
Un an à peine après son arrivée en Europe, la plus petite et la plus abordable des BYD s’offre un restylage discret, mais qui touche à des points concrets du quotidien.
La Dolphin Surf continue de s’adresser à ceux qui cherchent une porte d’entrée abordable vers l’électrique, et BYD tente ici de corriger quelques-unes de ses limites, notamment face à une concurrence qui s’étoffe chez les citadines 100 % électriques.
Cinq places, certes, mais un peu serré
La nouveauté la plus intéressante, c’est l’arrivée d’une configuration 5 places, avec une troisième place à l’arrière et un appui-tête réglable pour chaque passager. Sur le papier, la modularité progresse.

Dans les faits, il faudra voir ce que donne cette place centrale dans une citadine de ce gabarit : on imagine qu’elle dépannera pour un trajet court plutôt qu’elle ne servira à transporter confortablement trois adultes.
Le coffre reste annoncé à 308 litres, sans changement notable. BYD maintient d’ailleurs la version 4 places en parallèle, ce qui laisse penser que la demande, selon les marchés, ne sera pas uniforme.
Un habitacle retravaillé, avec des choix discutables
C’est à bord que se concentrent les évolutions. Le volant est redessiné et chauffant dès la finition « Boost », qui reçoit aussi des sièges chauffants. La climatisation devient disponible sur toute la gamme, la sellerie en tissu remplace d’autres matériaux sur les finitions « Active » et « Boost », et deux prises USB-C remplacent l’ancien duo USB-A/USB-C.

Le sélecteur de vitesse quitte le tableau de bord pour une commande au volant, côté colonne de direction, tandis que l’autre commande regroupe clignotants, feux et essuie-glaces. Cette solution libère de la place en console, mais elle demande une période d’adaptation, et certains conducteurs regretteront les commandes séparées.
La finition « Comfort », elle, passe à un écran de 12,8 pouces, que BYD présente comme le plus grand de sa catégorie. L’intérêt est surtout dans l’arrivée de Google intégré : assistant vocal, navigation et accès au Play Store. C’est un vrai plus au quotidien, surtout que l’écosystème Google est l’un des meilleurs du marché. Le combiné numérique passe de 7 à 8,8 pouces.
Techniquement, rien ne change
Côté mécanique, la Dolphin Surf reste identique. La version « Active » associe une batterie de 30 kWh à un moteur de 88 ch, pour 220 km d’autonomie selon le cycle mixte WLTP. La « Boost » garde ce moteur avec une batterie Blade de 43,2 kWh, soit jusqu’à 322 km, mais avec un 0 à 100 km/h en 12,1 secondes.

La « Comfort » monte à 156 ch et 220 Nm, pour 310 km. La recharge rapide atteint 85 kW sur les versions « Boost » et « Comfort », de 10 à 80 % en 31 minutes, et la recharge en courant alternatif triphasé est de 11 kW sur toute la gamme. Ces chiffres sont corrects pour la catégorie, sans être exceptionnels, notamment sur autoroute où l’autonomie réelle sera, comme souvent, inférieure aux valeurs mixtes.
Pour aller plus loin
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La dotation de sécurité est complète : airbags frontaux, latéraux et rideaux, régulateur adaptatif, freinage d’urgence et alerte de franchissement de ligne de série. Tout l’attirail nécessaire pour passer les nouvelles normes d’homologation européennes en matière de sécurité.
Des tarifs toujours aussi contenus
En France, la commande est ouverte pour les finitions « Boost » et « Comfort », à partir de 24 490 euros et 26 490 euros. Avec le Bonus BYD valable en octobre, les versions 5 places descendent à, respectivement, 20 690 euros et 23 690 euros.
Ces remises étant limitées dans le temps, c’est le tarif catalogue qu’il faudra garder en tête pour juger le positionnement de la voiture à plus long terme.

Depuis que la Dolphin Surf sort des chaînes de la toute nouvelle usine hongroise du constructeur, la marque lui a donc greffé une cinquième place, un détail qui a de quoi faire sourire quand on se souvient du tour de passe-passe de Hyundai pour qualifier l’Inster au bonus – rappelons que le calcul de l’écoscore, déterminant pour l’éligibilité au bonus écologique, est bien plus tolérant pour les voitures 5 places que 4 places.
Pour aller plus loin
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Ce timing laisse pour le moins songeur, car le gouvernement s’est soudain découvert l’envie de remanier les tranches de l’éco-score, avec à la clé un palier intermédiaire nettement plus difficile à franchir. L’État a déjà fait ce genre de retouche réglementaire par le passé, quand il a réécrit les textes pour priver la Leapmotor T03 du bonus. La Dolphin Surf pourrait-elle être la prochaine sur la liste, avec un éco-score que l’on rendrait hors de portée ?
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