
Ted Sarandos, le co-CEO de Netflix, s’est retrouvé sur le siège éjectable devant une sous-commission antitrust du Sénat américain. L’enjeu ? Un petit chèque de 83 milliards de dollars pour croquer Warner Bros Discovery. Forcément, ça fait grincer des dents, surtout quand on parle de fusionner les catalogues de Netflix et de HBO Max.
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La scène était presque surréaliste. D’un côté, des sénateurs qui craignent l’émergence d’une « plateforme pour les gouverner toutes », capable de dicter sa loi aux créateurs et d’essorer le portefeuille des clients.
De l’autre, un Ted Sarandos imperturbable, sûr de sa force, qui explique avec un aplomb fascinant que si les gens ne sont pas contents des futures augmentations de prix, ils n’ont qu’à cliquer sur le bouton de résiliation.
Netflix veut devenir si indispensable que vous accepterez de payer n’importe quel prix pour ne pas rater la prochaine saison de Stranger Things ou le catalogue HBO.
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« Plus de contenu pour moins cher » : le paradoxe Sarandos
Pour calmer le jeu, Ted Sarandos a expliqué : « Nous donnerons aux consommateurs plus de contenu pour moins cher ».
En fusionnant avec Warner, Netflix récupère des licences légendaires et une force de frappe de production colossale. Au lieu de payer deux abonnements séparés, vous n’en auriez qu’un seul (certes plus cher) qui regrouperait tout.
D’après le patron de Netflix, 80 % des abonnés à HBO Max paient déjà pour Netflix. Pour lui, c’est mathématique : le regroupement est une source d’économies pour le foyer. Mais attention, le calcul est biaisé. En France, par exemple, le coût de la vie et la fragmentation des offres rendent cette affirmation très spéculative. Netflix compte d’ailleurs investir près de 20 milliards de dollars dans les contenus en 2026. Un record qui devra bien être financé par quelqu’un : vous.
Netflix a besoin des studios Warner pour alimenter sa machine, alors que la concurrence des géants comme Amazon ou YouTube (qui rafle des parts d’audience records sur les téléviseurs) devient insupportable. Le patron de Netflix a d’ailleurs longuement cité YouTube comme son vrai rival, un moyen habile de dire « Regardez, je ne suis pas un monopole, il y a de la vidéo gratuite partout ».
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