La semaine dernière, l’agence nationale de sécurité sanitaire — l’ANSES — publiait un rapport pour le moins critique envers les effets des ondes sur la santé et notamment leur mesure. L’agence préconisait alors de nouveaux critères pour la mesure du DAS des smartphones. Un avis rejoint par le gouvernement français vendredi dernier.

Le Samsung Galaxy S9 pour illustration

Il y a tout juste une semaine, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a remis un rapport concernant la mesure des ondes et leurs potentiels risques pour la santé. Dans son rapport, l’ANSES s’attaquait notamment à la mesure du DAS des smartphones.

Selon l’agence nationale, cette mesure, qui est faite à 5 mm de l’antenne, serait plus fiable si elle était directement faite à son contact. Un avis partagé par le gouvernement. Ce vendredi, plusieurs ministères ont en effet annoncé la mise en place de quatre actions afin de suivre les recommandations de l’ANSES.

La première d’entre elles vise à pousser pour une réforme européenne de la mesure du DAS. En effet, le débit d’absorption spécifique est une norme dont la mesure est définie sur le plan communautaire. Il faut donc que le gouvernement arrive à convaincre la Commission européenne pour changer le mode de mesure avec non plus une distance de 5 mm, comme c’est le cas depuis 2016 — contre 25 mm auparavant –, mais au contact de l’antenne, à 0 mm. L’idée derrière cette nouvelle mesure est de permettre d’avoir des données « plus représentatives de l’exposition réelle des utilisateurs », indique le gouvernement.

Davantage de contrôle par l’ANFR

Outre ces mesures, le gouvernement a annoncé donner un coup de pouce à l’ANFR, l’agence nationale des fréquences. Celle-ci devra publier d’ici la fin de l’année une application spécifique, baptisée Open Barres, visant à permettre aux utilisateurs de connaître le DAS de leur appareils. On y retrouvera également la distance d’usage recommandée pour chaque appareil. Enfin, les moyens de l’ANFR seront également renforcés afin de permettre à cette agence d’augmenter le nombre de produits contrôlés de 30% l’an prochain.

Le gouvernement souhaite également communiquer directement auprès des constructeurs afin de les inciter à mettre à jour régulièrement leurs appareils, notamment pour qu’ils s’adaptent aux dernières normes en termes de DAS. Comme le soulignent nos confrères de NextInpact, il ne s’agit cependant que d’un dialogue ouvert avec les « principaux constructeurs » et rien n’indique qu’ils se plient volontairement à ce dialogue.

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