Deux jours avant le lancement du G7 à Biarritz, le président Emmanuel Macron réitère l’importance de taxer les géants du numérique.

Emmanuel Macron en 2017. Source : Présidence de la Fédération de Russie

Il y a quelques jours, les poids lourds américains du numérique dénonçaient lors d’une audience à Washington la « taxe GAFA » mise en place par la France au mois de juillet. Alors que le sommet du G7 s’ouvrira à Biarritz dans deux jours, le président français Emmanuel Macron tente de faire pencher la balance de son côté, en insistant à nouveau sur la nécessité de taxer les géants de la tech.

« Les grands acteurs du numérique ne contribuent pas au bien commun », a déclaré Macron à la presse ce mercredi. « Je ne suis pas d’accord avec ce système, je ne pense pas que c’est quelque chose de bien, y compris pour les travailleurs américains ». Il poursuit en rajoutant qu’une plus grande taxation des grandes entreprises technologiques est une affaire de justice sociale, et se pose en faveur d’un code fiscal universel pour les services numériques.

Le choix des arguments répond bien à la grande critique opérée par la Silicon Valley envers la « taxe GAFA » : que celle-ci est unilatérale de la part de Paris, donc contraire à l’ordre mondial libéral et aux intérêts économiques américains en particulier. Pour rappel, cette taxe prélève 3% des revenus de toutes les entreprises du numérique faisant plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en France et 750 millions d’euros dans le monde.

Les géants du Web sont-ils devenus plus puissants que des États ?