Le fabricant de bracelets connectés Fitbit a mal vécu les faibles ventes de sa montre Versa Lite. Il discuterait aujourd’hui avec une banque pour se mettre éventuellement en vente. Parmi les racheteurs potentiels : Google.

La marque Fitbit vit aujourd’hui un peu entre le marteau et l’enclume. D’un côté, elle peine à s’étendre sur le marché des montres connectées, où Apple et Samsung mènent une rude concurrence. De l’autre, son cœur de métier dans les bracelets fitness est grignoté par les offres d’entrée de gamme de Huawei et Xiaomi. C’est pour se sortir de ce pétrin que, selon les sources de Reuters, Fitbit se préparerait à chercher un nouvel acquéreur.

Le fabricant de gadgets n’est pour l’instant pas sûr de vouloir se mettre en vente. Mais il est en discussion à ce sujet avec la banque Qatalyst Partners. Cette dernière aurait mentionné quelques noms de sociétés financières privées, et surtout suggéré de rentrer sous la houlette de Google / Alphabet.

Googlera, googlera pas ?

Le géant de Mountain View produit le système d’exploitation Wear OS, mais n’a jamais commercialisé de « montre Pixel » malgré les rumeurs incessantes. De telles montres auraient été développées et finalisées en 2016, avant d’être annulées sur le fil, car elles ne répondaient pas à certains standards de qualité. Google a manifesté un regain d’intérêt en début 2019, avec le rachat pour 40 millions de dollars de la division Wear OS de Fossil, dont des prototypes de montres hybrides.

Juillet dernier, Fitbit avait dû revoir ses prévisions de chiffre d’affaires à la baisse. La cause était la Versa Lite, une itération bon marché de sa gamme Versa qui a été mal reçue par la critique. L’annonce récente des discussions de rachat a au contraire beaucoup plu au marché. L’action Fitbit a bondi de 22% en une journée, lui faisant dépasser la barre du milliard de dollars de capitalisation.

Fitbit annonce la Versa 2, sa nouvelle montre connectée avec écran OLED