Les rumeurs se suivent et se ressemblent : on a l’impression que les opérateurs des télécoms en France essaient de se dévorer mutuellement mais n’y parviennent pas. Tandis que Stéphane Richard, PDG d’Orange, imagine un futur à trois, nous vous demandons comment vous imaginez l’évolution du marché.

Qui mangera qui ?

Dernièrement, nous apprenions que Martin Bouygues avait rencontré Patrick Drahi, grand patron de SFR, dans le but de faire une proposition pour acquérir la firme. Il y a deux ans, c’était Bouygues et Orange qui songeaient à s’unir. Les opérateurs s’approchent, se jaugent, mais nul ne semble prêt à franchir le pas malgré l’accord de l’Arcep, qui donne sa bénédiction pour un marché à trois au lieu de quatre.

Patrick Drahi le dit lui-même : SFR n’est pas à vendre… à moins que l’on y mette le prix. Toutefois, avec l’approche de la 5G et des changements que cette technologie va apporter, une concentration des opérateurs semble presque inévitable. S’il y a un opérateur de trop, qui est-il selon vous ? Nous vous avons justement posé la question sur Twitter.

Sans véritable surprise, il faut bien l’avouer, c’est donc SFR qui est pointé du doigt par plus de la moitié des votants. Même si l’opérateur rouge s’est offert en début d’année le meilleur résultat depuis 2014 et voit enfin son nombre d’abonnés repartir à la hausse après une période difficile, il paie encore son service client décrié et récemment décimé, et il reste l’opérateur qu’on aime détester.

Si les deux autres opérateurs historiques s’en sortent bien, Free obtient davantage de suffrages et arrive donc à la deuxième place. Le trublion, qui compte s’installer en Italie et y tenir la même stratégie de prix agressifs face à la concurrence, souffre lui d’une moins bonne réputation lorsqu’on évoque la qualité du réseau malgré ses efforts

Mais pour l’heure, la volonté de Stéphane Richard de voir le marché se concentrer ne suffit pas et il va falloir patienter le temps que les opérateurs se décident à bouger. En espérant, bien évidemment, que le retour à trois opérateurs ne se solde pas par une stagnation des prix comme auparavant. Néanmoins, Stéphane Richard ne pense-t-il déjà pas que les offres bradées sont des « promotions ridicules » ?