Le patron de Volkswagen prend une décision radicale : fabriquer les voitures en Chine pour certaines régions du monde

 
Si de plus en plus de constructeurs chinois vont produire leurs voitures électriques localement et réduire les exportations, Volkswagen prend le contre-pied. La marque allemande veut accroître ces dernières afin d’inonder le marché mondial.
Volkswagen ID. Unyx 07 et ID. Unyx 08 // Source : Volkswagen

Si vous suivez l’actualité automobile, vous savez que de plus en plus de voitures chinoises débarquent sur le marché européen. Ces dernières sont produites dans l’Empire du Milieu, et sont ensuite exportées sur le Vieux Continent, par des marques telles que BYD, MG ou encore Xpeng. Mais ce n’est pas tout, car certaines marques européennes aussi produisent leurs autos là bas. Et cela ne plaît pas du tout à Bruxelles.

C’est dans ce contexte que la Commission avait décidé de mettre en place des droits de douane sur les voitures électriques produites en Chine. Ainsi, de plus en plus de constructeurs ont pour projet de fabriquer leurs autos sur le Vieux Continent, afin d’échapper à cette taxe.

C’est par exemple le cas de BYD, qui prévoit d’installer pas moins de trois usines sur place. Ce qui lui permettrait de réduire considérablement les exportations. Même si ces dernières devraient encore augmenter en 2026.

Volkswagen ID. Era 9X // Crédit : Volkswagen

Au cours des prochaines années, il est cependant tout à fait possible que ce chiffre finisse par chuter. Mais voilà qu’une autre marque veut aller à contre-courant. Il s’agit de Volkswagen, comme l’explique le site Automotive News Europe. Ce dernier indique que la marque allemande veut désormais accroître ses exportations de voitures fabriquées en Chine. Ces dernières seront ensuite vendues au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Et le but est évidemment clair : tirer profit des coûts de production particulièrement bas.

Car on le sait, assembler des autos dans l’Empire du Milieu reste toujours moins cher quen Europe. Chez nous, le coût de la main d’œuvre et de l’énergie est nettement plus élevé. Sans oublier les frais de logistique, pour expédier les véhicules dans ces régions éloignées de notre continent. Et ce n’est pas tout, car le patron de Volkswagen, Oliver Blume indique que le groupe va aussi exporter ses autos chinoises en Afrique et en Amérique du Sud.

Une nouvelle stratégie

Ce dernier explique que « les technologies et les produits développés en Chine nous ouvrent de nouvelles perspectives à l’exportation, dans des régions que nous ne pouvions pas desservir efficacement depuis l’Europe auparavant ». Pour le moment, on ne sait pas encore quels modèles seront vendus dans les pays cités ci-dessus.

Mais il est possible qu’il s’agisse des autos co-conçues avec Xpeng, comme l’ID. Unyx 07. Cette berline sera cependant dans un premier temps réservée au marché chinois. Car le groupe allemand veut tenter de reprendre du poil de la bête là bas.

En 2025, les ventes en Chine ont chuté de 8 %, et la situation est assez inquiétante comme l’indique Oliver Blume. « L’ensemble du marché haut de gamme et de luxe en Chine s’est effondré d’environ 80 % en très peu de temps, et nous ne prévoyons pas de reprise ». Porsche est particulièrement touché, mais Volkswagen n’est pas non plus épargné. Dans l’Empire du Milieu, le constructeur a vendu seulement 2,7 millions de voitures en 2025, contre 4 millions avant la pandémie.

Globalement, le marché chinois connaît un fort ralentissement, poussant la firme de Wolfsburg à se tourner vers de le reste du monde. Et ce alors que la concurrence demeure très forte. Mais pour le PDG, il ne faut pas baisser les bras. Car il estime que « seuls ceux qui réussissent en Chine réussiront ailleurs dans le monde ». Et pas question pour le constructeur de rater le coche, tandis que 2026 devrait être une année de transition. Les ventes de modèles électrifiés devraient augmenter, sans que le volume global ne soit revu à la hausse.


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