Voitures autonomes : les constructeurs européens font tout le contraire de Tesla

 

Le groupe européen Stellantis a choisi le français Valeo pour fournir le LiDAR qui équipera ses véhicules dès 2024. Celui-ci rendra alors possible la conduite autonome de niveau 3. Tout le contraire de Tesla qui veut se passer de LiDAR.

Alfa Romeo Tonale  – Frandroid – HERO (5)
Alfa Romeo Tonale // Source : Stellantis

Si l’on est encore loin de pouvoir traverser la France en laissant sa voiture gérer seule la conduite et ses imprévus, les constructeurs continuent de développer leurs technologies de conduite autonome. Celle-ci est classée en plusieurs niveaux de 1 à 5, se distinguant par la possibilité ou non de déléguer certaines tâches au véhicule.

À l’heure actuelle, seule la conduite autonome de niveau 2 est autorisée. Pour rappel, celle-ci permet à la voiture de rouler quasiment seule sur l’autoroute, grâce à l’assistance au maintien de voie et au régulateur de vitesse adaptatif. Le conducteur doit néanmoins toujours avoir les mains sur le volant. Mais cela devrait bientôt changer.

Un LiDAR français

En effet, la réglementation européenne devrait évoluer cet été afin d’autoriser la conduite semi-autonome de niveau 3 sur les routes, permettant de ne plus garder les mains sur le volant pour les voitures compatibles. Et déjà, les constructeurs se préparent, à l’image de Stellantis. Dans un communiqué publié par Valeo, nous apprenons en effet que le groupe a choisi l’équipementier français pour fournir un LiDAR (laser imaging detection and ranging) de 3ème génération pour ses véhicules. Baptisé Valeo Scala 3, celui-ci équipera les modèles de la firme franco-italienne dès 2024.

Ce nouveau LiDAR permettra alors aux voitures qui en seront équipées d’atteindre une conduite semi-autonome de niveau 3. Valeo précise en effet que « le LiDAR Valeo Scala 3 permettra à ces véhicules d’être certifiés pour le niveau 3 d’autonomie, autorisant leurs conducteurs à lâcher le volant et à quitter la route des yeux, en toute sécurité« .

Une technologie à laquelle Tesla ne croit pas

Si le communiqué ne détaille pas le fonctionnement précis de ce capteur, il précise néanmoins ses capacités. Valeo annonce en effet que ce LiDAR « identifie ainsi à plus de 150 m sur le bitume noir d’une route non éclairée un objet abandonné (comme un pneu par exemple) que ni les caméras, ni les radars, ni même l’œil du conducteur ne peuvent détecter« . Selon l’équipementier, « il reconstruit l’environnement de la voiture en une image 3D faite de nuages de points avec une résolution inégalée à ce jour sur un système automobile. Ainsi, il caractérise la topologie de la route et détecte les marquages au sol« .

Pour l’heure, on ne sait pas encore sur quels modèles de Stellantis cet équipement sera intégré, mais nul doute que les véhicules les plus haut de gamme seront servis en premier. L’une des contraintes du LiDAR est en effet son prix, largement supérieur aux radars classiques et caméras. De plus, le LiDAR est un objet volumineux, assez difficile à intégrer de manière à ne pas le remarquer. C’est notamment pour ces raisons qu’Elon Musk, le patron de Tesla, ne veut pas de LiDAR sur ses voitures. À la place, la firme américaine utilise les radars et caméras et souhaiterait réussir à se passer des radars à terme.

Pour le moment, seul Mercedes, avec sa classe S et EQS, fait circuler des voitures avec la conduite autonome de niveau 3. Mais uniquement sur les 13 000 km d’autoroutes allemandes. Cela est notamment rendu possible par l’utilisation d’un Lidar de chez Valeo, le Scala 2, en plus de caméras et radars.


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