« Dettes croissantes, tarifs douaniers, surstockage » : Trek, le n°1 du vélo américain, serait en très grandes difficultés

 
Selon Escape Collective, le groupe américain Trek subit plus que d’autres le contrecoup du boom du Covid, dû à une stratégie trop agressive, avec des pertes colossales et un plan de licenciements.
Trek Powerfly FS
Crédit : Trek

Nous l’évoquons régulièrement chez Survoltés : les géants du vélo électrique et mécanique résistent différemment face à la crise. Le contrecoup du marché, suite au boom du Covid, a modérément touché le n°1 mondial Giant, mais davantage le n°1 européen Accell. Ici, il est cette fois-ci question du n°1 américain Trek, dont nous apprenons que la situation s’avère assez préoccupante selon le site spécialisé Escape Collective.

Une stratégie prédatrice pendant le boom du vélo, qui s’est retournée contre Trek

« Pendant un an et demi, les performances commerciales quotidiennes de Trek ont été dans le rouge », raconte le média. « Chaque jour, les résultats étaient en baisse par rapport à l’année précédente, le ralentissement du secteur du vélo s’avérant beaucoup plus long que la période de boom qui l’avait précédé. Puis le lundi 12 janvier 2026, les voyants sont passés au vert, mais aucune célébration sur le fait que le bout du tunnel était visible n’a eu lieu. »

Et le média de poursuivre : « Le personnel avait déjà été invité à travailler à domicile le mardi et le mercredi de cette semaine-là, et une vague importante de licenciements était prévue », peut-on lire.

Selon Escape Collective, le modèle de Trek a été trop gourmand pendant le Covid. En réponse à « une demande vue comme insatiable et à la principale contrainte qu’était la chaîne d’approvisionnement », le groupe américain (qui détient aussi Electra et Diamant) a voulu cherché à avoir ses propres entrepôts.

Trek Domane+ SLR 6 AXS
Le vélo de route électrique Trek Domane+ SLR 6 AXS. // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Il a également gonflé son réseau de revendeurs propres, « en rachetant en lot des chaînes de 10 à 20 magasins ». Mais la chute des ventes a mis en péril cette stratégie, Escape Collective citant l’exemple d’un revendeur indépendant passé sous giron Trek, qui réalise désormais 20 % de chiffre d’affaires en moins.

Des licenciements dans l’ombre de la crise

La firme étasunienne fait ainsi face, entre autres, à des « dettes croissantes, des tarifs douaniers » dus à la politique Trump, ainsi qu’une « pression tarifaire et l’érosion du prestige de la marque sur des catégories clés ». Mais les deux principaux problèmes seraient « le surstockage et le ralentissement économique », qui transforment la situation de Trek en une crise majeure.

Le groupe a ainsi procédé à des licenciements en janvier, sans véritablement communiquer en interne et encore moins en externe. Il n’a également pas répondu aux questions du média, et nous avons également contacté la marque pour récolter un retour de sa part.


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