Huawei est à la solde de l’armée chinoise, assure le gouvernement Trump

Rien ne va plus

 

Tout est bon pour justifier l’embargo contre Huawei. Le gouvernement Trump vient de transmettre au Congrès américain un rapport selon lequel le géant de la tech serait à la solde de l’armée chinoise. Au total, 20 entreprises sont citées.

Le conflit opposant Huawei au gouvernement américain ne semble pas près de s’arrêter. Alors que les États-Unis durcissaient récemment les sanctions contre l’équipementier chinois, déjà empêché d’accéder aux technologies américaines nécessaires à la fabrication de ses processeurs, le ministère de la Défense vient de publier un rapport assurant que Huawei est soutenu par l’Armée populaire de libération.

Ce document interne dévoilé par Reuters mentionne également une vingtaine d’autres entreprises chinoises, et non des moindres. Parmi elles, on trouve China Mobile Communications Group, China Telecommunications ou encore Hikvision Digital Technology. Les autres entreprises citées sont détenues, contrôlées ou liées de près ou de loin au gouvernement chinois ou à l’industrie militaire et de défense, assure l’administration Trump.

Jonathan Rath Hoffman, porte-parole du Pentagone, a confirmé que le ministère avait produit une liste des « entreprises militaires communistes chinoises » en s’appuyant sur la section 1237 du National Defense Acuthorization Act. Comprenez que cette liste est établie sous couvert de défense nationale. « Alors que la République populaire de Chine tente de brouiller les frontières entre les secteurs civil et militaire (…) connaître son fournisseur est essentiel », déclare Jonathan Rath Hoffman. Et d’ajouter :

Cette liste sera un outil utile pour le gouvernement américain, les entreprises, les investisseurs, les institutions académiques et les partenaires de même sensibilité pour mener à bien la diligence requise en ce qui concerne les partenariats avec ces entités.

Hikvision conteste fermement

Alors que Huawei a déjà nié à plusieurs reprises tous liens avec le gouvernement chinois, le géant asiatique n’a pour le moment pas réagi à ce nouveau rapport. En revanche, l’entreprise Hikvision, implantée aux Etats-Unis, s’est fendue d’un communiqué de presse pour contester les allégations du gouvernement américain.

Non seulement Hikvision n’est pas une « société militaire chinoise », mais elle n’a jamais participé à des travaux de R&D pour des applications militaires. Hikvision a toujours essayé de coopérer pleinement et de manière transparente avec le gouvernement américain pour répondre aux questions et corriger les malentendus concernant la société. Hikvision continuera de travailler avec le gouvernement américain pour résoudre toutes ces questions.

Ce nouvel épisode risque de renforcer les tensions entre les États-Unis et la Chine dans une guerre commerciale sans précédent. Si le gouvernement Trump se montre particulièrement offensif, les autorités chinoises sont longtemps restées en retrait. Mais face à la multiplication des mesures américaines, elles ont averti qu’elles envisageaient des représailles avec Apple et Qualcomm dans le viseur. Juste au cas où.

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