
Apple espĂ©rait Ă©chapper Ă ses obligations sur le Vieux Continent, mais il nâen sera rien. Alors que la firme avait demandĂ© Ă la Commission europĂ©enne un traitement dâexception pour ne pas avoir Ă ouvrir certaines de ses technologies Ă la concurrence, Bruxelles lui a offert une fin de non-recevoir, rĂ©vĂšle le mĂ©dia Contexte.
FĂąchĂ©e, lâentreprise a donc profitĂ© de la prĂ©sentation de ses iPhone 17 pour dire tout le mal quâelle pensait des nouvelles rĂ©gulations europĂ©ennes, note 01Net.
Apple rĂ©clame, l’UE s’oppose
Accusant les «âbureaucrates de Bruxellesâ» de menacer lâexpĂ©rience «âinnovante et magiqueâ» offerte par ses appareils, Apple sâinquiĂšte de devenir «âcomme les autresâ», sous entendu de ressembler un peu trop Ă Android. Dans un refrain dĂ©jĂ entendu de nombreuses fois, le responsable marketing dâApple explique que ces changements vont «âsaper lâinnovation, enfreindre notre propriĂ©tĂ© intellectuelle et porter atteinte Ă la vie privĂ©e et Ă la sĂ©curité⻠de ses utilisateurs et utilisatrices.
La raison de cette colĂšreâ? Lâobligation pour Apple dâoffrir un accĂšs aux notifications de lâiPhone aux montres connectĂ©es tierces, de laisser des concurrents Ă AirDrop et AirPlay sâĂ©panouir sur sa plateforme ou dâouvrir les mĂ©canismes de connexion Wi-Fi automatique Ă dâautres appareils. Sur les 9 obligations dâinteropĂ©rabilitĂ© dictĂ©e par le DMA, Apple avait requis une dĂ©rogation pour 5 d’entre elles. DĂ©rogation qui a donc Ă©tĂ© rejetĂ©e.
Selon lâUE, ces exemptions ne peuvent ĂȘtre demandĂ©es que pour «âdes situations exceptionnellesâ» oĂč lâimplĂ©mentation dâune telle fonctionnalitĂ© ne serait techniquement pas possible. Puisquâil ne sâagit ici que du manque de bonne volontĂ© dâApple, la Commission est restĂ©e droite dans ses bottes. Concernant la propriĂ©tĂ© intellectuelle, Bruxelles estime que les plaintes dâApple sont «âsans fondementsâ» et que la firme avait dĂ©jà «âlargement fait usageâ» de son droit dâĂȘtre entendue, explique Contexte.
Une rhétorique trumpiste ?
Si les passes dâarmes entre lâUE et Apple ne sont pas nouvelles, le constructeur sâĂ©tant depuis longtemps opposĂ© Ă toute tentative dâintervention dans son Ă©cosystĂšme, le ton semble ĂȘtre montĂ© dâun cran entre les deux parties avec Apple, empruntant presque un langage Trumpien pour dĂ©noncer lâinterventionnisme de lâUE dans ses affaires.
Pour aller plus loin
C’est confirmĂ© par l’UE, Apple enfreint la loi avec son App Store : quelle sanction possible ?
La tactique nâest probablement pas employĂ©e complĂštement au hasard dâailleurs, puisque le prĂ©sident Ă©tasunien a rĂ©cemment affirmĂ© quâil dĂ©fendrait les entreprises de la Silicon Valley face aux rĂšgles europĂ©ennes. AprĂšs lâĂ©trange dĂźner de Tim Cook Ă la Maison-Blanche, sans doute que le patron de la firme souhaite solliciter quelques renforts de la part de lâadministration amĂ©ricaine.
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