Adieu le FSD : Tesla change le nom de sa fonction star pour éviter le scandale en Chine

 
Tesla change l’appellation de sa conduite FSD en Chine, afin de faire taire les critiques et mieux coller à la réalité. Désormais, cette technologie prend le nom de « Tesla Assisted Driving ».
Test Tesla FSD à Paris // Source : Frandroid

Cela fait de nombreuses années déjà que Tesla propose la conduite autonome dans ses voitures électriques. Et pour cause, l’Autopilot est disponible depuis le lancement de sa Model S en 2012. Et depuis, cette technologie est présente sur toutes les autos de la gamme, dont les Model 3 et Model Y. Mais elle n’est pas exempte de défauts, bien au contraire. Et l’appellation Autopilot a déjà été critiquée de nombreuses fois, mais aussi épinglée par les autorités.

Cela en raison d’un nom jugé mensonger, car la voiture ne peut en réalité pas se conduire seule. Et désormais, c’est au tour du FSD (Full Self-Driving)de faire l’objet de critiques similaires. À tel point que le constructeur américain a pris une décision lourde de sens. Il a décidé de changer le nom de cette fonctionnalité sur l’un de ses marchés clés, la Chine. Sur son site web, elle est désormais baptisée « Tesla Assisted Driving ».

Un nom qui a pour but de réduire la confusion autour de cette technologie, qui ne permet pas encore une conduite 100 % autonome. Car sur le papier, le nom de FSD laisse penser à une conduite au-delà du niveau 2. Mais dans les faits, c’est un peu différent. En effet, dans les classifications internationales (norme SAE), il est en fait considéré comme un système de niveau 2. Le conducteur doit toujours garder les mains sur le volant et surveiller la route. Il ne peut pas déléguer la conduite plus que ça, contrairement à une autonomie de niveau 3.

Faire taire les critiques

De plus, c’est toujours lui qui est responsable en cas d’accident. Une nuance qui change tout. Mais il est tout de même vrai que le FSD reste l’un des systèmes de conduite autonome de niveau 2 les plus avancés sur le marché. C’est ce que rappelle le site américain Electrek, qui relaie cette information. Il faut tout de même noter qu’il n’y a pour le moment qu’en Chine que Tesla a changé le nom de sa technologie. En effet, même à Hong Kong, elle est toujours décrite comme une « fonction de conduite entièrement automatique ».

C’est la même chose en France, bien que la firme basée au Texas précise que cette conduite autonome reste « supervisée ». Elle rappelle ainsi que le conducteur doit surveiller tout ce qu’il se passe, à tout moment. Par ailleurs, le FSD n’est pour le moment pas encore disponible sur notre territoire. Il débarque en Europe peu à peu, alors qu’il vient d’être approuvé en Lituanie. Il s’agit du 2e pays qui autorise cette fonctionnalité, juste après les Pays-Bas.

Mais il n’existe pas encore d’approbation qui concerne le Vieux Continent dans son intégralité. Pour mémoire, la conduite autonome de niveau 3 est désormais autorisée sur nos routes, sous certaines conditions strictes. Toutefois, aucun constructeur ne la propose, alors que Mercedes et BMW ont fait machine arrière sur cette technologie. Et ce, en raison de son coût trop élevé. En Chine, Tesla avait déjà tenté de commercialiser sa technologie sous l’appellation « FSD Intelligent Assisted Driving », avant de l’abandonner début 2025 pour « Intelligent Assisted Driving » puis « Tesla Assisted Driving » en mai 2026. De quoi maintenir un certain flou artistique…

Pour aller plus loin, on avait déjà testé le NGP de Xpeng en Chine, l’équivalent local du FSD. Et la concurrence chinoise n’attend pas Tesla : BYD et Geely poussent même vers le niveau 4 avec des puces Nvidia.


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