
Suunto a tout juste dévoilé la Race 2, un peu moins de deux ans après la Suunto Race. Nous avions fortement apprécié le premier modèle pour son autonomie et son rapport qualité-prix et nous avons eu l’opportunité d’utiliser la Suunto Race 2 quelques jours avant son lancement officiel.
En attendant notre test complet, nous vous délivrons notre premier avis dans cette prise en main de la Suunto Race 2.
Suunto Race 2Design, écran et capteurs
La Race 2 a subi une légère cure de minceur. Le boîtier fait toujours 49 mm, mais passe de 13,3 mm à 12,5 mm d’épaisseur. Le modèle en acier de 76 g a perdu 7 grammes, contre 4 g de moins pour le boîtier en titane, affiché désormais à 65 g.

Les trois tranches du boîtier sont moins visibles que sur la première version, ce qui rapproche la Race 2 de la Race S, un plus petit modèle sorti en juin 2024. Cela signifie aussi que la (grossière) gravure « Suunto » de la tranche gauche du premier modèle n’est plus présente sur la Race 2. On retrouve cependant logiquement les deux boutons et la couronne rotative propres à la famille des montres Suunto Race.

Sans en dire en plus, on peut lire sur le communiqué de presse que la Race 2 « supporte le capteur de fréquence cardiaque optique le plus précis à ce jour chez Suunto ». Nous testerons ce capteur et donnerons nos résultats et conclusions dans notre avis complet.
D’après nos premiers tests, le fix GNSS est relativement rapide, ce qui n’a pas vraiment été la règle lors de nos tests des différentes montres Suunto depuis quelques années. Pour dire, la Race 2 m’a vite fait oublier l’extrême lenteur du fix que me fait fréquemment subir ma Suunto Vertical.

L’écran tactile Amoled conserve la même définition de 466 × 466 pixels, mais passe de 1,43″ à 1,5″. Les bordures sont donc plus fines. Le résultat est réussi.
La marque ne précise pas si la luminosité a été améliorée. Elle sera ainsi au moins au niveau de celle de la Suunto Race. De mon côté, l’écran de la Race 2 a été très généreux lors de mes premières sorties trail en plein soleil avec la montre — sans dire qu’il a été aussi lumineux que les dernières Garmin Forerunner 570 et Forerunner 970.
Suunto Race 2Interface et application
Côté fluidité, la Race 2 est là encore bien plus proche de la Race S que de la Race première du nom. Comprenez que la montre embarque enfin un processeur digne de ce nom. L’interface lente et frustrante de la Suunto Race était l’un des seuls points négatifs que nous avions relevés.

La Race 2 est donc agréable à utiliser : les menus défilent vite et bien, et chaque clic déclenche rapidement l’action souhaitée. Le zoom et dézoom sur la carte sont une nouvelle fois bigrement fluides. Si on garde encore cette espèce de micro-lenteur lors du premier défilement depuis le cadran vers les menus, la montre fait enfin preuve d’une belle fluidité, entre les Garmin et les Apple Watch.
Dommage que la Suunto Race 2 mette toujours autant de temps à se synchroniser avec l’application. Cette dernière a d’ailleurs reçu un beau lifting quelques semaines avant le lancement de la Race. Nous détaillerons les changements lors de notre test complet, mais sachez qu’elle ne fait qu’évoluer dans le bon sens — en partant de l’une des meilleures bases du milieu.
L’interface de la montre se calque quant à elle sur celle des derniers modèles Suunto. En quelques jours d’utilisation, nous avons également noté quelques légères retouches bienvenues :
- un long appui sur les complications du cadran par défaut renvoie automatiquement vers le menu dédié ;
- le nom du capteur externe (ceinture cardio par exemple) est enfin indiqué lors de la connexion ;
- le numéro de la répétition est (enfin aussi) affiché lors d’une séance de fractionné.
Suunto Race 2Autonomie
La Suunto Race 2 affiche sensiblement les mêmes autonomies théoriques que la Suunto Race, à savoir jusqu’à 16 jours en mode montre ou jusqu’à 55 heures en mode GNSS le plus précis — multi GNSS et double fréquence.
Notez que les autonomies du premier modèle Race, sorti en 2023, nous avaient conquis.
Notre premier test réel d’autonomie (toujours en cours) a fait passer la batterie de la Race 2 de 100 % à 48 % :
- en 5 jours d’utilisation ;
- avec un peu moins de 7 heures de sport dans le mode GNSS le plus précis ;
- en portant la montre toute la journée et la nuit ;
- avec la mesure de la SpO2 activée pendant la nuit ;
- sans mode Always On activé.
Si ces résultats semblent plus faibles que lors de notre test de la Suunto Race (première du nom), nous regarderons tout ça dans le détail lors de notre test complet de la Suunto Race 2.

Soulignons aussi le nouveau chargeur, mieux pensé que les derniers essais de Suunto, qui étaient en effet peu convaincants.
Suunto Race 2Vous l’aurez compris, pas de nouveautés majeures
La fiche comparative des caractéristiques de la Race et de la Race 2 ne nous a pas subjugués. C’est une évolution hardware en douceur, avec un boîtier plus léger et plus fin, et un processeur plus puissant.
Que les fans des modèles Garmin avec lampe torche se calment donc : la Suunto Race 2 fait dans le classique. On repassera aussi pour une connectivité LTE, le paiement sans contact ou autre affichage du calendrier.

La Race 2 ne propose pas de stockage local pour la musique, pourtant disponible sur la Suunto Run vendue deux fois moins cher. Étrange et dommage. Les nouveaux écouteurs Suunto Wing 2, lancés en parallèle de la Suunto Race 2, peuvent néanmoins se connecter à la montre pour annoncer en temps réel des données — allure, fréquence cardiaque, etc.
Le software de la montre n’a pas non plus eu droit à de nouveautés majeures. Si la Race 2 dispose du nouveau mode de course sur piste introduit avec la Suunto Run, nous nous étonnons de l’absence du mode marathon, lui aussi lancé sur la Suunto Run. C’est encore une fois étrange.

La marque indique tout de même que sa Race 2 propose 115 modes sportifs, dont 22 nouveautés, mais sans plus de détails — là où Coros insiste en développant de véritables profils de « niche » comme l’escalade et la pêche.
Dans son communiqué, Suunto a pris la peine de marquer que le « processeur (…) offre des performances plus fluides et une évolutivité autorisant l’ajout de futures fonctionnalités via des mises à jour ». En tout cas, rien de particulier au lancement de la montre.

Enfin, les cartes de la Race 2 doivent encore être téléchargées via l’application, avec le même processus long et fastidieux. Pas d’évolution ici donc — même si on apprécie toujours autant utiliser ladite cartographie Suunto.

Cette dernière n’évolue pas non plus : pas d’intégration routable ou d’affichage du nom des rues.
Suunto Race 2Une légère hausse de prix
La Suunto Race 2 est disponible dès son annonce — à partir du 27 août 2025 donc — au prix de 499 euros pour la version acier inoxydable et de 599 euros pour la variante en titane. C’est respectivement 50 euros de plus que pour les deux versions de la première Suunto Race.
Hors baisses de prix, la Race 2 se positionne de ce fait face aux Coros Apex 2 Pro, Coros Pace Pro et autres Garmin Forerunner 570.
Un minimum de 499 euros pour la Race 2, c’est aussi le prix actuel de la version la plus accessible de la Suunto Vertical. Il sera aussi intéressant de voir si la marque va laisser ou non le premier modèle de la Race aux côtés de la nouvelle Race 2. Notre test complet mettra ces différents modèles en comparaison.










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