J’ai testé le Garmin Cirqa : une première copie bien trop flemmarde

Montres / bracelets Connectés • 2026

Ça y est. Après avoir regardé Whoop et ses rivaux imposer le concept du bracelet connecté sans écran dédié à la récupération, Garmin saute enfin le pas avec son Cirqa. Le géant de la montre de sport a-t-il trouvé la formule idéale ?
Source : Source : Maxime Grosjean pour Frandroid
Source : Source : Maxime Grosjean pour Frandroid
 

Depuis le lancement du tout premier bracelet Whoop en 2015 jusqu’à l’arrivée récente du Whoop 5.0, la marque américaine a régné presque sans partage sur le marché des bracelets connectés sans écran. Entre-temps, la concurrence s’est progressivement organisée : Amazfit avec son Helio Strap, Polar avec son Loop et plus récemment Google avec son Fitbit Air. Il ne manquait plus qu’un acteur majeur à l’appel. Garmin se lance enfin à son tour sur ce segment, avec un retard et un positionnement étonnant.

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Quels sont les meilleurs bracelets connectés de santé ? Notre comparatif

Rappelons rapidement le concept on ne peut plus simple de ce genre d’appareils, qui séduit de plus en plus : un bracelet, pas d’écran, un suivi continu de la fréquence cardiaque, des scores de sommeil et de récupération. Pour Garmin, c’est aussi la promesse de retrouver l’application Garmin Connect sans subir la masse d’une montre de sport au poignet.

Pour qui est ce Garmin Cirqa ? Est-il aussi précis que les dernières montres Garmin ? Peut-on vraiment parler d’un concurrent du Whoop ? Ou Garmin a-t-il simplement créé un bracelet sans écran sans améliorer son application ? Nous portons le Garmin Cirqa jour et nuit depuis plus d’un mois et voici notre test et avis complet.

Garmin CirqaFiche technique

Modèle Garmin Cirqa
Dimensions 47 mm x 27 mm x 9 mm
Mémoire interne 0,128 Go
Poids 20,7 g
Accéléromètre et boussole électronique Oui
Analyse du sommeil Oui
Indice de protection 5ATM
Fiche produit

Le Garmin Cirqa de ce test nous a été prêté par Garmin.

Garmin CirqaUn bracelet assez imposant mais confortable

Autant être honnête d’emblée : Garmin ne s’est pas vraiment foulé sur le design de ce Cirqa. La marque s’est contentée du minimum syndical pour intégrer ses capteurs. Niveau esthétique, le Cirqa est un peu moins « médical » que l’Amazfit Helio Strap, mais est bien moins élégant que le Polar Loop.

Le Garmin Cirqa dans sa version noire // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Le bracelet en tissu du Cirqa est agréable à porter, surtout qu’il peut s’étirer facilement. Je l’ai très vite oublié à mon poignet, même s’il n’est pas le plus léger du marché. Pour vous donner une meilleure idée du gabarit, voici une comparaison du Cirqa face aux autres acteurs du marché. On remarque encore une fois l’impressionnante légèreté et la finesse du Fitbit Air en comparaison.

ModèleMasse totale (bracelet compris)Dimensions du boîtier
Garmin Cirqa20,7 à 21,2 g27 x 47 x 9 mm
Amazfit Helio Strap20 g33,97 x 24,3 x 10,59 mm
Whoop 5.026,5 g34,7 x 24 x 10,6 mm
Fitbit Air12 g34,9 x 17 mm x 8,3 mm
Polar Loop29 g27 x 42 x 9 mm
Le Fitbit Air au-dessus, le Garmin Cirqa en dessous // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Le Cirqa fait simple pour sa fermeture avec trois petites bandelettes de scratch. C’est moins élégant que le système à fermoir du Whoop, mais cela permet d’ajuster le bracelet bien plus rapidement. Le scratch tient parfaitement en place et le tissu sèche très vite après la douche ou une grosse séance de sport. À ce sujet, le Cirqa peut évidemment être porté sous la douche ou à la piscine.

L’attache à scratch du Garmin Cirqa // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Pour ce test, Garmin m’a fait parvenir la version L/XL du bracelet classique, au poignet donc. Ayant un petit poignet, l’ajustement passe tout juste. Je dois serrer la bande quasiment à fond, ce qui fait que la fin du scratch remonte un peu de l’autre côté du poignet.

Comme pour l’Amazfit Helio Strap, cela veut aussi dire que le bracelet en tissu vient simplement cacher le boîtier en plastique qui abrite l’électronique. Ce dernier est assez imposant, principalement en largeur – cf le tableau ci-dessus. Cela ne conviendra pas aux tout petits poignets.

Maxime Grosjean pour Frandroid

Habitué à porter mon Whoop 4.0 au biceps depuis des années pour qu’il se fasse totalement oublier sous un t-shirt, j’ai été ravi de voir que le Garmin Cirqa propose également cette option d’accroche. C’est un vrai bon point pour ceux qui portent déjà une montre classique ou qui veulent optimiser la précision de la fréquence cardiaque durant leurs entraînements.

Maxime Grosjean pour Frandroid

Le Cirqa est proposé en quatre couleurs : noir, bleu marine, lin et rose. Notez que seul le bracelet en tissu est coloré, le boîtier reste noir quoi qu’il arrive. La section accessoires du site Garmin affiche étrangement trois autres coloris de bracelets, qui ne sont pas affichés par défaut. Garmin s’arrête ici et laisse sans surprise Whoop l’emporter largement quant aux possibilités de personnalisation : type de bracelets (coloris et surtout matériaux) et vêtements avec emplacement intégré pour le Whoop (brassières, shorts, caleçons…).

Le capteur optique du Garmin Cirqa // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

L’arrière du boîtier du Cirqa affiche logiquement le capteur optique et le port de charge habituel de Garmin, là où Whoop mise sur une recharge sans fil avec un petit boîtier externe. Il faudra donc nécessairement retirer le Cirqa de votre poignet pour le recharger. Le côté extérieur du boîtier abrite quant à lui une inscription Garmin noire sur noir et une petite LED d’état.

Surprise de l’autre côté du boîtier : Garmin a intégré un bouton physique, qui ressort assez nettement du boîtier. Passons à la prochaine partie pour parler de cet étrange choix.

Garmin CirqaUn bouton physique et une interface vieillissante

Les interactions avec le bracelet

Le Garmin Cirqa est bien le premier bracelet connecté sans écran du moment à proposer un bouton physique. Mon avis absolument pas objectif en tant qu’utilisateur Whoop ? C’est un choix surprenant, puisque le but même d’un bracelet de récupération de ce type est de ne pas avoir d’écran ni d’interaction physique pour se faire complètement oublier. Tout passe dans l’application — pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, le Garmin Cirqa ou tout autre bracelet du genre n’affichent pas l’heure.

Le bouton physique du Garmin Cirqa // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Sur le Cirqa, le bouton sert principalement à lancer et arrêter votre activité favorite (définie préalablement dans l’application) et à repousser ou arrêter le réveil (ici, Whoop demande de tapoter sur le bracelet). Précisons que le réveil se fait silencieusement avec des vibrations, comme chez la concurrence. Un mode intelligent est même censé détecter votre phase de sommeil léger pour vibrer au moment optimal.

Après trois ans d’utilisation du bracelet Whoop, ce genre de réveil par vibration est franchement très agréable : il ne dérange pas la personne qui dort à côté de vous et permet de commencer sa journée tranquillement sans le terrible bruit de l’alarme par défaut de votre téléphone. Bon, le ressenti de la vibration me semblait toutefois un peu plus diffus que chez Whoop – je porte les deux au quotidien.

Maxime Grosjean pour Frandroid

J’ai d’ailleurs à plusieurs reprises déclenché une activité par inadvertance avec le bouton, en m’en rendant souvent compte bien plus tard en ouvrant l’application et en tombant sur une activité en cours d’enregistrement depuis une à deux heures. Au début de mon test, j’avais également du mal à éteindre l’alarme du Cirqa. Je ne savais jamais quelle manipulation je devais faire. Une mise à jour début septembre 2026 est venue clarifier l’action pour couper l’alarme ou la reporter.

Enfin, la troisième interaction possible avec le bracelet Cirqa concerne la LED, qui nous sera principalement utile pour nous indiquer le niveau de batterie (en tapotant deux fois sur le boîtier) ou l’enregistrement d’une activité.

L’application Garmin Connect

C’est bien là ma principale déception du Cirqa. Alors que l’application est le centre névralgique des bracelets connectés sans écran, Garmin n’a quasiment pas fait évoluer la sienne. Déjà peu appréciée dans nos tests de montres Garmin (complète, mais vieillotte et encombrée), elle offre ici une expérience bien en dessous de l’application Whoop, qui règne depuis des années sur le marché.

Je ne m’attendais pas à une refonte complète de l’application Garmin, mais le simple ajout de quatre petites cartes de scores données (sommeil, Body Battery, préparation à l’entraînement et statut VFC) en haut de l’écran d’accueil donne l’impression d’une réparation cosmétique hâtive, plaquée sur une interface qui reste dense et trop peu dans l’air du temps.

Comme pour les montres Garmin, on peut bien entendu accéder à toutes les données et afficher des historiques, mais l’interface est fourre-tout et pleine de sous-menus. Pour dire, la simple présence renouvelée de l’animation de chargement du petit bonhomme qui court (ceux qui savent, savent) me renvoie une image de produits de 2015, et non pas de 2026.

À gauche l’interface Whoop lors d’une activité en cours, au milieu celle de Garmin, à droite les notifications dans ce cas d’usage (Whoop en haut, Garmin en bas)

Un détail, certes, mais qui représente bien l’écart de l’application Garmin avec celle de Whoop. Une dernière pour la route : il a fallu un bon mois pour que Garmin corrige les notifications annonçant l’approche de l’heure du coucher. C’est simple, je les recevais parfois entre 10 heures du matin et midi.

Un espace dans l’application permet de gérer les paramètres du bracelet : afficher le niveau de batterie restant, lancer une activité, définir son activité favorite, paramétrer une alarme, etc.

La vraie (et unique) bonne nouvelle ici est l’absence d’abonnement mensuel payant pour utiliser le Cirqa. Pour être précis, l’utilisation de base de l’application reste entièrement gratuite. Toutefois, Garmin propose une offre payante facultative nommée Garmin Connect+, facturée 8,99 euros par mois (ou 89,99 euros par an) après une période d’essai gratuite de 30 jours. Cet abonnement optionnel débloque plusieurs fonctionnalités et services avancés, mais peu sont en réalité compatibles avec le Cirqa – l’abonnement ayant été initialement lancé pour des montres Garmin.

Dans le lot, un peu d’IA évidemment pour analyser et commenter vos données de santé et de condition physique, des badges exclusifs pour votre profil Garmin (oui oui, ils l’ont fait), et surtout de quoi suivre votre alimentation (calories et macronutriments avec des rapports pour suivre vos progrès). Il faut le dire, Garmin rate ici le coche de l’intelligence artificielle, poussée plus ou moins naturellement chez Fitbit, Whoop ou encore l’application de suivi Bevel.

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Six mois avec Bevel : comment j’ai enfin utilisé les données de mon Apple Watch pour ma santé

Eh oui, je dois bien avouer que l’IA intégrée à l’application Whoop me convainc de plus en plus. En plus d’être plutôt pertinente (il faut dire qu’elle a littéralement toutes mes données quotidiennes) elle est surtout proactive : elle commente ma nuit, mon stress de la journée, elle compare ma dernière séance aux précédentes, et se souvient même que je prépare une course. Chez Garmin, l’intégration est bien plus timide et cachée derrière un abonnement.

Le Garmin Cirqa au quotidien // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Au moins, sur le Cirqa, l’essentiel des métriques (sommeil, Body Battery, statut de récupération et d’entraînement…) reste accessible sans surcoût.

En conclusion ici, l’application Garmin séduit par sa profondeur de données sans imposer d’abonnement payant mensuel obligatoire (contrairement à Whoop), mais la structure est trop touffue et peu intuitive, surtout pour la philosophie minimaliste d’un bracelet sans écran.

Garmin CirqaFonctions de santé : le minimum syndical

Pas de folies pour le Garmin Cirqa côté capteurs, on reste sur les habituels moniteur optique de fréquence cardiaque avec oxymètre de pouls (SpO2), accéléromètre et capteur de température cutanée. Si l’absence de GPS est entendable pour ce type de produit, celle d’un électrocardiogramme l’est moins, surtout que Garmin propose bien ce capteur sur certaines de ses montres.

Le suivi du sommeil et de la récupération

L’essence même de ce type de bracelet sans écran est de se faire oublier. Là où une montre connectée est souvent retirée avant de se coucher par souci de confort, le Cirqa est conçu pour rester collé à votre peau 24 heures sur 24. Le but est simple : mesurer, enregistrer et analyser vos données en continu – même sous la douche pour les plus obstinés d’entre nous.

La Garmin fēnix 7S Pro à gauche, le Garmin Cirqa à droite // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Pour aller plus loin
SpO2, ECG, VFC, fréquence cardiaque : comment les montres connectées prennent soin de votre cœur

Pendant la nuit, le dispositif compile votre fréquence cardiaque, la variabilité de celle-ci (VFC), la saturation en oxygène, la fréquence respiratoire et les variations de température. L’algorithme de Garmin synthétise ensuite ces variables pour vous attribuer un score de sommeil sur 100. Un comportement normal pour un bracelet de ce genre.

Attention tout de même à ne pas devenir matrixé par ces données : historiquement, le suivi du sommeil de Garmin ne figure pas parmi les meilleurs élèves du marché. Encore une fois, on vous conseille surtout de vérifier votre temps total de sommeil, votre variabilité de la fréquence cardiaque par rapport à votre jauge habituelle, et votre fréquence cardiaque au repos. Cette dernière ne ment jamais et est très sensible : consommation d’alcool, diner trop lourd ou tardif, température de la chambre, début d’infection…

Garmin se rattrape aussi avec ses habituels indicateurs et scores. Au réveil, vous consultez par exemple votre Body Battery (une jauge d’énergie corporelle) et votre score de Préparation à l’entraînement.

Pour revenir sur l’absence d’utilisation de l’IA dans l’application, Garmin aurait au moins pu faire l’effort d’intégrer le rapport matinal et de fin de journée d’une façon ou d’une autre — ces rapports sont présents sur les montres de la marque. On a vraiment l’impression que Garmin a fait le minimum pour son Cirqa.

Les données de santé

Sans trop me répéter, vous aurez compris que toutes les données atterrissent au sein de l’application Garmin Connect. On regrettera encore une fois le peu de personnalisation de l’interface. Vous êtes bien libre d’épingler quelques blocs de données, mais ça sera tout.

Allez, la richesse des données brutes et l’absence d’abonnement obligatoire peuvent, pour certains, l’emporter sur l’ergonomie de l’application.

Garmin CirqaUne détection des activités perfectible

Le Cirqa enregistre en permanence votre fréquence cardiaque. Garder le bracelet la nuit et au long de la journée vous permet logiquement d’avoir votre score de sommeil ou de suivre l’évolution de la body battery et de votre niveau de stress. Bien entendu, le Cirqa est aussi là pour analyser vos séances de sport.

Le suivi d’activité

Nous ne nous y attarderons pas : le bracelet embarque sans surprise un accéléromètre pour compter votre nombre de pas – certains y sont encore très attachés. Précisons qu’aucune puce GNSS (comprenez GPS) n’est présente ici, mais le Cirqa peut prendre appui sur votre téléphone. J’ai d’ailleurs été souvent surpris par l’application Garmin Connect qui me criait « 60 MINUTES » en pleine session course à pied pour me prévenir que j’étais en activité depuis une heure.

Blague à part, j’étais assez surpris de voir un tracé assez cohérent à la fin de ma course à pied, alors que je n’avais rien lancé manuellement : le Cirqa comprenait que j’avais commencé à courir et communiquait l’information à l’application.

Voici les trois options disponibles pour enregistrer une activité avec le Cirqa :

  • en appuyant sur le bouton, mais uniquement s’il s’agit du sport que vous avez indiqué en favori ;
  • depuis l’application ;
  • en ne faisant aucune action particulière et en laissant le bracelet et l’application comprendre que vous faites du sport et en détectant ladite activité.

C’est bien ce troisième point qui fait toute la praticité d’un bracelet de ce genre : l’oublier et le laisser faire. Whoop est expert en la matière et détecte, dans la grande majorité des cas, le bon type de sport et la plage horaire — en n’ayant très souvent aucune modification à apporter.

Garmin a ici beaucoup plus de mal, comme la plupart de ses concurrents d’ailleurs. Les séances de course à pied sont plutôt bien détectées et j’ai d’ailleurs le même problème qu’avec mon Whoop : mes trajets à pied pour aller et revenir du travail sont enregistrés comme de la marche, ce qui pollue un peu mes stats et l’interface. Les autres activités, (vélo et sauna par exemple) sont souvent mal repérées – le bracelet a tendance à ne pas comprendre que nous avons fini l’activité et que nous sommes juste en train de marcher pour revenir chez nous par exemple ou faire des courses.

Bref, le Cirqa est bien moins autonome que Whoop sur ce point crucial. Je comprends l’envie de vouloir manuellement lancer une activité avec un bouton, mais en tant qu’utilisateur Whoop, j’ai l’impression de revenir en arrière. Les bracelets sans écran doivent se faire oublier, et chaque interaction avec eux nous rappelle leur présence. Quelle ne fut pas ma surprise à la vue des rumeurs selon lesquelles Garmin préparerait un Cirqa Pro avec deux boutons et un haut-parleur.

Un onglet « activités en attente » regroupe les activités à valider dans Garmin Connect, et il est bien entendu possible de modifier le type de sport, l’heure de début et de fin. C’est ici le plus gros problème selon moi : le Cirqa est incapable de récupérer mes données de fréquence cardiaque qui précèdent ou suivent la fenêtre automatiquement détectée par le bracelet, alors que je le portais bien. On en remet une couche ? La charge d’entrainement Garmin est uniquement calculée à partir des activités enregistrées, là où Whoop s’appuie sur toutes les données de la journée, en mettant continuellement à jour le score d’effort.

Un petit point pour les curieux qui possèdent une montre Garmin et qui veulent comprendre comment le Cirqa s’intègrerait dans leur suivi. Selon nos tests en regardant le suivi de la fréquence cardiaque sur la journée, l’application Garmin Connect arrive bien à passer d’un appareil à l’autre : elle affiche une courbe continue, sans trous ou interruptions, alors que je dormais avec le Cirqa, puis utilisais ma montre Garmin pour aller courir, avant de rebasculer sur le Cirqa. Pas de doublons dans le calcul des pas ou des scores donc, même s’il me fallait parfois supprimer manuellement les activités du Cirqa pour ne pas les cumuler à celles de la montre.

Bien équipée la cousine // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Vous n’êtes donc pas obligés de garder les deux en permanence et vous pourrez ainsi enfin retirer votre montre Garmin la journée (pour porter une montre traditionnelle, par exemple), tout en ayant le Cirqa sur l’autre poignet ou au biceps pour continuer de suivre vos données. La vie est bien faite n’est-ce pas ?

Ce test n’est pas encore terminé, mais vous devinez sûrement ma conclusion. Le Garmin Cirqa ne joue pas dans la cour du Whoop. Il s’adresse surtout à ceux qui sont déjà équipés Garmin.

Le suivi de la fréquence cardiaque

Le Garmin Cirqa n’embarque pas la dernière génération de capteur cardio optique Garmin. Alors que les dernières montres milieu et haut de gamme Garmin utilisent la Gen 5, le Cirqa reste sur un capteur Elevate Gen 4. Cela peut surprendre pour un accessoire dont toutes les métriques et scores dépendent de la qualité du capteur optique, mais je me suis rassuré en me disant que le Cirqa coûte 200 euros et que les capteurs Garmin sont, quoi qu’il arrive, dans le haut du panier.

Mes tests n’ont malheureusement pas montré de résultats exemplaires. Pas de problème sur les footings et la majorité des activités, mais plusieurs beaux ratés sur des sessions plus intenses. Voyez ci-dessus et ci-dessous deux séances de courses à pied, la première en intérieur sur tapis incliné (peu de mouvements brusques du poignet ou de chocs), la seconde en côte en extérieur, avec des descentes assez gourmandes.

Le tracé rouge correspond aux données de fréquences cardiaques enregistrées par le Cirqa, tandis que le tracé bleu provient d’une ceinture de fréquence cardiaque, considérée ici comme la référence – la technologie est bien plus précise et réactive.

Pour aller plus loin
Montre de sport, ceinture cardio, brassard… comment mesurer précisément votre fréquence cardiaque durant le sport

Le Cirqa est complètement passé à côté du deuxième bloc de la deuxième séance, et a aussi beaucoup décroché lors des phases de repos, en descente.

Allez un dernier retour pour la route, je viens de rentrer d’une séance course à pied avec un premier bloc de 8 minutes, suivi de 5 blocs de 1,6 km. Les quatre derniers blocs sont cohérents, la fréquence maximale est à 2 bpm près, mais le premier bloc est 15 à 30 battements sous la réalité.

Ça pulse // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Je précise que tous ces tests ont été réalisés avec le bracelet livré par défaut avec le Cirqa, c’est-à-dire celui qui se porte au poignet. La version qui s’installe au biceps offrira vraisemblablement une meilleure précision. Mon Whoop 5.0 porté au biceps en permanence a quant à lui bien mieux capté mes fréquences cardiaques sur les trois séances discutées au-dessus.

Terminons sur une bonne note : le Cirqa peut diffuser la fréquence cardiaque qu’il capte à d’autres appareils — on pense ici aux compteurs de vélo, tapis de course et autres Zwift. Pas besoin, précisons-le, de lancer un enregistrement d’activité dans l’application.

Garmin CirqaUne endurance moyenne

Garmin avance 10 jours d’autonomie pour son Cirqa. Nos tests se situent plutôt entre 7 jours et 12 jours. Nous avons par exemple atteint 10 et 12 jours d’autonomie en laissant la mesure de la SpO2 désactivée la nuit et en ne faisant pas plus d’une heure de sport par jour.

Le Garmin Cirqa après une randonnée éprouvante (non) // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

En activant la mesure de la SpO2, nous sommes tombés à 7 jours. J’ai surtout eu l’impression que les longues sorties sportives consommaient beaucoup plus de batterie, ce qui est encore une fois différent des autres acteurs du marché. Une chose est sûre, la différence d’autonomie entre nos tests du Cirqa (entre 7 et 12 jours) est étonnante et peu rassurante.

À titre de comparaison et toujours d’après nos tests, le Whoop 5.0 dépasse les 14 jours, l’Amazfit Helio Strap se maintient vers les 11 jours et le Fitbit Air et le Polar Loop tiennent en moyenne 9 jours. Le Garmin Cirqa est donc dans la moyenne basse.

Encore selon nos tests (nous sommes très sérieux), le Cirqa demande une grosse heure pour se recharger complètement — 0 à 40 % en 30 minutes, puis 35 minutes de plus pour atteindre 100 %.

Le port de charge propriétaire Garmin sur le Cirqa // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Bon point pour les possesseurs de montres Garmin : le Cirqa utilise l’habituel chargeur à fiche de Garmin. Dommage pour les autres. Il nécessite en outre d’être retiré pour le recharger. Là encore, le petit chargeur à induction proposé par Whoop m’a manqué.

Garmin CirqaL’atout du sans abonnement

Le Garmin Cirqa est disponible depuis fin juillet 2026 au prix de 199,99 euros. Contrairement à certains acteurs du secteur, l’achat du Garmin Cirqa donne un accès direct, quasi-complet et gratuit à l’application Garmin Connect, sans imposer d’abonnement mensuel obligatoire.

Garmin Cirqa au meilleur prix
  • Boulanger199
  • Fnac199
  • Darty199
  • Cdiscount Marketplace209
  • Pixmania Marketplace217

Voici justement un tableau récapitulatif qui m’a pris trop de temps à remplir, mais qui va régaler les LLM qui tomberaient sur ce test.

ModèlePrix du produit de baseAbonnement si paiement mensuelAbonnement si paiement annuelAbonnement obligatoire ?
Garmin Cirqa199,99 €8,99 €89,99 €Non
Amazfit Helio Strap99,90 €9,99 €29,99 €Non
Whoop 5.00 €14 € à 22 €199 € à 264 €Oui
Whoop MG0 €28 € à 34 €399 €Oui
Fitbit Air99,90 €8,99 €99,99 €Non
Polar Loop179,90 €AucunAucunNon

Quatre couleurs sont proposées pour le bracelet en tissu du Cirqa : noir, bleu marine, lin et rose. Garmin propose aussi trois autres couleurs de bracelets, vendus séparément à 49,99 euros : bleu clair, gris citron et vert olive. À chaque fois, il faut choisir entre une taille :

  • S-M pour les poignets d’une circonférence de 120 à 200 mm ;
  • L-XL pour les poignets d’une circonférence de 145 à 240 mm.
Maxime Grosjean pour Frandroid

Les utilisateurs qui privilégient un port au biceps seront contents d’apprendre que Garmin a pensé à eux. Une seule couleur noire est disponible ici, pour 59,99 euros.

Notre avis sur Le Garmin Cirqa

Design
7
Garmin a fait le minimum syndical. Le boîtier est imposant et le système à scratch manque d'élégance face à la concurrence. Si l'intégration d'un bouton physique saillant est un choix paradoxal pour un appareil censé se faire oublier, elle rassurera certains habitués des montres de sport. L'option de port au biceps et le confort proposé par le bracelet en tissu sauvent toutefois la mise ici.
Logiciel
7
L'absence d'abonnement payant pour accéder à ses données de base est un atout majeur. Malheureusement, l'application Garmin Connect accuse son âge. L'interface reste touffue, vieillotte et peine à proposer une véritable intelligence artificielle proactive pour interpréter les données de récupération, là où des acteurs comme Whoop excellent.
Sport et santé
6
Un bilan en demi-teinte. Le capteur optique de 4e génération montre d'importantes faiblesses lors des séances intenses s'il est porté au poignet, la détection automatique n'est clairement pas au niveau de Whoop et il est impossible de récupérer les données de fréquence cardiaque qui précèdent ou suivent une activité mal détectée par le bracelet. On se consolera avec sa capacité à diffuser la fréquence cardiaque vers d'autres appareils et par la pertinence de ses indicateurs globaux, dont le fameux Body Battery.
Autonomie
7
Avec une endurance oscillant entre 7 et 12 jours, le Cirqa se place dans la moyenne du marché. On regrette surtout une certaine inconstance dans la décharge de la batterie et l'obligation de retirer le bracelet pour le brancher à son câble propriétaire, faute de recharge sans fil. Au moins, le port de charge est le même que celui des montres du constructeur.
Note finale du test
7 /10
Le Cirqa donne l'impression d'être une première version flemmarde, tout du moins celle d'une entrée timide de Garmin sur le marché des bracelets connectés sans écran. En l'état, il conviendra avant tout aux sportifs occasionnels qui veulent garder un œil sur leur récupération et leur sommeil, sans pour autant se ruiner avec le coûteux abonnement mensuel imposé par Whoop.

Sa véritable audience regroupe plutôt les utilisateurs qui possèdent déjà une montre Garmin. Pour eux, le Cirqa prend tout son sens : il permet enfin de retirer sa Fenix ou sa Forerunner de temps à autre (pour dormir confortablement ou porter une belle montre en journée), tout en conservant un flux de données continu et synchronisé dans l'application.

La plus grande déception reste cependant logicielle. Face à une concurrence qui innove constamment avec des interfaces épurées, de l'IA proactive et des analyses fines, Garmin fait du surplace. Finalement, on a le sentiment que la marque s'est contentée de prendre une de ses montres d'entrée de gamme, de lui arracher l'écran, et de s'arrêter là. Un constat d'autant plus frustrant qu'une version Pro serait déjà dans les tuyaux. En attendant, ce premier essai reste un simple accessoire d'écosystème.

Points positifs du Garmin Cirqa

  • Bracelet confortable

  • Option de bracelet pour un port au biceps

  • Les habituels scores de l'écosystème Garmin

  • Utilisation bien pensée du GPS du téléphone

  • Continuité des données avec les montres Garmin

  • Abonnement vraiment pas obligatoire

  • (la recharge avec le câble standard Garmin)

Points négatifs du Garmin Cirqa

  • Boîtier imposant

  • Application Garmin Connect dense et visuellement datée

  • Détection automatique des activités largement perfectibles

  • Calcul de la charge d'entraînement limité

  • Capteur optique d'ancienne génération (Gen 4) et pas d'ECG

  • Décrochages du cardio sur les hautes intensités au poignet

  • (pas de recharge sans fil)

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