520 000. C’est le nombre d’abonnés qui ont obtenu un accès à l’internet Très Haut Débit au cours du second trimestre 2019. Un chiffre qui porte à plus de 10 millions le nombre de foyers français raccordés à un débit maximum descendant supérieur ou égal à 30 Mbit/s, d’après les dernières données publiées par l’Arcep, ce 5 septembre.

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Un tiers des foyers français disposent désormais d’un accès à l’internet Très Haut Débit (pour un débit descendant supérieur ou égal au seuil des 30 Mbit/s). C’est l’information qui émanait hier de l’Arcep. Relayée aujourd’hui par 01Net, elle nous permet de prendre la mesure des progrès réalisés ces derniers mois, même si l’éligibilité au Très Haut Débit et la fibre reste encore très parcellaire dans l’Hexagone, tout spécialement en dehors des grands pôles urbains. Une situation qui devrait toutefois continuer d’évoluer vers le mieux : l’Arcep indique par exemple que 2,2 millions d’abonnés supplémentaires ont été enregistrés au cours de la dernière année, contre « seulement » 1,7 million un an plus tôt.

La fibre porte la progression du Très Haut Débit en France

Comme le précise l’Autorité française de régulation des communications dans son analyse, le gros de la croissance observée sur le second trimestre 2019 provient d’abonnements à la fibre optique de bout en bout. Sur les 520 000 nouveaux abonnés au Très Haut Débit en France, 495 000 le sont au travers d’un accès fibré. La fibre optique représente donc 90 % de cet accroissement selon l’Arcep, qui indique par ailleurs qu’au 30 juin dernier 5,8 millions de lignes fibrées étaient actives sur l’Hexagone (pour une croissance estimée à 1,9 million sur une durée d’un an). Le nombre total de foyers équipés de l’internet à haut ou très haut débit atteignait enfin le seuil des 29,4 millions à la fin du second trimestre 2019, lit-on. C’est 90 000 abonnés de plus qu’au trimestre précédent et 690 000 de plus en un an (+2,4 %).

Les déploiements doivent néanmoins s’accélérer pour atteindre les objectifs annoncés pour 2020, note l’Arcep — tout particulièrement en ce qui concerne les zones AMII (Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement). Moins densément peuplées, ces zones urbaines (évoquées le 27 août dernier par l’Arcep) profitent d’un déploiement de l’internet à très haut débit assuré par Orange et/ou SFR. Les objectifs des deux fournisseurs d’accès sont toutefois encore loin d’être complétés, note l’organisme dans son dernier rapport. Les deux entreprises se sont en effet engagées à rendre 92 % des locaux raccordables à la demande d’ici la fin d’année 2020. À un peu plus d’un an de l’échéance, seulement 55 % des locaux pris en charge par Orange profitent de ce raccordement, contre tout juste 44 % chez SFR. L’année qui s’annonce sera donc cruciale.