, avec le lancement des ID. Polo et autres Skoda Epiq. Enfin, la société veut notamment mettre l’accent sur la digitalisation ainsi que l’intelligence artificielle afin d’« accroître la productivité et la réactivité ».


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