Depuis les fuites de l’iPhone 5C, Apple a lancé une équipe dédiée uniquement à éviter de futurs leaks. Cette équipe s’apparente presque à de l’espionnage, allant jusqu’à infiltrer des groupes pour remontrer la source. Cependant, les fuites importantes ne viendraient plus des usines asiatiques, mais à présent de Cupertino même.

Avec les nombreuses fuites d’iPhone il y a encore quelques années, dont celle de l’iPhone 5C qui avait prouvé l’existence du smartphone. Apple a décidé d’agir pour minimiser ce type de leaks. La marque a donc créé la New Product Security Team (NPST) ou « l’Équipe de Sécurité des Nouveaux Produits ». Le but : éviter les fuites et, si fuite il y a, trouver la source.

Malheureusement pour eux, il se pourrait que les nouveaux leakers ne viennent pas des usines en Asie, mais bel et bien des locaux de la firme à Cupertino…

iSpy, l’espion à la pomme

C’est le média The Information, relayé par The Verge, qui a sorti la nouvelle. Cette NPST a été formée juste après les fuites de l’iPhone 5C. Depuis leur création, ils ont empêché plusieurs fuites. Par exemple, quand un employé d’un fournisseur d’Apple a tenté de s’enfuir avec des pièces d’un futur smartphone en creusant un tunnel sous l’usine.

Évidemment, des fuites arriveront toujours, mais Apple veut les minimiser, au point de racheter au marché noir 180 châssis d’iPhone 6 qui avaient été dérobés.

La marque fait aussi dans l’infiltration puisque lorsqu’une entreprise formant les réparateurs de smartphones a mis la main sur des écrans d’iPhone X avant leur sortie et a commencé à les utiliser pour certaines formations, Apple a tout simplement demandé à un entrepreneur de s’infiltrer dans le cours pour découvrir la source des fuites.

Apple est par ailleurs contraint de se contenter de simples amendes de l’ordre du prix de la pièce volée et ne peut pas réclamer de droits sur la propriété intellectuelle à ceux qui font sortir ces pièces des usines. En effet, en amenant l’affaire devant les tribunaux, Apple serait obligé de se justifier en dévoilant au grand jour les pièces ainsi dérobées ainsi que certaines informations à tenir secrètes.

Une évolution des fuites

Au fil du temps, Apple a pu renforcer la sécurité auprès des usines avec des détecteurs de métaux à la sortie des usines pour les employés et les déchets, mais également en menaçant directement les entreprises d’amendes pouvant atteindre des dizaines de millions de dollars si une fuite provenait de telle ou telle usine.

Ainsi la firme à la pomme a pu baisser l’effectif de cette NPST et doit se concentrer sur de nouveaux leakers qui ne se trouvent pas dans les usines, mais à Cupertino. Cette fois-ci, ce ne sont plus les pièces sortant de l’usine qui permettent d’imaginer le design du smartphone, mais les fichiers CAD. Ce type de fichiers regroupent le design et les dimensions des appareils et sont envoyés par les employés d’Apple à Cupertino aux prestataires.

Les employés directs de la marque sont donc cette fois-ci des suspects numéro un dans ce genre d’affaires, car c’est en se basant sur ces fichiers CAD que les leakers comme OnLeaks vont créer leurs rendus des appareils. Ainsi, l’effectif de la NPST a été réduit pour créer une autre équipe qui se concentre sur ceux qui envoient ces informations confidentielles à ces « fuiteurs ».

Il est en tout cas trop tard pour empêcher les fuites sur l’iPhone XI, on verra l’efficacité d’Apple à traquer les leakers de fichiers CAD avec l’iPhone 2020.