Un représentant de Huawei a clarifié lors d’une interview que le constructeur chinois travaillait avec Google afin de rétablir une situation normale auprès du gouvernement américain.

Le gouvernement américain a désormais ajouté Huawei à sa liste noire, faisant que le constructeur chinois ne peut plus travailler avec des acteurs américains. Pour les smartphones de l’entreprise, cela signifie ne plus avoir accès aux services Google et aux mises à jour Android.

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La situation est telle qu’elle a forcé Honor à repousser la sortie de son Honor 20 en Europe. Pour autant, le sursis de 90 jours offert aux entreprises donne l’espoir d’une réconciliation. Du côté de l’acteur chinois, on joue la carte de l’alliance comme le relate 20minutes.

L’Union européenne a un rôle à jouer pour Huawei

Lors d’une conférence donnée par Abraham Liu, représentant Europe de Huawei, au Huawei European Cybersecurity Center à Bruxelles en Belgique, l’homme d’affaires a tout d’abord mis en avant le fait qu’il considérait l’action du gouvernement américain comme une attaque infondée :

« Ce n’est pas seulement une attaque contre Huawei. C’est une attaque contre l’ordre libéral fondé sur des règles. C’est dangereux. […] Maintenant, cela arrive à Huawei. Demain, cela peut arriver à n’importe quelle autre compagnie internationale ».

Bruxelles oblige, Huawei se rapproche de l’Union européenne pour tenter d’y trouver des alliés :

« Pouvons-nous fermer les yeux sur un tel comportement ? Si nous fermons nos yeux, quelles seront les conséquences probables d’une telle complaisance ? […] Chez Huawei, nous comprenons les préoccupations des gouvernements européens en matière de sécurité et nous sommes prêts à faire davantage. […] En raison de l’importance de la 5G, en tant que leader du secteur, Huawei est prêt à signer des accords de non-espionnage avec les gouvernements et les clients dans tous les États membres de l’UE ».

Google reste un allié

Mais, comme le montre Reuters, ce dernier a déjà un allié de poids à ses côtés : Google. Avec lui, il travaille à renverser la décision du gouvernement américain.

« Ils (Google) n’ont aucune raison de nous bloquer. Nous travaillons étroitement avec Google afin de trouver comment Huawei peut gérer cette situation et l’impact de la décision du Département du Commerce américain ».

Quand bien même Google applique la décision du gouvernement, cela ne veut pas pour autant dire que l’entreprise est en accord avec celle-ci. Huawei avance donc petit à petit ses pions sur l’échiquier de cette affaire, qui nous promet encore de nombreux rebondissements.

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