Toyota et Tesla doublés ? Ce géant chinois annonce ses batteries solides bien avant la concurrence

 
Le groupe chinois Geely serait prêt à produire des batteries solides dans le courant de l’année 2026. Et on sait déjà quelles voitures électriques pourraient y avoir droit.

Au fil des années, la voiture électrique a pris de plus en plus de place sur le marché. Le choix de modèles est très vaste, et celui des technologies de batterie aussi. Il en existe aujourd’hui plusieurs, même si les plus répandues sont aujourd’hui le NMC (nickel – manganèse – cobalt) et le LFP (lithium – fer – phosphate).

Une belle avancée chez Geely

Certains constructeurs et équipementiers ne cessent de travailler sur de nouvelles alternatives. On pense par exemple à la batterie au sodium et aux accumulateurs semi-solides et solides. Ces derniers sont particulièrement prometteurs, mais ils ne sont pas encore proposés sur des voitures électriques de grande série. Et pour cause, les experts s’accordent sur le fait que cette technologie ne devrait pas être réellement prête avant la fin de la décennie.

Cela n’empêche pas les constructeurs de tout faire pour accélérer la cadence. C’est par exemple le cas du groupe chinois Geely, qui possède notamment Volvo, Zeekr ainsi que Lotus, entre autres. Ce dernier croit dur comme fer à la batterie solide, aussi connue sous le nom de batterie à semi-conducteurs. Si la firme propose déjà des accumulateurs révolutionnaires, comme la Golden Brick, elle veut désormais aller plus loin. Et il semblerait qu’elle soit déjà très bien avancée, comme l’indique le site Electrek.

Geely EX2 // Source : Geely

Le groupe vient de confirmer lors d’une conférence portant sur sa stratégie quinquennale sa volonté d’accélérer sur la batterie solide. Il va même plus loin en annonçant une date, puisqu’il prévoit de finaliser la production de sa première batterie de ce type dès 2026

Cependant, il ne faut pas non plus s’attendre à la voir tout de suite sur des voitures de série. Car Geely va d’abord l’installer sur une plateforme de véhicule électrique existante, et cela à des fins de tests de validation.

Rien n’a donc encore été dit sur une industrialisation massive. Surtout que certains obstacles se dressent encore.

Outre les difficultés techniques, le prix devrait dans un premier temps être encore un souci. C’est ce qu’avait confirmé la firme chinoise WeLion. Celle-ci avait indiqué que ses batteries solides seraient d’abord utilisées dans des « applications peu sensibles au prix où la sécurité est primordiale ». À terme cependant, les coûts de production devraient être largement réduits.

Quelles voitures seront équipées ?

Ce sera d’ailleurs l’un des principaux atouts de cette technologie, qui offre aussi d’autres avantages indéniables. Parmi eux, citons la grande densité énergétique. Celle de la batterie en cours de développement par le groupe chinois devrait être 15 % supérieure à celle d’une batterie LFP classique. Pour rappel, l’accumulateur de Geely fait appel à la chimie lithium-manganèse-fer-phosphate (LMFP). Or, qui dit grande densité , dit qu’il est possible de stocker plus d’énergie. Le tout sans avoir besoin de faire grossir la batterie.

Résultat, le poids reste contenu, et la consommation est réduite, ce qui profite à l’autonomie. La recharge est aussi plus rapide, tandis que cette technologie serait également plus durable.

Ces accumulateurs sont également plus résistants contre les incendies, un point primordial. Surtout que la Chine a décidé de se serrer la vis sur ce point avec la mise en place d’une nouvelle réglementation. Mais alors, sait-on déjà quelles voitures électriques auront le droit à cette technologie chez Geely ?

Crédit : Volvo

Si aucun modèle précis n’a été évoqué, Electrek indique que c’est Volvo qui pourrait être servi en premier. Cela reste encore à confirmer. En parallèle, le groupe chinois continue de travailler sur le développement des architectures 900 volts, qui garantissent une charge ultra-rapide. Pour rappel, il n’est pas le seul à croire à la batterie à semi-conducteurs. C’est également le cas de ses rivaux SAIC, Dongfeng ou encore FAW Group en Chine. On peut aussi citer Nissan qui développe sa propre technologie.


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