Batterie au sodium et solide : BYD contre-attaque avec 2 annonces spectaculaires face à CATL

 
BYD annonce une avancée spectaculaire dans le développement de batteries au sodium pour voitures électriques, capables d’encaisser jusqu’à 10 000 cycles de charge. Une performance bien évidemment très intéressante, à condition que le marché suive.
Batterie Blade // Source : BYD

Lors d’une réunion avec ses investisseurs qui a eu lieu à la fin du mois de janvier 2026, BYD a levé le voile sur ses progrès en matière de batteries sodium, une technologie dont le constructeur parle peu habituellement.

Et les chiffres annoncés et rapportés par le média CnEVPost.com ont de quoi impressionner : 10 000 cycles de charge-décharge, soit le triple des batteries lithium-fer-phosphate (LFP) actuellement utilisées dans ses voitures électriques. Pour mettre les choses en perspective, cela représente une durée de vie comparable aux batteries de stockage stationnaire, mais dans un format potentiellement destiné à l’automobile.

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Autrement dit, sur l’ensemble du cycle de vie de la batterie, les clients n’auront, potentiellement, jamais à s’inquiéter de l’état de santé de la batterie de leur voiture électrique.

Le deuxième fabricant mondial de batteries affirme avoir résolu les problèmes intrinsèques à ce type de technologie et les problématiques liées aux hautes températures grâce à des systèmes poly-anioniques hautement stables.

Reste que le constructeur reste évasif sur la production de masse : tout dépendra « de la demande du marché et des clients », précise l’entreprise.

CATL a pris de l’avance

BYD arrive toutefois après la bataille. Du moins la bataille médiatique. Son rival CATL, leader mondial du secteur, avait déjà frappé un grand coup en juillet 2021 en présentant sa première génération de batteries au sodium.

Et surtout, CATL ne se contente pas d’annonces : la semaine dernière, le groupe a dévoilé avec la firme chinoise Changan un véhicule équipé de cette technologie, prévu pour mi-2026. Les batteries Naxtra de CATL affichent une densité énergétique de 175 Wh/kg, rivalisant avec les batteries LFP classiques.

Batterie CATL Naxtra // Source : CATL

Cette longueur d’avance pose d’ailleurs question dans le sens où BYD en est déjà à sa troisième génération de plateforme technologique pour la technologie autour du sodium, mais sans calendrier de production concret.

Dans l’industrie automobile, développer une technologie est une chose, la produire à grande échelle en est une autre. Et pour l’instant, c’est CATL qui semble tenir la corde commerciale avec son partenariat exclusif auprès de toutes les marques du groupe Changan (Avatr, Deepal et Changan).

Le pari du solide sulfuré

Au-delà du sodium, BYD multiplie les solutions technologiques. Le constructeur explore également les batteries à électrolyte solide, avec un accent particulier sur la filière sulfure. Selon l’entreprise, cette approche promet des percées en matière d’autonomie et de recharge ultra-rapide. BYD réaffirme son objectif d’une production à petite échelle pour 2027.

La batterie Blade de BYD // Source : BYD

Trois routes technologiques se disputent l’avenir du solide : oxyde, polymère et sulfure. BYD mise sur ce dernier, réputé pour ses performances mais aussi pour sa complexité de fabrication. Toutefois, entre annonces prometteuses et calendriers flous, BYD et tous les fabricants de batteries asiatiques semblent jouer la carte de l’omnipotence technologique.

Mais dans la course à la batterie du futur, c’est la capacité à industrialiser rapidement qui fera la différence. Et qui possède cette capacité pour le moment ? Les fabricants chinois, encore bien seuls au monde pour le moment dans cet univers.


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