BYD va lancer une nouvelle marque de voitures électriques et hybrides pour une raison bien précise

 
Après Denza, Yangwang et Fangchenbao, BYD va créer une nouvelle marque de voitures électriques. Le but ? Renforcer sa position du marché des taxis et VTC, sans influer sur les ventes et l’image de ses autres filiales.
Crédit : MIIT

Arrivé en Europe en 2023 seulement, BYD continue sur son excellente lancée. La firme chinoise a dépassé Tesla pour la toute première fois en 2025, devenant le leader mondial de la voiture électrique. Et ce n’est pas terminé pour le constructeur, qui affiche de grandes ambitions pour les prochaines années.

Une nouvelle marque va naître

En plus de vouloir installer pas moins de trois usines en Europe, le géant chinois veut désormais renforcer sa position dans le marché des VTC, très présents en Chine.

Pour cela, BYD semble avoir opté pour une étonnante stratégie : créer de toutes pièces une toute nouvelle marque destinée à cette activité. Cette dernière portera le nom de Linghui, comme le rapporte le site Car News China. Ce dernier relaie les informations dévoilées par le ministère chinois de l’Industrie, le MIIT.

Crédit : MIIT

Au total, pas moins de quatre modèles verront le jour sous cette marque. Ces derniers portent des noms inédits, mais ils sont tous basés sur des voitures déjà existantes au sein de la gamme BYD.

Prenons par exemple la future Linghui e9. Cette berlune de 5 mètres de long reprend la plateforme de la BYD Han EV, et elle se décline en deux versions 100 % électriques de 181 et 201 chevaux. Si cela n’a pas été précisée, elle devrait avoir le droit à une batterie Blade LFP (lithium – fer – phosphate) offrant une autonomie de 430 kilomètres.

Elle sera épaulée par la Linghui e7, qui prend la forme d’une berline surélevée mesurant 4,78 mètres de long. Large de 1,90 mètre pour 1,52 mètre de haut, elle affiche un empattement généreux de 2,82 mètres. Sous son capot, cette dernière se décline en deux versions, avec une puissance de 134 et 176 chevaux.

Une stratégie bien huilée

La jeune marque de BYD proposera aussi la Linghui e5, qui est quant à elle basée sur le Qin Plus EV, déjà commercialisé en Chine. Longue de 4,81 mètres, la voiture affiche un empattement de 2,72 mètres. Cette fois-ci, une seule version sera proposée, avec une motorisation électrique de 134 chevaux associée à une batterie LFP qui peut atteindre les 72 kWh. De quoi offrir une autonomie maximale de 610 kilomètres selon le cycle chinois CLTC. Ce qui donne environ 518 kilomètres avec l’homologation WLTP.

Enfin, le catalogue sera complété par le Linghui M9, qui est quant à lui basé sur le BYD Xia, un monospace totalement méconnu en Europe. Et comme le modèle originel, ce nouvel arrivant aura le droit à une motorisation hybride rechargeable. Cette dernière combine alors un moteur thermique 1,5 litre à un bloc électrique de 268 chevaux. Le M9 mesure pas moins de 5,20 mètres de long pour 1,97 mètre de large. Le tout avec un empattement de 3,05 mètres.

Crédit : MIIT

Mais pourquoi BYD a-t-il fait le choix de lancer de nouveaux modèles, basés sur des véhicules déjà existants ? Tout simplement car le constructeur veut séparer ses autos classiques de son offre à destination des VTC afin de préserver l’image du reste de sa gamme. Car en proposant des autos plus abordables pour les chauffeurs, les ventes de modèles plus premium de la marque pourraient chuter en étant associées à des voitures « basiques » pour VTC.


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