
La situation de Volkswagen est en demi-teinte, et cela dure depuis un petit bout de temps. La firme allemande avait notamment eu une année 2024 particulièrement difficile. A tel point qu’elle avait été contrainte de fermer son usine de Bruxelles, et de mettre fin à son accord sur la préservation de l’emploi, datant d’il y a 30 ans.
Une décision qui pourrait tout changer
Pourtant, les choses avaient commencé à s’améliorer en 2025, puisque les ventes de voitures électriques du groupe étaient reparties à la hausse. A tel point que la firme avait même fait mieux que Tesla en Europe au cours du mois de mars de cette même année. Mais les choses se sont à nouveau gâtées, puisque Volkswagen a dû mettre en pause la production dans deux de ses usines allemandes. En parallèle, une nouvelle pénurie de semi-conducteurs se profile, et la firme allemande ne sera pas épargnée.
Cette dernière vient d’ailleurs de publier ses résultats pour le 3ème trimestre 2025, et ils sont plutôt alarmants. Sa marge est en chute libre, et ses bénéfices aussi par la même occasion. Mais pas question pour l’entreprise de se laisser abattre, bien au contraire. C’est en effet ce que confirme son directeur financier, Arno Antlitz, relayé par Automotive News Europe. Ce dernier indique que « nous devons nous préparer à un scénario où les droits de douane resteront une composante de nos activités ».

Il rappelle que « cela signifie clairement que le travail de restructuration doit se poursuivre, et même que nous devons accélérer nos mesures ». Car pour mémoire, les taxes, notamment américaines lui auraient coûté pas moins de cinq milliards d’euros. Et cela est loin d’être terminé, alors Volkswagen doit désormais composer avec ce challenge supplémentaire.
En plus d’un vaste plan de suppression d’emplois, le groupe prépare une autre stratégie, qui passera par une simplification de ses plateformes. Le but ? Mutualiser ces dernières entre ses différents modèles électriques.
Concrètement, plusieurs voitures utiliseront une seule et même base technique. Ce qui est déjà un peu le cas, avec la plateforme MEB qui est utilisée chez Volkswagen sur sa gamme ID, de l’ID.3 à l’ID. Buzz mais aussi chez Cupra ou encore Skoda, entre autres. Mais l’entreprise veut désormais aller encore plus loin, comme le confirme Arno Antlitz. Il estime que « nous pourrions combiner encore plus de voitures, de marques différentes et de plateformes distinctes, tant au niveau logiciel que matériel ».
La rentabilité à tout prix
Le porte-parole de la firme basée à Wolfsburg indique que « la prochaine étape consistera à combiner les voitures issues de la même plateforme pour la production. Actuellement, chaque marque produit ses propres véhicules ». Cela devrait notamment se matérialiser avec le lancement de quatre petites voitures électriques sous les 25 000 euros. Il s’agira de l’ID. Polo, d’une version de série du concept ID. Cross, du Skoda Epiq et de la Cupra Raval. Toutes ces autos reposeront sur la base MEB+ et auront le droit aux mêmes batteries.
De quoi permettre au groupe de réaliser d’importantes économies en recherche & développement. En revanche, ces autos seront produites dans différentes usines, ce qui pourrait a terme finir par changer. Et la firme veut même aller encore bien plus loin, car sa stratégie à long terme est « de disposer d’une seule architecture électrique modulaire (SSP) pour tous les véhicules ». Cette dernière devait initialement voir le jour dans le courant de l’année 2025, mais son lancement avait été reporté à cause des déboires de la filiale Cariad du groupe Volkswagen.

Elle sera finalement prête pour 2028, et elle devrait pouvoir être utilisée pour tous les modèles du groupe, des citadines aux berlines de luxe. Elle remplacera donc la MEB ainsi que la PPE, qui équipe actuellement le Porsche Macan et l’Audi Q6 e-tron. Bien sûr, elle aura tout de même le droit à certaines adaptations, afin de différencier les marques, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure exactement. Il pourrait s’agir des trains roulants ou des performances globales, mais cela reste encore à confirmer pour le moment.
Une stratégie qui fait clairement penser à celle de Stellantis, qui mise sur des plateformes identiques entre toutes les marques du groupe. Comme par exemple la STLA Medium qui équipe la DS N°8 mais aussi les Peugeot E-3008, E-5008, Opel Grandland, Citroën ë-C5 Aircross et Jeep Compass.
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