
On le sait, le marché automobile est quelque peu chahuté en ce moment, et ce depuis quelques années déjà. En pleine mutation, ce dernier doit évoluer au gré des réglementations, mais aussi de la concurrence grandissante, venue notamment de Chine. Les constructeurs traditionnels se retrouvent bien souvent en difficulté, obligés de s’adapter à tous ces changements.
La fin d’une aventure
C’est évidemment le cas du groupe Stellantis : le groupe franco-italien n’est pas vraiment au mieux de sa forme. Ses ventes ont été en baisse de 5,5 % en Europe entre janvier et novembre 2025, selon les chiffres de l’ACEA. Et ce alors que son patron européenn, Emanuele Cappellano, affirme que la demande en voitures électriques est encore insuffisante.
Malgré tout, le groupe tente de se diversifier avec des partenariats, comme Factorial Energy pour la batterie solide ou Ample pour un procédé de battery swapping, consistant à échanger la batterie d’une voiture électrique plutôt que de la recharger.

Mauvaise nouvelle : cette dernière vient d’annoncer sa mise en faillite, comme l’indiquent les sites Italpassion et Electrek, qui expliquent que l’entreprise a été placée sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis auprès du tribunal du district sud du Texas.
Mais quelle est la raison de cette désillusion pour l’entreprise basée à San Francisco ? Elle n’aurait tout simplement pas trouvé son public, malgré la promesse alléchante. Dans le cadre du projet pilote mis en place à Madrid en juin 2025 et aux États-Unis, il était en effet possible de profiter du service de battery swapping pour seulement 13 dollars environ. Une flotte de Fiat 500e avait été mise en service afin de tester cette technologie. Aussi proposée par Nio, cette dernière permet d’échanger la batterie vide de son auto par une autre pleine, en moins de trois minutes.

Sur le papier, l’idée est très séduisante. Mais encore faut-il avoir une auto compatible avec cette technologie, dont la batterie est amovible. Ce qui était le cas des Fiat 500 déployées, conçues pour cet usage. En parallèle, le développement de la charge classique de plus en plus rapide fait concurrence à ce dispositif, qui présente de moins en moins d’intérêt. Mais Stellantis et Ample ne sont pas les seuls à revenir sur le développement de cette alternative. C’est aussi le cas de Nio, qui a fermé sa seule station au Danemark.
Un revirement de situation rapide
Et pour cause, certaines voitures sont capables de passer de 10 à 80 % en moins de 20 minutes, voire même 15 pour certains modèles. Ce qui permet au conducteur d’en profiter pour faire une pause ou boire un café. Et l’échange de batterie est donc de moins en moins pertinent. C’est dans ce contexte qu’Ample va fermer. Selon Electrek, tous les employés ont été licenciés brutalement quelques mois plus tôt. Désormais, la société fait face à une action en justice, pour violation de la loi fédérale WARN.
Selon une source anonyme, la faillite aurait surtout été causée par « une mauvaise gestion classique, liée à l’inexpérience, à des déclarations d’entreprise exagérées et à une utilisation inefficace des fonds ». Ample déclare être en possession de 10 à 50 millions de dollars d’actifs et entre 50 et 100 millions de dollars de passifs. Cependant, elle demande désormais un financement de 6 millions de dollars pour sa procédure de faillite. Depuis sa création en 2014, l’entreprise aurait levé pas moins de 330 millions de dollars.

Pour mémoire, la société était au départ une start-up indépendante, qui a par la suite été rejointe par le groupe Stellantis, dans le cadre d’un accord de collaboration. La firme avait alors attiré l’attention de nombreuses grandes entreprises, telles que Mitsubishi ou encore Shell, ainsi qu’Uber.
Elle devrait finalement finir par disparaître, tout comme Better Place, une autre société spécialisée dans le battery swapping. Elle avait également échoué à étendre son réseau, malgré quelques stations implantées au Danemark et en Israël.
Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.