
Depuis son arrivée en Europe en 2023, BYD inonde le marché avec ses voitures électriques, mais pas seulement. La firme chinoise propose en effet une gamme très vaste, qui va de la petite Dolphin Surf à la grande Seal U. Sans oublier la révélation récente de la nouvelle Dolphin G PHEV ainsi que de la probable arrivée chez nous du Great Tang. Cependant, vous le savez très probablement, l’Europe a mis son grain de sel, et surtout a mis en place des droits de douane sur les voitures électriques chinoises.
Le géant de Shenzhen a pris la décision de construire une usine en Hongrie, afin de produire ses autos sur place. Et alors que les chaînes d’assemblage vont bientôt démarrer, le constructeur prépare déjà son 2ᵉ site. Or, contrairement à ce qui avait été prévu au départ, BYD veut finalement utiliser un bâtiment déjà existant. Ce qui permet de réduire le temps des travaux mais aussi les investissements. Le tout tandis que Bruxelles serre encore la vis, laissant peu de temps aux marques.

Et voilà qu’après des mois de spéculation, le numéro 2 mondial de la voiture électrique serait prêt à prendre une décision sur la localisation de cette usine. Certes, l’Espagne est évoquée depuis longtemps, mais sans avoir encore été confirmée.
Comme le rapporte Automotive News, Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD pour l’Europe, indique qu’il « faut prendre cette décision très prochainement » ; des propos tenus lors de la conférence Reuters Automotive Europe, à Francfort, en marge des discussions sur les futures règles européennes « Made in Europe » qui poussent les constructeurs à produire localement. Et fait surprenant, on apprend que la France serait également candidate pour accueillir la production du constructeur chinois.
« Nous sommes sur la bonne voie »
Alfredo Altavilla va plus loin. Il rappelle notamment que « cette semaine, nous avons deux équipes qui prospectent dans différentes juridictions, donc nous sommes sur la bonne voie ». L’Espagne et la France seraient donc toutes deux candidates à des investissements de type « brownfield ». Ce dernier implique tout simplement le rachat d’un site déjà existant. En parallèle, BYD a mis en pause son projet d’usine en Turquie pour le moment, afin de se concentrer sur l’Europe.
Le but serait de s’imposer massivement et durablement sur ce territoire. Et ce alors que les ventes de la firme ont grimpé de 144 % sur le continent sur les cinq derniers mois, pour atteindre 134 306 véhicules. Altavilla rappelle d’ailleurs que « combattre cette invasion est totalement inutile », en réponse aux mesures mises en place par Bruxelles. Mais à vrai dire, BYD n’est pas la seule marque à lorgner sur une usine déjà construite, bien au contraire.

En effet, c’est aussi le cas de nombreuses autres entreprises chinoises, dont Leapmotor, qui va produire des autos à Madrid ainsi que sa nouvelle T03 restylée en Italie. Chery va quant à lui occuper l’une des chaînes de production de l’usine Nissan de Sunderland, en Angleterre. Quant à Dongfeng, il va utiliser le site Stellantis de Rennes pour y assembler certaines de ses voitures électriques. Le but ? Contourner les droits de douane, qui peuvent atteindre 45 % du prix du véhicule.
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