On est monté à bord de la Chery Q, une citadine électrique chinoise au drôle de nom qui veut concurrencer la R5 avec ses 2 coffres

 
En parallèle de ses SUV hybrides, la marque chinoise Chery a profité du Mondial de l’Auto pour dévoiler sa Chery Q, une citadine électrique mettant en avant son vaste espace intérieur et ses deux coffres. Une arrivée en France est bel et bien prévue.
Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Leapmotor B03, MG4 Urban, Geely E2, BYD Dolphin Surf : ces derniers mois, plusieurs citadines électriques chinoises sont arrivées sur le marché européen et français.

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À cette brochette va bientôt s’ajouter une nouvelle venue : la Chery Q, version « européanisée » de la QQ3 déjà en vente en Chine – prière de prononcer le Q à l’anglaise, nous enjoignent les attachés de presse.

Une citadine qui garde encore plusieurs secrets, mais dont nous avons pu faire la connaissance au Mondial de l’Auto.

Un style tout en rondeurs

Inspirée du concept « New Chery QQ » présenté en 2025, la Chery Q s’offre un design des plus arrondis – et, il faut le dire, pas des plus affriolants.

Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

À l’avant, des grands phares animent un bouclier autrement bien sage, simplement animé par une signature lumineuse pour donner plus d’expressivité et une petite prise d’air en bas.

Calme plat sur le profil, avec des enjoliveurs 16 pouces, un pavillon flottant et des poignées de porte semi-intégrées ; aucune arête, excepté la petite dans la protection en plastique, ne viendra troubler le flanc.

Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Idem à l’arrière, avec un petit jeu de symétrie avec l’avant, notamment au niveau des feux. Bref, si la Chery Q peut difficilement compter sur son design pour sortir des sentiers battus, ses dimensions généreuses (4,19 m de long pour 1,81 m de large et 1,56 m de haut) la font davantage passer pour une compacte en Europe (type Renault Mégane E-Tech / Volkswagen ID.3 Neo) qu’une citadine.

Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Mentionnons tout de même que l’exemplaire exposé au Mondial est une QQ3 chinoise ; la version européenne pourrait différer sur quelques points (logo, couleurs, jantes), mais le style général et les dimensions seront identiques.

Un habitacle spacieux

À l’intérieur, la Chery Q reprend le starter pack des citadines chinoises. La planche de bord est quasi-intégralement dénuée de boutons, mais abrite un vaste écran central de 15,6 pouces. Un autre écran de 8,8 pouces prend place sur la colonne de direction pour le conducteur.

Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

La console centrale abrite un chargeur à induction, quelques rangements, ainsi qu’une petite platine de boutons regroupant quelques commandes de climatisation, le volume sonore et la piste audio. Quelques efforts de personnalisation sont là, comme le biton de la sellerie ou les inserts de couleur sur les aérateurs, mais l’impression de déjà-vu plane.

À l’arrière, la place est généreuse, aussi bien au niveau des jambes que de la tête, mais Chery est très fier de parler du coffre… ou plutôt des coffres. Celui à l’arrière, dont le hayon est électrique, annonce 375 litres ; rien de révolutionnaire, notamment dû au moteur sous le plancher, mais la Q en dispose d’un autre, embarquant 70 litres supplémentaires.

Chery Q // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Gros point fort de ce frunk : une ouverture électrique, dont le bouton se trouve sur l’aile avant gauche. Un réel atout au quotidien, surtout face aux concurrentes qui nécessitent généralement de passer par l’habitacle pour déverrouiller le capot.

Une fiche technique (et une arrivée en France) encore incertaines

Le moteur de la Chery Q est donc situé à l’arrière, faisant de la citadine une propulsion. Celui-ci annonce 121 ch, une valeur assez faible pour la catégorie, mais Chery n’annonce ni valeur de couple, ni de quelconques performances.

Un coup d’oeil à la fiche technique de la QQ3 en Chine permet de découvrir 115 Nm de couple (ici aussi, c’est très peu) ; reste à savoir si Chery ne lui donnera pas quelques vitamines pour le marché européen.

Côté batterie, un choix : un pack LFP de 41 kWh. Ici aussi, les chiffres sont étonnants avec une recharge annonçant un 30-80 % en 17 minutes (de quoi viser environ 25 minutes pour le 10-80 %, le chiffre standard), tandis que l’autonomie est annoncée selon un cycle obsolète et très optimiste, le NEDC – remplacé par le WLTP depuis… 2017. Bref, les 400 km NEDC promis devraient se transcrire entre 350 km et 380 km WLTP.

Dernière interrogation : l’arrivée de cette Chery Q en France, même si des premiers éléments font croire à une arrivée mi-2027. La question des tarifs demeure entière, même si la citadine pourrait profiter de l’usine barcelonaise pour éviter les surtaxes douanières et même profiter du bonus écologique en France – son lointain cousin, le Jaecoo 5 EV, fera de même au premier trimestre 2027.

Cet aspect tarifaire, ne nous le cachons pas, sera déterminant pour le succès commercial de la Q. Avec le bonus, elle pourrait devenir une concurrente assez redoutable des citadines européennes (Renault 5, Volkswagen ID. Polo, etc) ; sans lui, elle ne sera qu’une citadine chinoise de plus.

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