Pourquoi BYD veut envahir l’Europe avec des voitures hybrides et pas forcément électriques

 
Déjà leader de la voiture électrique dans le monde, BYD s’intéresse désormais très fortement au segment des hybrides en Europe. Et cela n’est pas innocent.
Source : BYD

On ne présente désormais plus BYD, qui domine aujourd’hui le marché mondial de la voiture électrique. Le géant chinois a détrôné Tesla, et veut désormais concentrer une partie de ses efforts sur l’Europe. Il faut dire que notre marché est particulièrement intéressant pour la marque, qui a vu ses ventes grimper de 275 % chez nous en 2025. Mais si l’accent est mis sur les autos électriques, elle veut désormais aussi miser sur une autre motorisation.

Il s’agit de l’hybride rechargeable, un segment sur lequel la firme de Shenzhen est déjà bien présente. Sur le Vieux Continent, elle commercialise déjà son Seal U DM-i, qui rencontre d’ailleurs un grand succès. En 2025, le SUV PHEV avait dépassé les ventes du Volkswagen Tiguan, avec un écart de 2 363 exemplaires entre janvier et novembre. Il était alors le modèle hybride rechargeable le plus immatriculé en Europe. En parallèle, BYD a aussi lancé son petit Atto 2 DM-i en fin d’année dernière.

BYD Seal U // Source : Marie Lizak pour Frandroid

Mais alors, pourquoi la firme chinoise s’intéresse t-elle désormais aussi fortement à cette motorisation ? Et bien plusieurs raisons expliquent cette stratégie, comme l’indique le site Automotive News.

D’abord, il faut savoir que si la vente de PHEV devait être interdite en Europe dès 2035, ce ne sera finalement plus le cas. Ce qui ouvre une porte à BYD, qui compte bien en profiter. Car le principal atout de cette alternative, c’est qu’elle n’est pas soumise aux droits de douane chez nous, contrairement aux autos électriques.

Un créneau à prendre rapidement

Pour rappel, les autos zéro-émission (à l’échappement) de BYD sont concernés par une taxe de 27 % imposée par Bruxelles. Si elle prépare la production en Europe de plusieurs modèles, il ne faut pas oublier que les coûts sont plus élevés. Or, avec les PHEV, le constructeur peut donc continuer de les fabriquer en Chine. Ce qui lui revient nettement moins cher. De plus, le géant chinois va profiter du retrait de deux poids lourds de ce segment. Il s’agit de Jeep et Renault, qui ont décidé de changer de stratégie.

Le premier a stoppé la production de son Renegade PHEV, qui représentait à lui seul 88 % des ventes d’hybrides rechargeables compacts en Europe. En parallèle, la marque au losange a mis fin à la carrière de son Captur PHEV en 2023, tandis que son cousin, le Mitsubishi ASX PHEV a aussi été arrêté. Certes, seulement 18 exemplaires du BYD Atto 2 DM-i ont été vendus en Europe en 2025. Mais son lancement n’était intervenu que quelques semaines plus tôt.

Et nul doute que le succès devrait être au rendez-vous pour le petit SUV, que nous avions pu essayer. Ce dernier, qui n’est soumis qu’à 10 % de droits de douane est affiché en France à partir de 25 990 euros.

Pour mémoire, ce dernier offre une autonomie électrique capable d’atteindre les 90 kilomètres selon le cycle WLTP. Il se décline en deux versions et peut parcourir jusqu’à 1 000 kilomètres d’une traite. Le tout avec une puissance comprise entre 166 et 212 chevaux.


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