Le ray tracing sur mobile est indispensable et ce n’est pas une question de graphismes

 

Le ray tracing représente l'avenir du jeu vidéo. L'adoption par Qualcomm marque un tournant nécessaire pour le jeu mobile.

Qualcomm a annoncé cette semaine l’arrivée du ray tracing sur sa plateforme Snapdragon 8 Gen 2. MediaTek, ARM et Samsung ont également annoncé plus tôt le support du ray tracing sur leur SoC. Mais, compte tenu de la force de Qualcomm sur le marché mobile, l’adoption par Snapdragon est évidemment un évènement marquant. Sur Android, la plupart des smartphones haut de gamme devraient rapidement gérer cet effet qui fait tant parler depuis plusieurs années sur PC. De son côté, Apple a également fait des annonces autour de Metal 3, son API graphique.

Pourtant, le ray tracing peut encore mettre à genoux de nombreux PC bien plus puissants que nos smartphones. Alors pourquoi les fabricants souhaitent-ils si vite adopter le ray tracing sur mobile ? Ce n’est pas une question de graphismes.

L’objectif de Qualcomm : apporter le jeu AAA sur mobile

Qualcomm ne s’en cache pas, l’objectif de la marque est de pousser les développeurs de jeux AAA à adopter le mobile. Aujourd’hui, ils développent essentiellement sur console et PC, en proposant des expériences sur mesure pour le mobile. Depuis plusieurs années, le secteur a commencé à changer de stratégie en proposant de vraies expériences AAA populaires sur smartphone, à commencer par Fortnite.

Mais voilà, l’arrivée du ray tracing sur PC et console va engendrer à terme des jeux vidéo se reposant sur cette technologie. Cette technique de rendu beaucoup plus réaliste permet aux développeurs de faire l’impasse sur un grand nombre d’artifices. De quoi simplifier les moteurs 3D et la création de jeux sur certains aspects.

Si l’on se projette dans un avenir dans lequel les développeurs utilisent avant tout le ray tracing pour leurs jeux, l’adaptation à un écosystème mobile qui ne prendrait pas en charge cette technologie demanderait une charge immense de travail. Il faudrait alors reprendre tous les artifices que l’on avait abandonnés.

Vous comprenez où l’on veut en venir. Si Qualcomm veut continuer à pousser les développeurs de jeux consoles ou PC à considérer le smartphone, la firme doit absolument gérer le ray tracing en temps réel.

Lors de son Snapdragon Summit, la firme faisait quelques présentations de la technologie à travers des démos non jouables. Il faudra évidemment attendre le Snapdragon 8 Gen 2 pour se faire une première idée des performances de la puce. Il ne fait toutefois aucun doute que c’est avec les générations suivantes que le ray tracing devrait être maitrisé. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le progrès accompli par Nvidia entre ses premières cartes RTX 2000 et ses nouvelles RTX 4000.

NB : Notre journaliste Cassim Ketfi est à Hawaï pour couvrir le Snapdragon Summit 2022 dans le cadre d’un voyage de presse organisé par Qualcomm.


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