
Microsoft et Qualcomm sont les deux moteurs du retour en force de l’architecture ARM sur PC. Avec les PC Copilot+ lancés en 2024, les deux acteurs comptaient bien bousculer Apple et ses puces M, basées elles aussi sur ARM depuis 2020.
L’ambition du projet s’est heurtée à la réalité du marché, notamment la résistance de x86 (portés par Intel et AMD), mais surtout à l’ampleur d’une autre tâche : celle de la compatibilité logicielle.
Une nouvelle initiative interne de Microsoft vise à accélérer la transition vers ARM pour ses architectures serveur dans un premier temps. Mais l’ampleur du projet pourrait bien avoir des conséquences bénéfiques pour le grand public.
Le projet « Strong ARMed », l’IA au service d’ARM
C’est Windows Latest qui relaie une offre d’emploi sur le site de Microsoft, la firme recherchant un ingénieur pour un projet intitulé « Project Strong ARMed ». Son objectif : accélérer la transition des bases de codes massives de Microsoft de l’architecture x64 vers l’architecture ARM64.
En lisant l’annonce, on comprend que Microsoft veut avant tout focaliser ses efforts sur son cloud, Azure, notamment pour faciliter l’adoption de sa propre puce ARM dans ses serveurs, Cobalt 100, lancé il y a maintenant deux ans. Il est en effet coûteux en temps de se baser sur des couches de traduction pour des opérations de calcul, traitement ou d’inférence, alors que toute la base de code de ses outils est optimisée pour x86.

Il s’agit cependant d’un défi technique majeur, une charge de travail assez colossale pour des humains. Sans surprise, Microsoft veut se reposer en partie sur des agents IA autonomes pour mâcher le travail et automatiser une large partie de cette tâche.
D’un niveau « ingénieur junior automatisé », ils servent ainsi à identifier les parties du code non portables, modifier celles qui peuvent l’être, remplacer les bibliothèques ou API par des versions supportées sur ARM ou encore tester et itérer afin de corriger les erreurs en fin de chaîne. Les outils de déploiement automatisés de Microsoft sont mis à jour pour supporter nativement les tests et les compilations sur ARM sans intervention humaine constante.
Si on parle ici du code source des différents outils de Microsoft à destination de ses serveurs (Azure, Microsoft 365, Windows Server), ce travail de longue haleine aura très certainement un impact sur Windows 11 ARM. On peut aussi s’attendre à un écosystème ARM encore plus riche sur PC, sans se reposer sur l’émulation Prism, avec à la clé des machines encore plus performantes et autonomes. C’est en tout cas l’esprit.
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