Après avoir révolutionné le camion électrique, Tesla confirme l’arrivée du FSD sur son Semi

 
Tesla le confirme, sa conduite autonome FSD va bientôt débarquer sur son camion électrique, le Semi. Le but ? Réduire la fatigue des conducteurs, notamment sur l’autoroute.
Tesla Semi (2026) // Source : Tesla

S’il y a bien un constructeur qui croit dur comme fer à la conduite autonome, c’est sans aucun doute Tesla. La firme américaine propose en effet son Autopilot depuis 2014 sur sa Model S, et depuis sur l’intégralité des modèles de la gamme. Mais en 2020, le constructeur avait franchi une nouvelle étape, en lançant son FSD (full self-driving). Il s’agit d’une conduite autonome de niveau 3 en théorie, même s’il se limite en réalité au niveau 2 dans sa configuration actuelle, où le conducteur doit rester responsable.

Cette technologie est disponible sur toute la gamme, et notamment sur les Tesla Model 3 et Model Y. Et elle poursuit encore son déploiement, en arrivant tout doucement en Europe. Même si la France y a dit non pour le moment. En parallèle, la firme basée au Texas vient de confirmer son arrivée sur un autre véhicule. Il s’agit du Semi, qui sera bientôt équipé du FSD. C’est ce qu’a indiqué Elon Musk lors de la dernière conférence sur les résultats du deuxième trimestre 2026.

Tesla Semi (2026) // Source : Tesla

Relayé par le site Not A Tesla App, le CEO de l’entreprise n’a pas encore donné de date précise. Il a simplement indiqué que « nous prévoyons que la conduite autonome du Tesla Semi sera opérationnelle vers la fin de cette année ou début de l’année prochaine ». Il rappelle également tenir à « ce que cela ne perturbe pas les progrès réalisés en matière de sécurité pour la conduite autonome des Model 3/Y et du Cybercab ».

Une arrivée déjà promise

À vrai dire, l’arrivée du FSD sur le Tesla Semi n’est pas réellement une surprise. En effet, le constructeur avait pour mémoire levé le voile à l’automne 2025 sur la version restylée du camion électrique, qui indiquait la mention « prêt pour la conduite autonome ». Alors que l’Autopilot est en voie de disparition, il était logique que ce soit le FSD qui équipe le véhicule. À noter que le système nécessitera toujours d’avoir une personne derrière le volant tout de même afin de le superviser.

L’objectif ici est avant tout de soulager les chauffeurs et de réduire la fatigue physique, qui augmente le risque d’accident. Surtout que le Tesla Semi peut parcourir plus de 800 kilomètres en une seule charge. Et que les conducteurs passent beaucoup de temps sur de longs tronçons autoroutiers, sans faire de pauses. Mais l’autre but du FSD est aussi de pallier la pénurie de professionnels du transport. Cela à condition toutefois que la technologie finisse par évoluer vers une autonomie complète.

Tesla Semi (2026) // Source : Tesla

Actuellement, le camion électrique est déjà équipé d’une dizaine de caméras à l’extérieur, et une dans l’habitacle. Mais elles sont utilisées pour les aides à la conduite classiques, telles que le freinage automatique d’urgence. À terme, elles serviront également au FSD, alors qu’Elon Musk ne croit pas du tout aux capteurs LiDAR. Pour mémoire, le Tesla Semi se décline en plusieurs versions, pouvant accueillir jusqu’à trois moteurs électriques, pour une puissance maximale de 1 087 chevaux.


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