Pourquoi un géant du pétrole aide Toyota sur ses batteries solides révolutionnaires

 
Toyota vient de franchir un cap dans ses recherches autour de la batterie solide : un géant pétrolier annonce la construction d’une ligne de production d’électrolyte solide, dédiée aux voitures électriques de Toyota et Lexus. Les premiers véhicules de série qui en seront équipés devraient voir le jour d’ici à 2027.
Lexus LFA Concept // Source : Lexus

Les constructeurs poursuivent leurs efforts pour améliorer leurs voitures électriques, et les rendre toujours plus performantes. Et une technologie les intéresse tout particulièrement : la batterie solide.

Cette dernière est dans le viseur de nombreuses marques, et même de celles qui semblent encore peu avancées dans le domaine. On pense par exemple à Toyota, qui propose une gamme assez réduite d’autos zéro émission (à l’échappement) en France. Mais si la firme japonaise n’a jamais réellement cru à cette motorisation, son nouveau PDG Koji Sato veut changer les choses. Et désormais, l’entreprise veut mettre l’accent sur les batteries solides (aussi appelées batteries à semi-conducteurs).

Lexus LFA Concept // Source : Lexus

À la fin de l’année 2025, elle avait déjà annoncé être en train de développer sa propre technologie, qui équipera une voiture de série dès 2027. Il devrait s’agir d’une sportive portant le badge Lexus, annoncée par le LFA Concept présenté quelques semaines plus tard. Et il semblerait que les choses progressent bien pour la firme nippone, comme l’annonce un communiqué. Ce dernier explique que le projet d’usine vient de franchir une nouvelle étape très importante.

Le groupe pétrolier japonais Idemitsu, 2e plus grand raffineur du pays, vient d’annoncer avoir pris une décision d’investissement finale pour ce site de production. Mieux encore, il confirme que la construction de ce dernier vient tout juste de démarrer. Une très bonne nouvelle pour Toyota, mais il faudra tout de même faire preuve de patience. Car dans un premier temps, seule une ligne pilote sera mise en service au sein de cette usine.

Pas avant 2027

Cela permettra de pouvoir tester la production avant une industrialisation à grande échelle. La capacité prévisionnelle est de plusieurs centaines de tonnes par an. Car pour le moment, tout n’est pas encore prêt pour équiper des voitures de série avec cette technologie, comme nous l’avions récemment expliqué. Car Toyota doit encore trouver une solution pour supprimer tous les éléments susceptibles d’endommager les cellules lors de la fabrication. La marque vient de publier un brevet à ce sujet, réunissant tout un ensemble d’instructions visant à « améliorer le rendement et à garantir l’homogénéité de chaque batterie ».

Ainsi, les premières voitures équipées de cette technologie à électrolyte solide devraient sortir des chaînes de production d’ici à 2027. Date à laquelle l’usine située à Chiba, près de Tokyo, sera normalement achevée. L’agence de presse Reuters indique qu’Idemitsu développe actuellement sa propre technologie de production de masse pour les électrolytes solides. Des échantillons sont actuellement fabriqués dans deux installations de démonstration à petite échelle. L’accent est notamment mis sur le développement de matériaux.

Lexus LFA Concept // Source : Lexus

Pour mémoire, la batterie solide offre un avantage particulièrement intéressant : sa grande densité énergétique. Cela signifie qu’elle peut stocker plus d’énergie qu’une chimie actuelle pour une même taille. Résultat, l’encombrement et le poids sont réduits, ce qui permet de limiter la consommation, et donc d’augmenter l’autonomie. De plus, ces packs coûteront moins cher à produire dans le futur. Ce qui permettra de rendre les autos électriques encore plus abordables pour le grand public. Sans parler du fait que cette technologie est plus sûre, notamment contre les risques d’incendie.


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