Nous avons testé la Fitbit Versa 2, une montre connectée avec une grande autonomie et un suivi minutieux de l’activité, du sommeil et de la santé.

La watchface principale de la Fitbit Versa 2

La watchface principale de la Fitbit Versa 2

Le marché des montres connectées est difficile. Apple a réussi à se faire la part du lion avec près de 50 % du marché, suivi de Samsung et enfin Fitbit, dont le rachat par Google est en cours. Avant que cette transaction ne soit finalisée, nous nous sommes penchés sur la dernière smartwatch de la marque de fitness, la Fitbit Versa 2. Design, fonctionnalités, autonomie, voici notre avis complet.

Fiche technique

Modèle Fitbit Versa 2
Taille d'écran 1.34 pouces
Technologie OLED
Protection de l'écran Gorilla Glass 3
Définition de l'écran 300 x 300 pixels
Format écran Rectangulaire
Dimension 39.84 mm
Poids 38 grammes
Batterie 165 mAh
Capteur de rythme cardique Oui
Analyse du sommeil Oui
Accéléromètre Oui
Capteur de lumière ambiante Oui
Prix 199€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec une smartwatch offerte par Fitbit.

Design : comme un goût de pomme

« Tu travailles chez FrANDROID et tu as une Apple Watch au poignet ! » Cette phrase, je l’ai entendue bien trop souvent durant ces dernières semaines, et pourtant, aucune montre marquée d’une pomme n’a approché mon poignet durant cette période. Non, par contre il est vrai que la Fitbit Versa 2 lui ressemble beaucoup au premier regard avec son format carré.

Les différences sont pourtant assez notables lorsqu’on se penche de plus près sur les deux montres en question. Tout d’abord, l’iconique couronne rotative de l’Apple Watch cède sa place à un unique bouton poussoir sur le côté gauche de la Fitbit Versa 2 qui sert de bouton à tout faire, depuis l’activation du menu au retour en arrière en passant par l’appel d’Alexa, l’assistant intelligent d’Amazon. C’est plus discret que les trois boutons du premiers modèle.

Bouton unique de la Fitbit Versa 2

Bouton unique de la Fitbit Versa 2

Ensuite, il faut bien l’avouer, les finitions ne sont pas les mêmes, notamment en ce qui concerne les bordures d’écran, beaucoup plus importantes sur la Fitbit Versa 2. Cela se ressent un peu sur la taille d’écran OLED qui est de 1,4 pouce seulement, ce qui donne des côtés de 2,5 cm, contre 4 cm pour les côtés du boitier lui-même. On reste néanmoins sur une conception en aluminium de très bonne qualité qui ne marque pas avec le temps et un revêtement Gorilla Glass 3 sur l’ensemble pour assurer une certaine protection contre les rayures.

L’écran lui-même est d’ailleurs de bonne facture et offre toujours une excellente visibilité, même en réglant la luminosité sur « moyenne ». Ajoutez à cela un contraste très profond qui sous certain angle permet d’oublier les grosses bordures et vous avez un parfait compagnon à votre smartphone pour consulter des notifications. Fitbit a donc réglé ici l’un des principaux problèmes de la première génération (son écran LCD).

Son bracelet de base fourni à l’achat est en silicone, ce qui est la norme pour les trackers d’activité et autres montres sportives. Il est épais, qualitatif et ne sent pas mauvais (un problème rencontré sur certains bracelets de mauvaise qualité). Deux tailles sont d’ailleurs fournies : S, qui s’est avérée trop petite pour moi, ne laissant que très peu de bracelet « libre », et L, qui s’est avérée presque trop grande pour moi, m’obligeant à passer l’ardillon dans le trou le plus serré. À croire que mon poignet est pile à la mauvaise taille. Il est bien sûr possible d’acheter des bracelets supplémentaire sur la boutique de la marque ou chez des marques tierces, sur un standard 22 mm.

Un système excellent, mais limité

Comme les deux autres marques du TOP 3, Fitbit propose son propre système d’exploitation sur ses montres, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Commençons par les bons points.

L’interface de la Fitbit Versa 2 est légère, ce qui lui permet d’être très fluide la majorité du temps. Il lui arrive néanmoins d’avoir quelques ralentis, notamment après avoir chargé son journal de la journée (affichant le nombre de pas, la moyenne du rythme cardiaque, les derniers exercices, etc.). En glissant le doigt vers le bas on voit les dernières notifications des applications que l’on désire — qui ne s’effacent malheureusement pas automatiquement lorsqu’on les supprime sur le smartphone –, si on glisse vers le côté on accède aux applications installées, et vers le haut on accède au journal de la journée.

Les notifications sur la Fitbit Versa 2

Les notifications sur la Fitbit Versa 2

Notons que sur l’écran des notifications, une petite pop-up permet d’accéder rapidement au lecteur musical, au système de paiement et aux paramètres rapides de la montre (activation de l’écran, luminosité, mode « ne pas déranger », etc.). L’ensemble fonctionne plutôt bien et cette bonne interface est doublée d’une application sur le smartphone à la fois claire et complète, mais j’y reviendrai un peu plus tard.

Parmi les applications de base de la montre, on retrouve le lancement du suivi d’activités (running, vélo, natation, musculation, yoga, golf, randonnée… 20 au total personnalisables depuis l’application), une minuterie, des alarmes, la météo, un système de relaxation basé sur la respiration ou encore le contrôle de la musique. On peut ensuite choisir des applications de développeurs tiers comme Spotify, Deezer, Strava, Philips Hue, Uber, etc. Malheureusement, et c’est là que le bât blesse, le nombre d’applications disponibles est très limité. Je n’ai par exemple pas pu gérer ma musique depuis YouTube ou Google Play Musique (Spotify et Deezer nécessitant d’avoir un abonnement payant pour se connecter à Fitbit), m’obligeant à sortir mon téléphone ou à passer par les commandes de mon casque chaque fois que je voulais mettre pause ou changer de piste.

On peut néanmoins connecter un casque Bluetooth à la Fitbit Versa 2 et y stocker quelques musiques pour éviter d’avoir à emporter son smartphone partout avec soi lors de l’exercice, même si remplacer les apps de streaming illimité devient difficile aujourd’hui. Dans un autre genre, si les lecteurs musicaux de Google ne sont pas très populaires, l’absence de mon application de running habituelle (Runtastic) sur une montre centrée sur l’exercice et la santé a été bien plus dommageable, tout comme l’impossibilité de recouper les données dans Google Fit ou Apple Health. Et il n’y a pas de GPS non plus….

Au final, cet interface fluide, mais sommaire, la rend assez peu présente au quotidien. Elle enregistre ses données, nous envoie quelques informations, mais il m’a été assez rare finalement de réellement interagir avec elle.

L’application

Si je n’ai pas beaucoup porté mon regard sur la montre elle-même, j’ai en revanche naturellement ouvert l’application Fitbit plusieurs fois par jours. Le matin pour consulter mon score de sommeil de la nuit et le soir pour éventuellement entrer des informations manquantes sur ma journée et suivre mes résultats. Notez qu’un suivi des règles est également possible.

En fixant des objectifs atteignables, mais réguliers, Fitbit arrive à gamifier la santé et à pousser l’utilisateur à s’y intéresser comme personne. Enregistrez facilement la quantité d’eau que vous avez bu ou les aliments que vous avez consommés dans la journée pour ajouter de la pertinence au suivi de l’application. À ce propos, la liste d’aliments disponibles est assez dingue et très bien faite. Vous avez bu un café dans la journée ? Fitbit vous propose de l’enregistrer dans votre journal en sélectionnant parmi les 5 choix les plus populaires… ou parmi les 92 autres possibilités (oui, je les ai comptées), comprenant les dosettes de marques populaires (Nespresso, Senseo, Nescafé ou même Carrefour…), ou encore les doses standards de certaines enseignes (McDonald’s, Starbucks…).

L’application propose également des défis quotidiens à se fixer et pouvant être rejoints par des amis pour se motiver à réaliser ses objectifs, ou même des « aventures » qui représentent d’autres types de défis s’étalant sur plusieurs jours, avec des objectifs divers sur la période. Tout dans l’application pousse à être un peu plus actif, à faire quelques pas supplémentaires pour atteindre ses objectifs et donc améliorer, et ça marche étonnamment bien si l’on est un tantinet joueur.

Enfin, on peut également partager ses réussites et ses conseils avec la communauté (d’une bonne session de sport au bon petit plat que l’on s’est préparé) ou accéder à un système d’entraînements, le Fitbit Coach, mais il s’agit là d’une partie payante.

Par ailleurs, tout est généralement bien expliqué. L’application ne se contente pas de me dire si j’ai bien dormi ou pas, mais chronomètre la durée des différentes phases de sommeil et m’explique clairement quelles conséquences elles ont sur mon corps au quotidien. Fitbit promet en outre à l’avenir de pouvoir régler un réveil qui tentera de vous réveiller au plus proche possible de votre heure de réveil demandée, mais lors d’une période de sommeil paradoxal pour éviter les réveils trop brusques. On attend cette fonctionnalité avec impatience.

Notons que les relevés sont généralement très fiables, que ce soit sur l’analyse du sommeil, mais aussi sur les mesures du cardiofréquencemètre, qui obtient des résultats proches à ce que l’on peut obtenir avec un véritable électrocardiogramme.

Une autonomie exemplaire

Le meilleur atout de la Fitbit Versa 2, c’est surement son autonomie. Avec ses bons 5 jours d’usage, elle arrive à se faire oublier et n’oblige pas à être rechargé toutes les nuits. Heureusement d’ailleurs pour une montre dont l’un des principaux arguments est l’analyse du sommeil… On peut allonger un peu cette durée de vie (et atteindre 6 jours) si on coupe la mesure automatique du rythme cardiaque en continue, mais c’est un peu dommage sur ce type de produit.

L'arrière de la Fitbit Versa 2

L’arrière de la Fitbit Versa 2

Enfin, si on active l’écran Always-On, l’autonomie tombe à 3 jours. Même dans ces conditions, cela reste une autonomie très bonne pour une montre connectée.

Prix et disponibilité

La Fitbit Versa 2 est disponible depuis septembre 2019 au prix conseillé de 200 euros. Une édition spéciale avec un bracelet tissé est aussi proposée à 230 euros.

Rappelons que la question du suivi des mises à jour se pose après le rachat de Fitbit par Google. En l’état, la Versa 2 est néanmoins fonctionnelle et ne nécessite pas forcément de mise à jour supplémentaire.

Note finale du test 8/10
La Fitbit Versa 2 vise à corriger les erreurs de la première génération. Son écran est bien plus lisible notamment, et son esthétique est plus moderne avec son unique bouton qui sait se faire discret. Elle garde néanmoins les points forts du premier modèle, à savoir une autonomie à toute épreuve et un suivi d'activité particulièrement complet.

Outre ses mesures précises, ce qui fait vraiment la force de cette montre connectée, c'est surtout son application sur smartphone, ultra complète et motivante pour se mettre au sport. Malheureusement, elle souffre encore de quelques petites faiblesses, notamment au niveau de son offre applicative qui est très restreinte. Vous n'aurez pas énormément de choix pour accompagner vos séances de sport.

Quoi qu'il en soit, c'est un excellent compagnon qui se fera oublier et qui vous apportera un très grand nombre d'informations utiles. N'est-ce pas ce que l'on demande le plus à une montre connectée ?
Points positifs
  • Grande autonomie
  • Discrète
  • L'application Fitbit
  • Suivi efficace
Points négatifs
  • Des bordures encore un peu grosse
  • Pas de GPS
  • Offre applicative restreinte